<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147</id><updated>2012-01-09T19:21:34.177-08:00</updated><category term='Lectures déconseillées'/><category term='conseils de lecture'/><category term='Féminisme'/><category term='Dieu'/><category term='Bonheur'/><category term='Meurtre'/><category term='Freud'/><title type='text'>Le sens de la vie</title><subtitle type='html'>Opinions, réflexions, informations.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>61</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-2201651027044243741</id><published>2010-05-10T13:31:00.000-07:00</published><updated>2010-05-10T13:31:38.780-07:00</updated><title type='text'>Crème écran, cancer de la peau, U.V. : les mensonges solaires</title><content type='html'>Bien sûr qu'une femme qui fait rôtir pendant vingt ans la peau sensible et fragile de ses seins au soleil de midi en pleine canicule méditerranéenne se met en danger...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le soleil, quand on le prend sur le visage, les bras et les mains, est-il dangereux ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est ce que les fabricants et vendeurs de crème écran et de lunettes noires seraient absolument ravis de nous faire croire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et vas-y que je cite et que je re-cite et que je récite des "études scientifiques" qui prouvent que...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui prouvent que quoi, au fait ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui prouvent que lorsqu'on attache un singe, qu'on lui maintient les paupières ouvertes de force pendant des jours, et qu'on braque sur lui, à quelques centimètres de ses yeux, une très puissante lampe à UV, cette torture finit par lui abîmer les rétines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les "études scientifiques" qui prouvent que les UV du soleil sont dangereux pour la santé et que nous devrions en protéger nos yeux sont de cet ordre. Ce sont de pures mises en scène. L'orchestration de séances de torture animale. La conclusion de l'étude était courue d'avance, prévue d'avance - ce qui n'est pas étonnant, quand on sait que les dites-études sont financées par les vendeurs de lunettes et de crème.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On interviewe des touristes se prélassant au soleil :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Est-ce que ce n'est pas un peu comme une drogue ?..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils répondent, bonne pâte : "Oui oui, le soleil est ma drogue, j'en ai besoin..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a aussi besoin de boire de l'eau tous les jours - est-ce que ça fait de l'eau l'équivalent de la vodka ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soleil est comme l'eau, les fruits et les légumes : une partie de la nature dont nous avons besoin pour vivre en bonne santé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et nous avons aussi besoin de sa lumière ultra-violette, dite "UV".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nos yeux en ont besoin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soleil n'abîme pas les yeux : il les soigne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Beaucoup de gens qui avaient des problèmes de vue les ont résolu en regardant longuement le soleil à l'aube et au crépuscule... cette technique a même un nom : le sungazing. Elle soigne beaucoup de maux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous croyez encore que le soleil est la cause de problèmes de vue et de problèmes de peau ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si c'est vraiment le cas, comment se fait-il que dans tant de pays beaucoup plus ensoleillés que la France, les gens ne portent pas de lunette noire et ne s'en portent pas plus mal ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le Maghreb, dans le désert, les habitants ne se protègent pas les yeux du soleil par des lunettes noires (sauf les jeunes occidentalisés, pour avoir l'air cool). Et là-bas, les personnes âgées ont nettement moins de problème de vue qu'ici. Bizarre, non ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'industrie lunette-crème voudrait bien nous convaincre que le soleil est notre ennemi... et qu'elle est notre amie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais c'est l'inverse qui est vrai : la lumière solaire est bénéfique pour la santé du corps, des yeux et de l'esprit (je parle du soleil qu'on prend sur le visage, les mains et les bras), tandis que l'industrie lunette-crème nous coupe de cette source de bienfaits. De plus, les crème écran sont cancérigènes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour tout savoir sur les mensonges et vérités solaires, lisez &lt;a href="http://astore.amazon.fr/canovi-21/detail/2716313377"&gt;cet excellent livre&lt;/a&gt; bourré d'informations renversantes introuvables ailleurs.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-2201651027044243741?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/2201651027044243741/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=2201651027044243741' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/2201651027044243741'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/2201651027044243741'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2010/05/creme-ecran-cancer-de-la-peau-uv-les.html' title='Crème écran, cancer de la peau, U.V. : les mensonges solaires'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-4430452642639878416</id><published>2010-05-05T13:38:00.000-07:00</published><updated>2010-05-05T13:38:50.238-07:00</updated><title type='text'>Eloge pas si paradoxal que ça de la naïveté</title><content type='html'>Si vous avez déjà été traité de "naïf" avec un sourire méprisant, vous savez comme ça peut être vexant. Cependant, même si ça a vaguement l'air d'une insulte, et même si dans la bouche de celui qui a prononcé ce mot ce n'était certes pas un compliment, "naïf" est un compliment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vérifiez dans un dictionnaire étymologique, et vous verrez que &lt;i&gt;naïf &lt;/i&gt;et &lt;i&gt;naïveté &lt;/i&gt;viennent de "nativus" qui vent dire "inné, naturel, authentique".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand on vous traite de naïf, on vous décerne une couronne - celle de l'authenticité. Vous, au moins, vous ne jouez pas un rôle... Vous n'avez pas de masque, vous ne faites pas semblant. Vous êtes vrai.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-4430452642639878416?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/4430452642639878416/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=4430452642639878416' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/4430452642639878416'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/4430452642639878416'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2010/05/eloge-pas-si-paradoxal-que-ca-de-la.html' title='Eloge pas si paradoxal que ça de la naïveté'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-4895789357388265666</id><published>2010-05-04T11:19:00.000-07:00</published><updated>2010-05-04T12:49:28.878-07:00</updated><title type='text'>Un coeur vivant</title><content type='html'>Qu'est-ce qui réchauffe un cœur gelé ?&lt;br /&gt;Qu'est-ce qui permet de s'ouvrir à la tendresse, à la bonté, quand on y était fermé ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La gratitude d'une part ; un sentiment bouleversant qui peut transformer la plus épaisse, la plus imperméable des carapaces en épiderme sensible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et, peut-être, la volonté... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour aimer, il faut le vouloir. C'est comme pour tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais comme ici est le lieu des considérations libres et naïves, je ne peux pas en rester là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'est-ce qu'un cœur vivant ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un cœur sensible à d'autres souffrances que la sienne, peut-être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou un cœur qui cherche à adoucir ce qui est amer, à aider un autre cœur à obtenir ce qu'il désire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toute une rééducation, quand on a été élevé dans le "NON". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu veux ceci ?... Alors, tu ne l'auras pas.&lt;br /&gt;- Tu as envie de cela ?... Alors, ce n'est pas bon pour toi. Prends &lt;i&gt;ceci&lt;/i&gt; à la place.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rares sont les gens qui cherchent à aider les autres à obtenir ce qu'ils désirent. Rares sont les gens qui veulent sincèrement simplifier et faciliter la vie des autres. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est ça, un cœur vivant : un cœur assez sensible à son propre histoire pour compatir à celle des autres. Un coeur assez ouvert pour vouloir donner le meilleur.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-4895789357388265666?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/4895789357388265666/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=4895789357388265666' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/4895789357388265666'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/4895789357388265666'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2010/05/un-coeur-vivant.html' title='Un coeur vivant'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-5814185844469020043</id><published>2010-05-04T02:34:00.000-07:00</published><updated>2010-05-04T02:37:36.753-07:00</updated><title type='text'>Une oeuvre peut-elle se révéler plus grande que celui qui l'a conçue ?</title><content type='html'>C'est la thèse avancée par les pro-Freud pour le justifier, quand ils cherchent à minimiser la portée de &lt;a href="http://astore.amazon.fr/canovi-21/detail/2246769310"&gt;Crépuscule d'une idole, l'affabulation freudienne&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Tout à son entreprise de démolition, le maître de l'Université populaire  de Caen ne peut concevoir que l'œuvre du médecin viennois ait pu se  révéler plus grande que l'homme qui l'a conçue... Sinon, pourquoi  aurait-elle reçu un tel accueil?" &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ici, deux idées :&lt;br /&gt;(1) L'œuvre de Freud est plus grande que lui ;&lt;br /&gt;(2) c'est pour ça qu'elle a eu un tel succès.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'argument par la succès ne vaut rien... &lt;i&gt;Mein Kampf &lt;/i&gt;a eu un succès phénoménal aussi. Une oeuvre peut avoir du succès non parce qu'elle est grande, mais parce qu'elle matérialise, à un moment donné, les préoccupations, l'idéologie et les vices d'une population. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le succès de Freud ne dit rien, ou pas grand chose, sur la valeur de ses idées, mais dit beaucoup sur notre civilisation déviée, pervertie, où les tueurs en série (ceux qui sont identifiés comme tels, et les autres) deviennent des stars, civilisation qui prend son nez pour ses fesses et marche sur la tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors maintenant parlons de l'argument "l'œuvre-plus-grande-que-l'homme".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce qu'un arbre produit des fruits plus grands que lui ?&lt;br /&gt;Est-ce qu'une souris accouche d'une baleine ou d'une montagne ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aux dernières nouvelles, non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Séparer l'œuvre de l'homme, c'est ramer contre le bon sens et la logique. Ce genre d'affirmation vaseuse ne peut avoir qu'un effet quand on y croit : nous priver de notre raison. On veut nous rendre crétin et on y travaille. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une grande œuvre, un grand livre, ne s'écrit pas par hasard. Aucun singe ne tapera "Guerre et Paix" sur une machine à écrire. Chacun crée selon sa mesure, chacun agit selon ses capacités. C'est très facile à comprendre, mais à une époque qui célèbre les docteur Petiot, les Landru et les Freud, c'est devenu difficile à comprendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On préfère ne rien comprendre que de regarder en face la triste réalité - et pourtant il n'y a qu'elle qui libère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Revenons aux bases :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A/Une œuvre est toujours proportionnée à celui qui l'a conçue ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;B/Freud était un menteur cruel et malfaisant - plus précisément, un tueur ; plus précisément encore, un tueur en série ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C/l'œuvre de Freud reflète toutes les "qualités" de son auteur, et y croire, c'est prendre soi-même la mauvaise route, celle des tueurs en série.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-5814185844469020043?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/5814185844469020043/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=5814185844469020043' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/5814185844469020043'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/5814185844469020043'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2010/05/une-oeuvre-peut-elle-se-reveler-plus.html' title='Une oeuvre peut-elle se révéler plus grande que celui qui l&apos;a conçue ?'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-917566208676794442</id><published>2010-04-30T04:02:00.000-07:00</published><updated>2010-04-30T08:38:22.889-07:00</updated><title type='text'>Apprendre à tuer avec la psychanalyse (2) : le jargon psychopathe</title><content type='html'>Le jargon de la psychanalyse est un jargon de psychopathe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Faire son deuil&lt;/i&gt; &lt;/b&gt;est une expression psychanalytique qu'on utilise sans en comprendre véritablement le sens.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Faire  son deuil&lt;/i&gt; a été formé à partir de l'expression &lt;i&gt;être en deuil&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;Être  en deuil&lt;/i&gt; a un sens clair : l'expression signifie "avoir perdu un membre de  sa famille" (et donc, être triste suite à cette perte). La psychanalyse remplace "être" par "faire", un verbe d'action. Au sens littéral, &lt;i&gt;faire son deuil &lt;/i&gt;signifie donc "agir de façon à, se débrouiller pour se retrouver en deuil". Ce qui, si on le traduit dans un langage explicite, signifie :  "tuer un membre de sa famille"... en toute simplicité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Objet &lt;/i&gt;&lt;/b&gt;est un mot innocent... quand on  l'applique à un objet.&lt;br /&gt;Mais dans le jargon de la psychanalyse, &lt;i&gt;objet &lt;/i&gt;s'applique presque toujours à une personne : le recours à ce mot réifie des êtres humains. Les tueurs en série considèrent les gens en général, et leurs victimes en particulier, comme des objets : la psychanalyse fait de même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Complexe d'œdipe&lt;/i&gt;&lt;/b&gt; signifie : "envie naturelle et normale de tuer son père et de coucher avec sa mère". Mais alors, en quoi est-ce un problème, un &lt;i&gt;complexe &lt;/i&gt;?... Le problème n'est pas d'avoir envie de tuer son père et de coucher avec sa mère, mais &lt;i&gt;de ne pas avoir conscience&lt;/i&gt; qu'on en a envie. Point de vue de psychopathe, pour qui l'inceste et le parricide sont normaux - et leur absence, problématique...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faudrait aussi analyser le terme &lt;b&gt;&lt;i&gt;déni&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A suivre..&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-917566208676794442?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/917566208676794442/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=917566208676794442' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/917566208676794442'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/917566208676794442'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2010/04/apprendre-tuer-avec-la-psychanalyse-2.html' title='Apprendre à tuer avec la psychanalyse (2) : le jargon psychopathe'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-7453323197610387407</id><published>2010-04-30T03:50:00.000-07:00</published><updated>2010-04-30T04:03:10.270-07:00</updated><title type='text'>La psychanalyse apprend à tuer (1) Si Freud était Dexter... et il l'était</title><content type='html'>Je constate avec plaisir que certains lecteurs ont trouvé ce blog, et l'autre, en faisait comme recherche sur Google : "Freud a violé ses filles" et "Freud a tué son père"... Comme quoi, la vérité refoulée déborde toujours, sous la forme d'un doute ou d'une question, dans l'esprit des personnes libres de préjugés !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre monde est schizophrène... beaucoup plus que les individus qui le composent (même si bien sûr, on ne peut complètement distinguer les deux).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'obsession des apparences a conduit progressivement à un dédain pour la vérité, qui bien souvent est invisible, et le reste. Mais la vérité n'est pas changée par son déni - le déni est un concept psychanalytique...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur amazon.fr, un commentateur a eu cette réflexion très pertinente : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Si Freud avait été Dexter la guérison par psychanalyse aurait exigé sans aucun doute de nous que nous nous transformions en tueur en série."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il suffit d'enlever le "si", et nous avons là toute la vérité sur la psychanalyse.&lt;br /&gt;Rien de moins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Freud était Dexter ; la guérison par la psychanalyse exige de nous que nous nous transformions en tueur en série.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous ceux qui passent sur le divan ne deviennent pas Hannibal le Cannibale ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est vrai... mais c'est &lt;i&gt;malgré &lt;/i&gt;leur passage sur le divan.&lt;br /&gt;De même, tous ceux qui prennent anglais en première langue vivante à l'école, n'en sortent pas bilingues...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi personne ne s'en rend compte ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Enfin j'exagère : de plus en plus de monde s'en rend compte.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi ne comprend-on pas que lorsqu'un psychanalyste dit : "Il faut tuer le père" il dit exactement ce qu'il dit : "Il faut &lt;i&gt;tuer &lt;/i&gt;le père" ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi voit-on des symboles et des allégories là où il n'y en a pas ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le forum psychanalyse de doctissimo, un internaute qui fait une psychanalyse et qui lit Freud (circonstance aggravante) montre bien, par ses propos, qu'il est en train de se changer petit à petit, progressivement, en tueur. Il n'est pas encore passé à l'action, mais s'il continue dans sa route psychanalytique, il finira probablement par massacrer quelqu'un. Je vous donne des extraits de ses posts, c'est édifiant :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"La colère est une forme de désir de liberté, je pourrais tuer pour être libre même si au fond je ne veux pas l'être, je sais que la liberté est la solution."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"je suis nomade, je me fous de tout ça, même des autres qui ne sont que des objets dont je me sers comme une sangsue."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"j'ai des doigts de couteaux, des mains d'aciers qui pouraient tuer parfois, mais c'est moi qu'elles tuent. J'ai écrit un livre mais pas réussi à le publier du tout... tant pis. Parfois je me dis que être est suffisant et des fois je voudrais crier le bruit de ma vie sur une place, faire la révolution, devenir ultra, lancer une guerre civile, la force de l'âme est énorme, je crains que l'analyse ne révèle une puissance incendiaire mais créatrice aussi d'une puissance infinie. Un monstre sans dépendance."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"je veux juste dormir, hair les autres, et regarder la télé. je ne suis pas un héros, j'ai écrit mais personne n'a voulu l'éditer, dommage c'est bien écrit... je l'emporterai au diable, il en voudra, lui. je suis né pour pourrir ce monde, pour cracher dessus, l'enfer c'est moi."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Je crois parfois que je deviendrais bien un assassin afin de tuer ce qui m'empêche de vivre ! ça fait Amélie Nothomb ? qui sait si ça finira pas comme ça.&lt;br /&gt;Merci du soutien, mais j'ai perdu trop de temps, il est temps d'avancer, de tuer les adversaires, il est temps pour superman de rouler, mais le temps a abimé ma cape alors ça ne vaut plus le coup mais surtout je n'en ai pas la force de tuer les démons. En fait il n'y a pas de chemin. Je voudrais juste que vous ne suiviez pas le mien, il est mauvais ce chemin."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Si je grandis, comme je suis responsable de mon père, aux dires du psy ça me ferait le tuer ! Les morts sont des objets et ma relation avec les gens est souvent une relation exclusive d'objet: un objet est un désir unilatéral, l'objet est désiré , et ne peut choisir, c'est en fait un désir pervers en un sens. Je ne veux pas de relations bilatérales, ou j'ai à rendre en quelque sorte, de l'amour par exemple, pourtant j'ai envie d'aimer"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"On tue quand on choisit, on tue les autres qu'on ne choisit pas. Assumer est dur, je crois que je me complais dans du Nothomb, mais pas dans la réalité, car il faut sans cesse tuer les autres, ou soi."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Même quand je fais des photos chose que j'aime beaucoup, je vire le peuple de mon cadre comme pour détruire l'individu, et puis je n'aime pas les portraits je les fais pour souvenir sans rien ressentir..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans d'autres posts, il parle de Freud - Freud, plus Amélie Nothomb, plus une psychanalyse : mélange détonnant... Il vaudra mieux ne pas être dans les parages quand il explosera.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même s'il a l'air d'un cas à part, les propos de cet internaute sont d'une certaine manière exemplaires - exemplaires des effets de Freud sur ceux qui le prennent pour gourou. Comment un tueur en série pourrait-il former autre chose que des tueurs en série ?...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le plus bizarre (et en même temps, complètement logique) c'est que les autres internautes du forum psychanalyse ne réagissent pas à ces propos si révélateurs, si significatifs. Ils sont habitués au jargon de la psychanalyse, ce condensé de vocabulaire psychopathe.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-7453323197610387407?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/7453323197610387407/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=7453323197610387407' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/7453323197610387407'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/7453323197610387407'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2010/04/la-psychanalyse-apprend-tuer-si-freud.html' title='La psychanalyse apprend à tuer (1) Si Freud était Dexter... et il l&apos;était'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-6579725148256224152</id><published>2010-04-29T11:10:00.000-07:00</published><updated>2010-04-30T03:10:48.890-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Freud'/><title type='text'>Le crépuscule d'une idole, l'aube de la vérité (à propos de la biographie de Michel Onfray)</title><content type='html'>Comme j'ai déjà beaucoup écrit à propos de Freud et du &lt;a href="http://astore.amazon.fr/canovi-21/detail/2246769310"&gt;Crépuscule d'une idole, l'affabulation freudienne&lt;/a&gt;, sur &lt;a href="http://marre-de-la-vie.blogspot.com/"&gt;Marre de la vie&lt;/a&gt;, je change de blog. Je me sens toujours embarrassée quand je reste longtemps sur le même sujet - même si je suis convaincue que déboulonner Freud est une mission essentielle, je crains que mes lecteurs se lassent... Bref.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans une lettre datant 18 mai 1896, Freud a écrit :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"La vérité biographique est inaccessible. Si on y avait accès, on ne pourrait pas en faire état."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il avait raison en ce qui le concerne : sa vérité biographique est telle, qu'on ne peut pas en faire état... il le savait, bien sûr : il était mieux placé que quiconque pour le savoir...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le temps du silence et du mensonge (qui est du silence pollué) arrive à sa fin. Il est temps que l'idole freudienne, cette statue pétrie de nuit et de sang, tombe et se brise - une idole de perdue, c'est une vérité de gagnée...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La voie a été ouverte par plusieurs biographes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En français, par Jacques Bénesteau avec l'excellent &lt;a href="http://astore.amazon.fr/canovi-21/detail/2870098146"&gt;Mensonges freudiens&lt;/a&gt;... et maintenant avec Michel Onfray, dans le très bon &lt;a href="http://astore.amazon.fr/canovi-21/detail/2246769310"&gt;Crépuscule  d'une idole, l'affabulation freudienne.&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces deux livres sont complémentaires : Bénesteau fait un excellent travail d'historien ; Michel Onfray, un très bon travail de philosophe et de psychologue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour quelqu'un qui n'a jamais étudié la question Freud, j'imagine que lire un seul de ces livres doit laisser l'ombre d'un doute : Freud était-il vraiment méchant, incompétent et nuisible à ce point-là ?... Freud était-il vraiment ce sale type qu'on nous décrit ?...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme j'ai poussé les recherches assez loin, et même (j'en ai l'impression) plus loin que quiconque s'est exprimé sur le sujet en langue française, je vous donne la réponse :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;OUI.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Freud était vraiment ce sale type opportuniste, rancunier, cruel et menteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il était même beaucoup plus que cela, puisque selon le journaliste américain Eric Miller, qui a écrit un livre entier et très convaincant sur le sujet, et qui va en sortir bientôt deux autres sur le même thème, le docteur Sigmund Freud &lt;i&gt;était un tueur en série&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première de ces victimes (enfin, la première dont on soit sûr) est son propre demi-frère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier d'une longue série...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme tant d'autres tueurs en série, Freud accumulait les perversions. Inceste, bisexualité (on peut considérer que ce n'est pas une perversion, mais la manière dont Freud la vivait en fait une).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Freud était obsédé par le sexe, ça tout le monde le sait, mais aussi par :&lt;br /&gt;- le meurtre ;&lt;br /&gt;- les excréments ;&lt;br /&gt;- les mutilations ;&lt;br /&gt;- l'inceste (beaucoup plus que par le sexe en général) ;&lt;br /&gt;- le cannibalisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Michel Onfray explique très bien sa passion pour les antiquités égyptiennes : Freud savait que les pharaons de l'ancienne Égypte épousaient leur sœurs. Il se reconnaissait en eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Freud possédait des momies et d'après Eric Miller, qui ne l'affirme pas mais qui rassemble différents faits et témoignages qui le suggèrent, il y aurait peut-être parmi ces momies... des momies récentes, fruits ratatinés de meurtres commis par Freud.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout cela paraît complètement fantastique, n'est-ce pas ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais si vous avez lu Freud, vous conviendrez que l'ambiance de ses écrits est assez glauque... Très très glauque, même. On a trop tendance à dissocier l'homme de l'œuvre. Voici par exemple comment un journaliste pro-psychanalyse cherche à disqualifier &lt;a href="http://astore.amazon.fr/canovi-21/detail/2246769310"&gt;Crépuscule  d'une idole&lt;/a&gt; :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Oui, le petit médecin viennois, issu d'une famille modeste de la petite bourgeoisie juive, rêve de reconnaissance sociale. Ça ne le rend ni original ni sympathique, mais quel est le rapport avec l'importance de son œuvre ? [...] Freud l'homme n'est qu'un petit médecin viennois, bourré de symptômes de petit-bourgeois, travaillé par sa judéité, sa sexualité, son ego. Enfin comme tout le monde quoi. C'est son apport radical qui compte, pas lui. La haine de Freud est comme son adulation, ridicule."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A lire ce journaliste, Freud n'a rien de commun avec son œuvre... Freud serait un médiocre, tandis que son œuvre serait géniale. Croit-il que Freud pensait avec un autre cerveau que le sien ? Nous ne pouvons pas faire mieux que ce que nous sommes, et nos mots ne peuvent pas s'élever plus haut que nous ne nous élevons nous-mêmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si Freud était un médiocre petit-bourgeois... alors son œuvre est médiocre comme lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais Freud n'était pas un médiocre petit-bourgeois. Il était un grand tueur en série. Et son œuvre est malsaine, perverse et sanguinaire... comme lui.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-6579725148256224152?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/6579725148256224152/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=6579725148256224152' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/6579725148256224152'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/6579725148256224152'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2010/04/le-crepuscule-dune-idole-laube-de-la.html' title='Le crépuscule d&apos;une idole, l&apos;aube de la vérité (à propos de la biographie de Michel Onfray)'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-3526746858526351469</id><published>2010-04-29T00:57:00.000-07:00</published><updated>2010-04-29T00:57:23.664-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Meurtre'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Freud'/><title type='text'>L'incitation au meurtre : le plus grand tabou de notre société ?</title><content type='html'>C'est une question que je me pose... est-ce que l'incitation au meurtre ne serait pas le plus grand tabou de notre société ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si c'est le cas, pourquoi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Y aurait-il, dans la conscience collective, une forme de complicité malsaine - complicité qui se manifeste par un silence profond sur ce sujet-là ?... A ce niveau-là, est-ce que nous ne serions pas tous impliqués d'une manière ou d'une autre sans le savoir ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Questions que je me pose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce que vous entendez parfois parler du rôle incitatif joué par les films et téléfilms violents dans les meurtres qui ont lieu dans la réalité ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi, jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est pourtant une GROSSE évidence. Est-ce parce que c'est tellement évident que personne n'en parle ? Mais ce n'est pas en se taisant qu'on résoudra le problème...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aux informations, on commente la recrudescence de violence en convoquant les experts, qui proposent d'innombrables causes mais jamais la plus évidente, la plus flagrante de toutes : la violence audio-visuelle, école à la violence réelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les enfants et les adultes apprennent par les yeux : on imite les comportements que l'on observe. On les imite naturellement, presque inévitablement. &lt;i&gt;Regarder des meurtres tous les jours à la télé, c'est s'entrainer à devenir un tueur&lt;/i&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous croyez que j'exagère ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est comme ça que l'être humain fonctionne... je n'y suis pour rien. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'il n'y a pas encore plus de meurtres (mais il y en aura), c'est que malgré tout la saine nature originelle freine cet apprentissage du meurtre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et les politiques de s'interroger : comment faire pour réduire la violence, promouvoir la sécurité ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La solution la plus évidente comme la plus efficace - supprimer ou du moins censurer la violence à l'écran - ne leur vient jamais à l'esprit. Pourquoi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les "créateurs" ont tous les droits... même celui d'inciter au viol et au meurtre. Et nous, bonnes pâtes ou bonnes poires, nous ne disons pas un mot ! Qu'ils soient "créatifs" tant qu'ils veulent, personne ne viendra opposer son veto...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bizarre, non ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre société aurait-elle un angle mort ?&lt;br /&gt;Un point aveugle ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ce point aveugle serait-il l'incitation au meurtre ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai constaté le même silence en ce qui concerne Freud - et peut-être que les deux silences sont liés, étroitement liés...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Freud a tué. Freud était un tueur en série.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On le sait depuis les années 80 - et pourtant, personne ne veut le savoir. Personne ne veut de ce scoop. Il y a deux longs livres sur le sujet - mais personne ne veut lire ces livres. Leur défaut ? Ils parlent d'un sujet dont on n'est pas sensé parler. Chut. Freud ne doit pas être considéré comme un tueur... même s'il en était un.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'ailleurs, toute la dimension violente, sanglante, meurtrière de sa théorie (le complexe d'œdipe ne parle pas QUE d'inceste, comme vous le savez) est taboue. Personne n'en parle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On dit parfois, et même souvent, que Freud est obsédé par la sexualité...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais on ne dit jamais qu'il est obsédé par le meurtre et la mutilation (complexe de castration), alors qu'il l'est tout autant que par le sexe. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi ce silence ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'est-ce qu'on ne veut pas voir, pas entendre, dans cette histoire ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce parce qu'à un obscur niveau, &lt;i&gt;Freud nous a convaincu que nous sommes, comme lui, des tueurs en puissance ? Et que le dénoncer lui, ce serait en quelque sorte nous dénoncer nous-mêmes ?&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois qu'il y a quelque chose de cet ordre-là même si je ne pourrais pas le prouver...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sais que j'ai du surmonter une vive résistance intérieure quand j'ai voulu écrire sur les meurtres de Freud.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les gens qui, actuellement, s'acharnent sur le dernier livre de Michel Onfray, &lt;a href="http://astore.amazon.fr/canovi-21?_encoding=UTF8&amp;amp;node=8"&gt;Le crépuscule d'une idole, l'affabulation freudienne&lt;/a&gt;, le font en évitant soigneusement de parler de ce qui est, pourtant, une part essentielle de sa thèse : que Freud avait des envies de tuer. Envie de tuer son père... puis toutes les figures paternelles... mais aussi ses fils.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et Michel Onfray n'a aucun mal à le prouver - Freud, tueur en série comme Jack l'Eventreur ou le docteur Petiot, avait le meurtre, l'envie de tuer, qui lui suintait par toutes les pores. On la retrouve dans son œuvre, sa correspondance, et bien sûr sa biographie (son demi-frère qui disparaît mystérieusement suite à une visite de Freud, par exemple. Le premier meurtre de Freud, celui qui l'a le plus marqué.) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les défenseurs de Freud ferment les yeux sur tout ce sang... Ils ne veulent même pas répondre sur ce point, ils préfèrent déplacer le débat sur le terrain plus confortable de la sexualité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et bien, je vous le dis : dire la vérité est une libération !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et dire la vérité interdite, taboue, est une libération encore plus grande...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-3526746858526351469?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/3526746858526351469/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=3526746858526351469' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/3526746858526351469'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/3526746858526351469'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2010/04/lincitation-au-meurtre-le-plus-grand.html' title='L&apos;incitation au meurtre : le plus grand tabou de notre société ?'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-2596875476723863642</id><published>2009-11-20T15:01:00.000-08:00</published><updated>2010-04-29T01:32:45.117-07:00</updated><title type='text'>Un site intéressant sur le N.O.M (Nouvel Ordre Mondial)</title><content type='html'>&lt;a href="http://novusordoseclorum.discutforum.com/forum.htm"&gt;C'est ici...&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-2596875476723863642?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/2596875476723863642/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=2596875476723863642' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/2596875476723863642'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/2596875476723863642'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2009/11/un-site-interessant-sur-le-nom-nouvel.html' title='Un site intéressant sur le N.O.M (Nouvel Ordre Mondial)'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-8409976465795820264</id><published>2009-11-15T07:03:00.000-08:00</published><updated>2009-11-15T07:04:10.083-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Pourquoi refuser le mot "Dieu" ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'a pas la peste.&lt;br /&gt;C'est un mot ; quelques lettres.&lt;br /&gt;De quoi avez-vous peur ? Qu'y a-t-il de caché dans ces quatre lettres de si terrifiant ?...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel monstre inconnu, quel (mauvais) souvenir d'enfance ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que vous évoque-t-il, ce mot ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, je sais...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Religion, guerre, violence, fanatisme : comme les perles d'un chapelet qui s'égrène inévitablement, l'une entraînant l'autre à sa suite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Conditionnement.&lt;br /&gt;Est-ce que Dieu vous a jamais fait du mal ? Est-ce que c'est lui qui vous humiliez au Collège ?... ou est-ce que c'était les caïds de la classe ? Est-ce que c'est lui qui vous a menti sur le Père Noël... est-ce que c'était vos parents ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Examinez votre vie ; vous verrez que "Dieu" est innocent de toutes vos souffrances. Alors pourquoi ce blocage ?&lt;br /&gt;Ce refus ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Savez-vous d'ailleurs ce que vous refusez ?...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parfois, on jette le couteau à éplucher avec les épluchures ; parfois, on jette le bébé avec l'eau du bain. Vérifiez, au moins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Regardez bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Réfléchissez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Regardez au dessus de votre tête... ce ciel si beau, si noir ; ces étoiles si brillantes qui dessinent des constellations élégantes, repères pour les navigateurs et les voyageurs... Cette parure étincelante, ces diamants semés dans le ciel : pour quels yeux brillent-ils ?...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si c'était pour les vôtres ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si ce beau spectacle a été mis en scène à votre intention, par qui ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Regardez vos mains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Regardez leur forme, leur couleur - ces mains, qui les a créées ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce vous ?&lt;br /&gt;Vos parents ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le hasard est-il capable de créer la plus haute technologie ? Un i-pod peut-il être fabriqué par le hasard ? Et croyez-vous vraiment que vos mains sont moins élaborées, moins sophistiquées, moins pensées qu'un i-pod ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je ne parle que de ce qu'on peut voir...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi aimer le mot "Diable" ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'a-t-il de si séduisant ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah oui : Diable, rébellion, intensité, vitesse, plaisir, alcool, sexe...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Conditionnement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand bien même vous lui prêteriez de jolies qualités (qu'il n'a pas), voudriez-vous lui confier vos économies ? Vous fieriez-vous à ses promesses et ses serments ?&lt;br /&gt;Vous seriez bien bête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Examinez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Réfléchissez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'y a qu'une vie ; et ceux qui ne réfléchissent pas seront perdants.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-8409976465795820264?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/8409976465795820264/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=8409976465795820264' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/8409976465795820264'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/8409976465795820264'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2009/11/pourquoi-refuser-le-mot-dieu-il-na-pas.html' title=''/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-2849503483718362218</id><published>2009-11-13T07:00:00.001-08:00</published><updated>2009-11-13T07:48:34.037-08:00</updated><title type='text'>Notre monde est pourri</title><content type='html'>Je ne dirais pas ça sur mon autre blog (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Marre de la vie ?&lt;/span&gt;), mais il faut bien que je le dise quelque part : notre monde est pourri.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'est pas pourri à l'extérieur, il est pourri du dedans. Et complètement. Je ne le dis pas avec un désespoir joyeux, avec un nihilisme jubilant, mais plutôt comme un constat très triste mais qui doit être fait. Parce que c'est vrai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je dis le "nôtre" mais je dois dis que je ne m'en sens ni propriétaire, ni solidaire... Cependant je ne nie pas y être reliée par de nombreux fils. Moins que la plupart des gens, pourtant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un mode de vie très calme et très retiré, et surtout une vie consacrée à la connaissance et à la réflexion, me permettent de le voir de loin. Vue panoramique qui n'a rien de réjouissant, même s'il est toujours plus agréable de comprendre que de ne pas comprendre...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous vivons dans un monde où le pire est certain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et le pire de ce pire, c'est qu'il n'est pas un accident, un dérapage - une "bavure" comme ils disent - mais la conséquence logique de tout le reste. On ne peut pas prétendre que le pire est là par hasard, ou que sa présence est dépourvue de sens. C'est le contraire : le pire est là parce que tout le reste le rend possible. Le pire est là parce que, compte tenu des circonstances, il &lt;span style="font-style: italic;"&gt;doit &lt;/span&gt;être là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans nos vices modernes, dans nos mensonges modernes, dans nos errements modernes, se trouve tout ce qu'il faut pour que, ailleurs (mais pas très loin), d'une manière cachée (mais pas si cachée que ça), des gens se permettent de faire des choses inimaginables sur d'autres gens, sur des innocents dont la seule faute, dont le seul crime est d'être né.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce qu'ils trouvent un intérêt sexuel, ésotérique, politique, financier. Tout ce qu'ils pourront y trouver. Parce que c'est bien pratique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et nous sommes tellement complices que nous ne pouvons même pas &lt;span style="font-style: italic;"&gt;voir &lt;/span&gt;ce qui se passe. Nous sommes si intrinsèquement, si essentiellement impliqués dans cette histoire que nous ne pouvons même pas la regarder. Oui, ce n'est pas seulement la difficulté de regarder l'horreur en face qui nous arrête, c'est plus gravement encore, l'impossibilité de regarder notre propre participation passive à cette horreur qui nous arrête, qui nous empêche d'ouvrir les yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore une fois je me retrouve à parler par énigmes... tournant autour d'un pot qui cette fois-ci, n'est pas plein de lumière et de bienfaits comme une corne d'abondance mais de sang, de sperme, de membres coupés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'ennemi rit de notre lâcheté. La mienne a pourtant ses limites. Mais je sais très bien que lorsqu'on veut s'adresser à la plupart des gens, il y a des sujets qu'on ne peut tout simplement &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pas&lt;/span&gt; aborder. Et je ne vois pas pourquoi je sacrifierais le bon sens à l'envie de dire. Je ne vois pas pourquoi je dirais, si c'est pour ne pas être écoutée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors je m'en approche sans les rejoindre, de ces sujets-là, comme un chien qui tire sur la laisse et aboie pour signaler à son maître la présence d'un gibier ou d'un rôdeur. Votre esprit sera de toute façon mis sur une piste, même si ce n'est pas précisément celle à laquelle je pense, ça en sera une autre plus proche de vous et de votre coeur, et donc, pour l'instant, plus importante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne peut faire un pas qu'à partir de sa position initiale. Aucun pas, même de géant, ne conduit à l'autre bout du monde. Je préfère vous parler où vous êtes, que vous embarquer pour une destination si lointaine que je vous perdrai à coup sûr en route ; je préfère vous parler où vous êtes que vous fassiez demi-tour : "De quoi elle parle ?... Je vais plutôt mettre les informations, ce qu'elle raconte me donne mal à la tête."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reviens à notre monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a fait de nous des choses parmi les choses. Choses inertes et irresponsables, poussées par des courants tellement plus grand que nous - que pourrions-nous faire ? Comment résister ? Et au nom de quoi ? Et dans quel but ?...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme on manque de réponse à toutes ces questions, on laisse courir. On &lt;span style="font-style: italic;"&gt;se &lt;/span&gt;laisse courir, on s'agite avec les marionnettes, on trépigne et on remue, pour avoir l'impression d'avancer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fausse impression.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis en train de lire "La France contre les robots" de Georges Bernanos. Livre écrit en 1944 mais qui parle de ce que devenait le monde à cette époque, de ce qu'il est devenu aujourd'hui. Car Bernanos avait vu juste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il dit :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La société de consommation dévore les hommes "un par un", elle les vide "un par un de leur moelle, de leur âme, de la substance spirituelle qui les faisait hommes."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il dit aussi :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Toutes les idées qu'on laisse aller toutes seules, avec leur natte sur le dos et un petit panier à la main comme le Chaperon Rouge, sont violées au premier coin de rue par n'importe quel slogan en uniforme. Car tous les slogans sont en uniforme, tous les slogans appartiennent à la police."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La différence, c'est qu'aujourd'hui les slogans se promènent en civil...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bernanos dit aussi, à propos des hommes de 1929 :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Ils souhaitaient en finir le plus tôt possible avec leur conscience, ils souhaitaient, au fond d'eux-mêmes, que l'Etat les débarrassât de ce reste de liberté, car ils n'osaient pas s'avouer qu'ils en étaient arrivés à la haïr. Ils haïssaient la liberté comme un homme hait la femme dont il n'est plus digne. Je veux dire qu'ils cherchaient des raisons de la haïr. Ils haïssaient ce qui leur restait de liberté, précisément parce qu'ils ne leur en restaient pas assez pour être des hommes libres, mais assez pour en porter le nom."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et l'humanité de 2009 ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle ne haît plus sa liberté, elle l'aime - mais à condition que cette liberté ne soit qu'un mot, ou une griserie, une ivresse sans conséquence. Elle ne la hait plus parce qu'elle a perdu ce dernier petit bout qui lui restait. Et maintenant, la seule chose qu'elle tienne, la seule chose à quoi elle tienne, c'est le mot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mot &lt;span style="font-style: italic;"&gt;liberté&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à son conscience, ça fait longtemps qu'elle s'est torché avec...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;à quoi ça sert, de toute façon ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne sommes nous pas des singes ratés, dit-elle ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne sommes nous pas de passage par le plus grand des hasards sur cette terre ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, l'important, c'est d'en PROFITER...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même à 90 ans, même quand le steack n'a plus goût de steack, même quand le corps lâche de tous les côtés, même lorsqu'il n'y aurait logiquement plus rien à faire que se préparer à la mort, en PROFITER...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jouir de ce reste d'existence, de cet ultime résidu...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Se gargariser voluptueusement de cette dernière goutte fadasse sans penser à rien...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;JOUIR, JOUIR, JOUIR...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà notre monde, et les prédictions pessimistes de Bernanos étaient peut-être en dessous du point où nous en sommes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pourrais terminer ainsi, sur une note de pessimisme, mais c'est contraire à mes principes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si vous ne voyez pas d'autre route que cette sinistre autoroute hédoniste et irresponsable,  inconsciente et avide, il y en d'autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour simplifier : il y en a une autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Liberté &lt;/span&gt;n'est pas qu'un mot. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Liberté &lt;/span&gt;n'est pas que l'ivresse que l'on ressent lorsqu'au sommet de la montagne russe, le vent siffle dans les cheveux et le wagon plonge "zioouup!", alors qu'on crie et on rie - c'est la fête, la fête foraine.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Liberté &lt;/span&gt;est tellement plus que ça. Tellement plus grande que ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si vous aviez goûté, ne serait-ce que du bout de la langue, à l'honneur de vivre, à l'honneur d'être libre, pour rien au monde vous ne voudriez y renoncer. Votre visage - même laid ou vieux - vous serez une consolation et un témoignage de bonne foi. Un réconfort en temps difficile. Et vos souvenirs, une source de courage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne vous découragez pas, ne renoncez pas, ne perdez pas pied dans la piscine de peinture jaune où ils pataugent en disant "Il n'y a rien à comprendre... Ne cherche pas à comprendre...", mais cherchez plutôt, du bout des pieds et du bout des doigts, quelque chose de solide, de plus solide que cette substance gluante et jaunâtre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cherchez la vérité.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-2849503483718362218?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/2849503483718362218/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=2849503483718362218' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/2849503483718362218'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/2849503483718362218'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2009/11/notre-monde-est-pourri.html' title='Notre monde est pourri'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-7626483011422336150</id><published>2008-01-16T10:39:00.000-08:00</published><updated>2008-01-16T10:47:49.546-08:00</updated><title type='text'>A propos de logique...</title><content type='html'>Pour percevoir toute la valeur, tout le prix de la logique, il suffit... d'un minimum de logique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un coupeur de bois s'épuise à couper son bois avec une hache émoussée : ne ferait-il pas mieux de s'arrêter cinq minutes pour l'affuter ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De même, ne serait-il pas sage de prendre une semaine ou deux pour perfectionner ses facultés intellectuelles ? Et la méthode la plus sûre, comme la plus classique et la mieux éprouvée, de les améliorer, c'est d'étudier la logique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autrement dit, de lire un livre consacré à ce sujet...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans toutes les circonstances de la vie, on pense.&lt;br /&gt;Nos émotions, nos décisions, nos paroles et nos actes... tout cela, vraiment tout cela, est le résultat de nos pensées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Améliorer notre logique, c'est améliorer nos pensées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Améliorer nos pensées, c'est améliorer nos émotions, nos décisions, nos paroles et nos actes... Intéressant, non ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsqu'on s'acharne sur les feuilles, on ne récolte rien de particulier - lorsqu'on touche aux racines, on améliore tout l'arbre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La plupart des gens se focalisent sur ce qui est visible - sur l'extérieur.&lt;br /&gt;Et ils se plaignent...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Je n'ai pas assez de... trop de... etc."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ces résultats visibles ne sont qu'une conséquence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne les change qu'en touchant à la cause.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etudier la logique, même un peu, c'est doper les racines.&lt;br /&gt;De même... étudier le développement personnel,  c'est soigner les racines.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-7626483011422336150?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/7626483011422336150/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=7626483011422336150' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/7626483011422336150'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/7626483011422336150'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2008/01/propos-de-logique.html' title='A propos de logique...'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-8670193601957086654</id><published>2007-05-08T23:29:00.000-07:00</published><updated>2007-05-08T23:41:10.887-07:00</updated><title type='text'>En réponse à un mail</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je fais miroiter quelque chose de beau sans le dévoiler...&lt;br /&gt;Je critique beaucoup le monde qui nous entoure sans proposer explicitement autre chose...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je ne dis rien de ma vie...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà, en résumé, ce qu'un lecteur attentif à remarquer après lecture de ce blog.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et il se demande, et me demande, si c'est délibéré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est délibéré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce "quelque chose de beau" que je fais miroiter sans le dévoiler existe, et bien réel - et explique mon passage de la mort à la vie, de la dépression à la paix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lecteur fronce alors les sourcils : "mais pourquoi elle ne le dit pas, son secret ?! Moi aussi je veux connaître la méthode pour être heureux !"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui - bien sûr.&lt;br /&gt;Mais cher lecteur es-tu prêt pour le bonheur ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Es-tu prêt à en payer le prix ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est peut-être plus cher que tu ne le crois, son prix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lecteur re-fronce les sourcils : "c'est à moi d'en juger !"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chacun son rôle. Certains montrent du doigt le soleil ; d'autres désignent la lune, qui ne fait que refléter le soleil.&lt;br /&gt;Moi j'ai choisi une lumière tamisée. Si elle peut donner soif de plus, faim de connaissance et de vérité, tant mieux.&lt;br /&gt;Si elle peut amener au point-limite où les révolutions intimes deviennent possibles, tant mieux.&lt;br /&gt;Si elle détourne seulement des errances les plus aberrantes, ce sera déjà beau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On arrive à la vérité, au bonheur, à la paix, par paliers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une marche après une marche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'offre aux gens la première marche, la plus facile à gravir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y en a d'autres, mais ce n'est pas moi qui la leur proposerai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A eux de réfléchir et de chercher.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-8670193601957086654?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/8670193601957086654/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=8670193601957086654' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/8670193601957086654'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/8670193601957086654'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2007/05/en-rponse-un-mail.html' title='En réponse à un mail'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-7276947522163736966</id><published>2007-01-12T02:21:00.000-08:00</published><updated>2007-01-12T02:22:01.793-08:00</updated><title type='text'>Pousser, déclic, confiance, normal, surdoué</title><content type='html'>&lt;p&gt;Autant de mots pièges où l'esprit s'englue... fausses pistes qui égarent complètement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pousser : comme si encourager son enfant à apprendre, c'était MAL - comme si éduquer, élever, enseigner, c'était MAL. Comme si le laisser végéter dans l'ignorance, c'était BIEN. ("Ne le poussez pas ! Il ne faut pas pousser les enfants ! etc." )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déclic : comme si apprendre à lire n'était pas un processus rationnel et explicable, mais une sorte de miracle, de "déclic" magique qui se produisait dans le crâne sous la forme d'un court-circuit incompréhensible, mystérieux... ("Il ne sait toujours pas lire ? Attendez le déclic !" )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Confiance : comme si l'Education Nationale était une Vache Sacrée à vénérer aveuglément. ("Il ne sait toujours pas lire ? Faites confiance ! Il faut faire confiance !..." ) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Normal : comme s'il suffisait d'être différent de la moyenne nationale pour être un monstre... comme si la majorité marchait toujours dans le bon sens, comme si la foule était sage, comme si elle avait toujours raison... Comme si être plus (intelligent), c'était être moins (normal)... ("Les surdoués ne sont pas normaux..." )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Normal est un mot piège qu'on devrait toujours éviter, car il crée une confusion entre ce qui est statistiquement la norme, et ce qui est naturel, sain, souhaitable. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La majorité peut sortir complètement de ce qui est "naturel, sain et souhaitable" pour s'enfoncer dans la névrose, l'obsession, la dépression, une forme de folie collective ; ce qui est statistiquement la norme n'est PAS toujours naturel, sain et souhaitable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est même souvent le contraire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un surdoué sort de ce qui est statistiquement la norme, mais il ne sort pas de ce qui est naturel, sain et souhaitable : ce qui fait d'un être humain un être humain, c'est sa raison. L'intelligence fait de nous des êtres humains à part entière, des êtres humains complets. Plus on se sert de son intelligence, et plus on est fidèle à la nature humaine, plus on est "normal" (au sens de "naturel" ).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est la foule abrutie et décérébrée, la majorité non-pensante, qui elle s'éloigne de la nature humaine pour descendre bien en dessous du niveau des animaux, qui eux restent fidèles à leur nature instinctuelle propre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Surdoué : comme si un potentiel inné ne pouvait pas être perdu, gaspillé, dilapidé, et finalement anéanti dans la fainéantise des neurones... Comme si tout était acquis, décidé dès la naissance dans un sens ou dans l'autre... comme si on ne pouvait pas abrutir ou éveiller un enfant ou un adulte, lui ouvrir les portes de l'Intelligence comme les lui fermer ! ("Pas besoin de travailler quand on est surdoué !" )&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-7276947522163736966?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/7276947522163736966/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=7276947522163736966' title='12 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/7276947522163736966'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/7276947522163736966'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2007/01/pousser-dclic-confiance-normal-surdou.html' title='Pousser, déclic, confiance, normal, surdoué'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>12</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-104185983691651555</id><published>2007-01-01T01:39:00.000-08:00</published><updated>2007-01-01T01:49:18.637-08:00</updated><title type='text'>La patience</title><content type='html'>La patience, c'est de ne pas céder à l'impatience.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et lorsque la dernière pièce du puzzle manque encore, de ne pas donner par dépit un coup de pied dans son ouvrage...&lt;br /&gt;De ne pas briser dans un moment de rage l'échaffaudage méticuleux que l'on a pris la peine d'organiser...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La patience, c'est de supporter quand ça va mal, et surtout,&lt;br /&gt;de ne jamais changer de direction quand on sait de science certaine que c'est la bonne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est pas parce que la tempête nous a fait dévier que nous devons changer d'objectif - le but n'est pas d'atteindre "n'importe quel point pas trop éloigné que je peux rejoindre sans trop d'effort", mais bien de rejoindre un point précis, à tant de longitude et tant de latitudes, défini sur un carte objective, indifférente aux larmes et aux exaspérations, une carte qui ne ment pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La patience, c'est de persévérer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'est-ce qui s'obtient avec la persévérance ?...&lt;br /&gt;Tout ce qui vaut la peine d'être obtenu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et qu'est-ce qui s'obtient sans la persévérance ?...&lt;br /&gt;Rien que le suicide, la drogue, l'alcool, la colère, l'ignorance, la paresse, la gloutonnerie, les rêves oiseux et les dépenses idiotes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La patience, c'est de ne pas lâcher prise sous prétexte que ça ne marche pas &lt;span style="font-style: italic;"&gt;tout de suite&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La patience, c'est de comprendre qu'il n'y a pas d'échec - si ce n'est le renoncement.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-104185983691651555?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/104185983691651555/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=104185983691651555' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/104185983691651555'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/104185983691651555'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2007/01/la-patience.html' title='La patience'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-5175758012045095673</id><published>2006-12-31T02:43:00.000-08:00</published><updated>2010-04-17T15:27:32.460-07:00</updated><title type='text'>Logique...</title><content type='html'>Qui connait &lt;a href="http://astore.amazon.fr/canovi-21?_encoding=UTF8&amp;amp;node=4"&gt;"Principes de logique" &lt;/a&gt;de Victor Thibaudeau ?&lt;br /&gt;A part ses étudiants, je veux  dire ?...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Personne. Et  on n'en entendra jamais parlé davantage, parce que &lt;span style="font-style: italic;"&gt;tout le monde &lt;/span&gt;n'a pas intérêt à ce que&lt;span style="font-style: italic;"&gt; tout le monde &lt;/span&gt;soit intelligent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Sois belle et tais toi/sois bête et vote, ou fais du foot..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Posez des Gestes Hautement Symboliques !&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Consommez nos rêves à très bas prix, qualité extra-fin !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Remuez-vous en cadence sur des pistes obscures, déchirées par des lumières artificielles !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dévalez des pistes noires, rouges ou vertes, couvertes de neige artificielle !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Si vous vous foulez la cheville, ça vous occupera, et si vous ne la foulez pas vous Consommerez !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Vous remuerez !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Car il faut remuer, bouger ! Acheter ! Se remuer pour acheter, et acheter pour se remuer ! L'un ne va pas sans l'autre...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trémoussez-vous !&lt;br /&gt;Secouez-vous !&lt;br /&gt;Dépensez pour vous trémousser, et trémoussez-vous pour dépenser vos calories excédentaires !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soyez comme un lièvre lobotomisé, qui ne saurait même plus qu'il y a une course à gagner, et qui sauterait en tous sens sans savoir pourquoi... Mais si, il le sait : il bondit parce qu'il FAUT bondir !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est ça le BIEN !&lt;br /&gt;Bougez, bougez, bougez !&lt;br /&gt;Le divertissement est essentiel !&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Le corps remue donc - et la tête, elle, posée sagement sur une étagère,  accumule les toiles d'araignées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Votre tête est fragile... ménagez-là.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ne remuez pas vos neurones en tous sens, on ne sait jamais où elles pourraient vous conduire... méfiez vous de vos questions : ne les touchez pas.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ne cherchez pas de réponse.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Restez mentalement tranquille.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Inerte.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Vous dites encore que 1 + 1 = 2 ?...  En êtes vous bien sur ?  Ne soyez pas trop affirmatif... Restez dans la zone que nous avons sécurisé pour vous : mentalement tout va bien, il ne s'y passe rien.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Que du relativisme mou et des énoncés juxtaposés comme ça, à la va comme je te pousse. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ecoutez le blabla qui endort...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Votre corps remue mais votre tête, elle, somnole...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Entre dans le sommeil paradoxal...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ne vous débattez pas, c'est pour votre bien : après cette opération, vous n'aurez plus jamais d'angoisse. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Non, ça ne fait pas mal : on ne vous extrait qu'un kist, une tumeur cancéreuse.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Un grose tumeur de matière grise qui occupe tout votre crâne... Vous comprenez l'urgence, n'est-ce pas ?... Si vous aviez attendu davantage pour vous faire soigner, ça en était fait de vous...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà, ça y est...&lt;br /&gt;Vous êtes guéri, vous êtes libéré : on vous a enlevé votre &lt;/span&gt;logique&lt;span style="font-style: italic;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lisez&amp;nbsp; &lt;a href="http://astore.amazon.fr/canovi-21?_encoding=UTF8&amp;amp;node=4"&gt;"Principes  de logique".&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-5175758012045095673?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/5175758012045095673/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=5175758012045095673' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/5175758012045095673'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/5175758012045095673'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2006/12/logique.html' title='Logique...'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-3120958648974559917</id><published>2006-12-31T02:35:00.000-08:00</published><updated>2006-12-31T02:39:34.740-08:00</updated><title type='text'>Un long et court voyage</title><content type='html'>Comme ce tramway qu'on attend avec impatience : son phare, dans le brouillard de décembre, se rapproche si lentement... mais lorsqu'il passe devant nous, c'est à tout à l'allure... Question de perspective.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vie est un long et court voyage.&lt;br /&gt;Long d'ennui(s), mais au final, si court.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'heure de la mort arrivera bien avant qu'on s'y soit préparé... (Encore une minute, monsieur le bourreau !)&lt;br /&gt;L'heure de la mort arrivera très vite, trop vite peut-être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant les passagers s'ennuient sur les banquettes, sans comprendre que ce trajet est une chance unique, une opportunité qui à la différence des opportunités commerciales, ne sera réellement suivie par aucune autre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-3120958648974559917?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/3120958648974559917/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=3120958648974559917' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/3120958648974559917'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/3120958648974559917'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2006/12/un-long-et-court-voyage.html' title='Un long et court voyage'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-3090562398926241064</id><published>2006-12-04T10:52:00.000-08:00</published><updated>2006-12-04T10:55:22.461-08:00</updated><title type='text'>Complot</title><content type='html'>Selon un auteur, "même les paranoïaques ont de vrais ennemis".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant, il est de nos jours de bon ton de se rire de ceux qui pensent qu'il pourrait y avoir, ou qu'il y aurait effectivement, un complot de méchants. On juge cette croyance si erronée, qu'on y voit le signe d'une pathologie mentale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faudrait être paranoïaque, et complètement déconnecté du réel pour s'imaginer ne serait-ce qu'un seul instant qu'un complot serait possible...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et, suite à une campagne bien organisée, "complot" lui-même s'est chargé de connotations dérisoires, comme si un "complot" était quelque chose d'aussi fantasmatique que le Dahu ou le Yéti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dorénavant, le mot &lt;em&gt;complot&lt;/em&gt; suscite le sourire, un sentiment de supériorité amusé. En effet le mot fait penser à ceux qui croient que les complots sont possibles, et ceux qui croient que les complots sont possibles suscitent eux-mêmes un mépris amusé : faut-il être bête pour s'imaginer de telles billevesées...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour savoir ce qu'il en est vraiment, revenons au dictionnaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Complot : "Dessein secret, concerté entre plusieurs personnes, avec l'intention de nuire à l'autorité d'un personnage public ou d'une institution, éventuellement d'attenter à sa vie ou à sa sûreté."&lt;br /&gt;ou :&lt;br /&gt;"Résolution concertée secrètement et pour un but le plus souvent coupable."&lt;br /&gt;ou :&lt;br /&gt;"Entreprise formée secrètement entre deux ou plusieurs personnes contre la sûreté de l'État ou contre quelqu'un."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En résumé, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;comploter &lt;/span&gt;c'est se mettre à plusieurs pour organiser secrètement une action contre quelque chose ou quelqu'un.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'est-ce qui dans cette définition est illogique, incohérent, absurde et donc... comique ?...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce le fait de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;se mettre à plusieurs&lt;/span&gt; pour nuire ?...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la notion très officiellement juridique "d'association de malfaiteurs" ne fait rire personne...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce le fait d'organiser &lt;em&gt;secrètement&lt;/em&gt; une action contre quelque chose ou quelqu'un ?...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être. De nos jours, il parait vraiment invraisemblable et donc ridicule que des gens qui veulent nuire, n'aille pas le raconter dans les journaux. On pense&lt;br /&gt;que les méchants sont tous des imbéciles incapables de se taire, incapables de garder un plan secret pour le faire réussir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui est le plus stupide, dans l'histoire ?...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-3090562398926241064?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/3090562398926241064/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=3090562398926241064' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/3090562398926241064'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/3090562398926241064'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2006/12/selon-un-auteur-mme-les-paranoaques-ont.html' title='Complot'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-7848903995775837555</id><published>2006-12-04T10:49:00.000-08:00</published><updated>2006-12-04T10:50:11.916-08:00</updated><title type='text'>[désapprobateur] : "Tu vois le mal partout..."</title><content type='html'>Ce reproche demande à être expliqué. Il ne signifie pas que le mal est localisé seulement dans certains coins bien précis, mais plutôt que les personnes qui le voient là où il est, sont un peu fatiguantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En cherchant bien, on trouve effectivement le mal à peu près partout (ce qui explique que le monde actuel soit un tel cauchemar).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Exemple tiré d'un journal gratuit. La photo représente un beau jeune homme vêtu de noir, au visage serein, impassible. Il tient de la main gauche, par le pied, un bébé. Et de l'autre, une épée laser comme dans Star Wars. Impossible d'interpréter l'image autrement qu'ainsi : le beau jeune homme impassible va trancher la tête du poupon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'article explique : il s'agit d'une oeuvre d'art, l'artiste s'est pris lui-même en photo... et le bébé n'est qu'une poupée - tiens, oui, c'est vrai : ce n'est qu'une poupée très réaliste. L'artiste ferait ainsi d'une manière "provocante" l'éloge de la société de consommation...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au delà de l'incohérence du propos (quel rapport entre trucider un bébé et la société de consommation ?... mais peut-être qu'au fond, il y a bien un rapport, malheureusement...), cet article et surtout sa photo font passer un message.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et oui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ce message, c'est tout simplement celui-ci : tuer un bébé, c'est cool, c'est jeune, c'est branché, c'est provocant, c'est artistique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Non... tu exagères... tu vois le mal partout."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'accord. Donc, il ne s'agit que d'une oeuvre d'art. Du second degré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Ah, le second degré... quelle magnifique invention ! un masque lisse, l'une des stratégies de pointe du Mal post-moderne. Par l'excuse en béton du "second degré", l'immonde a droit de cité, et les incitations aux meurtre se font respectables, honorables. &lt;em&gt;Scream, C'est arrivé près de chez vous&lt;/em&gt;... Soupoudrez d'humour les messages les plus pervers, les plus violents, les plus vicieux, et vous aurez du "second degré". Rien de plus cool.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, nous vivons dans le monde de Candy, où tout le monde est très gentil.&lt;br /&gt;Et le mal n'existe pas.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-7848903995775837555?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/7848903995775837555/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=7848903995775837555' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/7848903995775837555'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/7848903995775837555'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2006/12/dsapprobateur-tu-vois-le-mal-partout.html' title='[désapprobateur] : &quot;Tu vois le mal partout...&quot;'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-4931344975737910505</id><published>2006-12-03T14:27:00.000-08:00</published><updated>2006-12-03T14:39:11.737-08:00</updated><title type='text'>Les idées, la personnalité</title><content type='html'>Les tests qui promettent de cerner notre personnalité profonde sont nombreux. Ils oublient de dire que "notre personnalité profonde" change comme un caméléon en fonction des idées qui sont les nôtres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsqu'on croit  CECI, on se met à militer, à s'habiller d'une certaine manière, à parler de telle ou telle façon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsqu'on se met à croire CELA, on arrête de militer, on rencontre d'autres gens, on fait d'autres activités, on change la couleur de ses cheveux, on parle d'une toute autre manière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre personnalité n'est pas stable. Les idées auxquelles nous croyons la modèle. Et dès qu'on change d'idée, notre personnalité change avec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si les féministes sont (souvent) si agressives, ce n'est pas parce qu'une agressivité naturelle les a poussé à devenir féministe, mais inversement parceque les idées féministes ont modelé leur comportement dans un certain sens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même chose pour les islamistes radicaux, les anarchistes radicaux...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les idées travaillent en continu, à la manière de petits maçons invisibles, selon un plan bien précis. Elles déconstruisent et reconstruisent à leur image la personnalité de celui (ou celle) qui les croient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les gens s'imaginent qu'ils décident de leur style vestimentaire, de leurs choix ; c'est faux. Ce sont leurs idées qui décident pour eux. Et lorsque les idées sont fausses, les choix sont catastrophiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceux-là même qui ne croient qu'à ce qu'ils voient, qu'à ce qu'ils touchent, sont les marionnettes de leurs invisibles croyances...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Je ne crois qu'à ce que je vois" EST un dogme, une idée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Invisible, comme toutes les idées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l'on pouvait les voir, ces idées omniprésentes, on les verrait peut-être pareilles à des jockeys montés sur le dos des gens, et les dirigeant de la bride et de la cravache.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-4931344975737910505?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/4931344975737910505/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=4931344975737910505' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/4931344975737910505'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/4931344975737910505'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2006/12/les-ides-la-personnalit.html' title='Les idées, la personnalité'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-4750551398561931034</id><published>2006-12-03T07:48:00.000-08:00</published><updated>2006-12-03T09:05:09.865-08:00</updated><title type='text'>Surface et souface</title><content type='html'>On devra toujours choisir entre l'image et la réalité, la surface et la souface.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les paillettes du spectacle, ou le travail invisible et fécond ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gaspiller ses forces en parade, ou les exercer dans un but confidentiel aux silencieux témoins ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etre un artiste&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;pour s'aimer sur un grand écran en couleur&lt;/span&gt;,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ou travailler en tant qu'agent secret d'une force véridique et invisible, agissant sans froufrou ni décor à la création d'une nouvelle réalité ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La polémique bruyante, les insultes et les compliments stériles, encouragements à poursuivre dans une impasse, ou... la guidée juste et secrète, l'énergie concentrée vers un but invisible et certain, lointain ? La réalité est toujours invisible, déterminante. La graine qui pousse dans la terre le fait invisiblement, à l'abri des regards, des critiques. C'est ce silence protecteur-là qui autorise toutes les germinations. Sans lui, le futur meurt aux ricanements d'un public imbécile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du visage enfin s'élaborer un masque, pour glisser invisible entre les grands poissons carnivores. Epouser fidèlement la trajectoire aux volutes nécessaires... chemin apparemment tortureux, réellement droit, qu'une lumière sincère a tracé à travers le chaos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant, qu'elle est tentante la solution de facilité ! Satisfaction superficielle à court terme pour échec programmé... Il suffit se de gaspiller en paroles vaines, de remuer les mots pour des oreilles qui n'entendent pas, et disent quand même "bouh!" ou "bravo!" - sans résultat. Faire son petit numéro... récolter quelques fleurs coupées, quelques baffes : au moins il se passe quelque chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Temps perdu, définitivement gaspillé.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-4750551398561931034?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/4750551398561931034/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=4750551398561931034' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/4750551398561931034'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/4750551398561931034'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2006/12/surface-et-souface.html' title='Surface et souface'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-2858418870902452939</id><published>2006-12-01T22:22:00.000-08:00</published><updated>2006-12-01T22:35:33.958-08:00</updated><title type='text'>A la recherche de l'amour</title><content type='html'>L'intuition (ou la croyance) est celle-ci : que lorsque nous serons avec une personne que nous aimons et qui nous aime, l'univers, notre univers, trouvera enfin son équilibre. Chaque chose comme chacun trouvera enfin sa juste place, et même si cet instant ne dure qu'une minute, qu'une seconde, cela vaut la peine de vivre pour lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vrai et faux...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'amour est bien cette rose qui embaume tout autour d'elle, mais...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais si l'on a pas un petit bout de jardin, du terreau, de l'eau, des instruments de jardinier... ou si on ne connait pas quelqu'un qui est déjà jardinier... son parfum suave sera éphémère. Obnubilé par l'amour, on le cherche sans chercher ce qui le rend possible. Pareil à un assoiffé qui erre dans le désert.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant de chercher la rose, chercher le terreau où poussent toutes les fleurs (rose, jasmin, etc.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'amour, comme n'importe quelle plante belle ou utile, ne pousse que dans un environnement favorable. La question : qu'est-ce qu'un environnement favorable à l'amour ?...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le savoir, il faut comprendre ce qu'est un environnement défavorable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un environnement défavorable, c'est le mensonge, l'approximation, la duperie, l'amitié-amoureuse, les promesses d'amitié éternelle lorsqu'elles sont sans garanties, les déséquilibres, les relations de drogués à trafiquants (la drogue étant l'amour), l'angoisse, l'instabilité affective, le doute, la confusion des valeurs, la haine de soi, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui poussera dans ce terreau là comme sentiment ne sera ni durable, ni même sain. Belles fleurs artificielles ou empoisonnées issues d'un environnement pollué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour atteindre la cible-amour, il faut viser plus loin que cette cible : viser la connaissance, la vérité, la sérénité, la paix... (liste non-exhaustive).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car l'amour ne prend place et sens que dans une existence nettoyée, ou qui se nettoie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceux qui cherchent l'amour seul, sont comme ces aveugles qui cherchaient partout une oreille d'éléphant, sans savoir qu'ils n'en trouveraient que sur le côté de la tête d'un éléphant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'amour réel, l'amour solide et sincère, on ne le trouvera qu'au côté de quelque chose de plus important encore, de plus réel encore, de plus solide et sincère encore.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-2858418870902452939?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/2858418870902452939/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=2858418870902452939' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/2858418870902452939'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/2858418870902452939'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2006/12/la-recherche-de-lamour.html' title='A la recherche de l&apos;amour'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-2615828107257281352</id><published>2006-11-25T13:34:00.000-08:00</published><updated>2006-11-25T13:49:25.666-08:00</updated><title type='text'>Légitime défense et vengeance</title><content type='html'>Dans la bouillie mentale qui est aujourd'hui de rigueur (ou plutôt d'approximation), une confusion pas du tout anodine, lourde d'implication, s'est installée entre la "légitime défense" d'un côté, et la "vengeance" de l'autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rappelons leurs définitions de base, celles qui seront peut-être oubliée demain, et qui sont en cours d'effacement aujourd'hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La légitime défense, c'est lorsqu'on se défend contre un agresseur qui nous attaque injustement. Par exemple, un violeur en maraude, un racketteur, un cambrioleur. Au départ - enfin, c'était ainsi qu'on a vu les choses pendant un bon nombre de siècles -, la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;légitime défense&lt;/span&gt; était &lt;span style="font-style: italic;"&gt;légitime...&lt;/span&gt; comme son nom l'indique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vengeance par contre, c'est lorsqu'après une agression, un crime... on décide de s'en prendre à l'agresseur et de se faire justice soi-même. La vengeance a presque toujours était considérée comme illégitime, dans la mesure où elle substitue sa propre justice personnelle, anarchique et incontrôlée à la justice du pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que se passe-t-il quand on mélange la légitime défense et la vengeance, comme c'est le cas aujourd'hui ?... On obtient une chose hybride et informe, vaguement répugnante, que l'on baptise au mépris de tout dictionnaire "la légitime défense de se faire justice soi-même".&lt;br /&gt;Beurk.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette... &lt;span style="font-style: italic;"&gt;chose&lt;/span&gt;... est bien évident dénoncée et pointée du doigt, puisqu'elle englobe la vengeance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c'est ainsi qu'on en arrive à trouver criminel  de se défendre, de protéger sa vie, sa femme ou ses biens contre les prédateurs sans scrupules qui veulent se les accaparer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Comment ?! Vous avez égratigné le visage de votre agresseur alors qu'il tentait de vous étrangler ?! Vous lui avait mis un coquard ? Vous avez même sauvé votre peau au dépend de la sienne ? Vous ne pouviez pas faire attention, non ?! C'est de la légitime-défense-de-se-faire-justice-soi-même, ça ! Allez, en prison, l'honnête homme ! Et la prochaine fois qu'un voyou veut vous tuer, vous saurez quoi faire : rien !"&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-2615828107257281352?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/2615828107257281352/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=2615828107257281352' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/2615828107257281352'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/2615828107257281352'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2006/11/lgitime-dfense-et-vengeance.html' title='Légitime défense et vengeance'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-6468496064762016174</id><published>2006-11-25T12:54:00.000-08:00</published><updated>2006-11-25T13:05:51.527-08:00</updated><title type='text'>L'élève et l'esclave, le prof et Néron</title><content type='html'>Dans nos esprits embrûmés par les spécialistes du brouillard (ceux qui savent brouiller les cartes pour tirer leur épingle du jeu, embobiner pour mieux se défiler, se faufiler), on a touillé une mélasse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du tyran à abattre, figure haïssable du despotisme sanguinaire et sauvage, on a pris les principales caractéristiques pour les appliquer au pauvre prof qui n'en peut mais, et qui essaie tant bien que mal, malgré tout, d'enseigner encore quelque chose à ses élèves rebelles, nouveaux Spartacus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout maître est un tyran... Tout enseignant, un esclavagiste... Tout prof assoit son autorité par le glaive : voilà ce qu'on nous a doucement, lentement, progressivement appris à croire. De l'autorité légitime, celle qui se fonde sur le savoir, celle qui ne tend qu'à éclairer, éveiller, enseigner et transmettre, il ne reste plus que des ruines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et de l'élève, que reste-t-il ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien non plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On l'a changé en esclave, en martyr, en victime - Cosette d'un Tenardier sadique qui veut à toute force le garder assis sur une chaise pendant une heure d'affilée. Cruauté gratuite, injustifiable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et lorsqu'on ne respecte plus celui qui sait, lorsqu'on ne veut même plus l'écouter, ni le suivre... que devient le savoir ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien. Ou plutôt : il redevient l'ignorance.&lt;br /&gt;Retour aux origines, donc. Quand la force était le droit, et qu'une tête bien vide valait mieux qu'une tête bien pleine (quant à "bien faite", on a oublié depuis longtemps ce que ça veut dire.)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-6468496064762016174?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/6468496064762016174/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=6468496064762016174' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/6468496064762016174'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/6468496064762016174'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2006/11/llve-et-lesclave-le-prof-et-nron.html' title='L&apos;élève et l&apos;esclave, le prof et Néron'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-6987932221164347511</id><published>2006-11-23T09:39:00.000-08:00</published><updated>2006-11-23T09:47:31.045-08:00</updated><title type='text'>Le silence</title><content type='html'>Sortir de la cohue, se recentrer sur soi. Et ses pensées.&lt;br /&gt;Le brouhaha externe entraine loin... trop loin.&lt;br /&gt;C'est ici, dans l'intimité de soi, que se retrouve la sécurité et la paix. La bataille est terminée, au moins pour un temps. Pause.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Silence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que s'est-il passé ?... Encore un jour qui fuit comme une baignoire. Le temps s'écoule en un goutte à goutte rapide, irrépressible. Nous finirons tous ruinés, nous finirons tous au fond d'une tombe. Sans autre compagnon que...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;que soi, tel qu'on a vécu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et cette chair active, ou fatiguée, ou les deux, reposera dans sa décomposition inexorable. Les vers mangeront d'abord les yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Je voudrais tellement... Je veux tellement...&lt;/em&gt; Volontés et désirs s'empoussièreront sur des étagères oubliées, comme de très vieilles photocopies d'un cours oublié, inutiles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que restera-t-il de ces essentiels inessentiels, fugaces, lorsque l'ange viendra ?...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que restera-t-il de ce qu'on avait pris pour le plus important, quand la loupe déformante nous sera ôtée de l'oeil ?...&lt;br /&gt;Et que le silence reprendra ses droits ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'a jamais cessé, le silence, comme le bruissement sourd de l'océan derrière les rires et les cris des vacanciers insouciants. La nuit le libère, la nuit déblaie ce qui encombrait son passage. La vérité aura son heure, car elle l'a toujours eu, en secret, sous le bruit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et que regretterons-nous, à cette heure ?...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-6987932221164347511?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/6987932221164347511/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=6987932221164347511' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/6987932221164347511'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/6987932221164347511'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2006/11/le-silence.html' title='Le silence'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-6904388465251576714</id><published>2006-11-19T15:30:00.000-08:00</published><updated>2006-11-25T13:17:52.321-08:00</updated><title type='text'>Obscurantisme</title><content type='html'>Nous vivons une époque obscurantiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Obscurantiste : le savoir n'est plus divulgué ; on décourage ceux qui l'ont (les professeurs par exemple) de le donner à ceux qui ne l'ont pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Obscurantiste : l'autorité légitime que devrait conférer la connaissance approfondie d'un domaine est niée ; tout pouvoir fondé sur le savoir est vécu comme un abus, une tyrannie inadmissible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Obscurantiste : les médias n'accordent strictement aucune valeur à la connaissance. Etre jeune, riche, mince et beau/belle, voilà l'important. Le reste on s'en fout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Obscurantiste : les véritables intellectuels sont ignorés et les pseudo-intellectuels, ânes tapageurs et lèche-bottes à la solde d'un parti ou d'une idéologie dominante, sont célébrés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le problème vient peut-être - entre autre - que la "démocratie" ou "les droits de l'homme" ont changé de définition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Tous les hommes naissent libres et égaux en droit" signifiait au départ que tous les hommes naissaient égaux en droit, mais pas égaux en capacités ; maintenant cela signifie qu'ils naissent et demeurent égaux en capacité intellectuelle, culture et savoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui fait que l'opinion irréfléchie de quelqu'un qui n'a jamais étudié la question, est considérée comme ayant une valeur égale à celle de quelqu'un qui s'est renseigné sur la question, ou même à celle d'un spécialiste de la question.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes, lorsqu'il s'agit de foot, on sait encore que tous les homme ne sont pas égaux de fait, même s'ils sont égaux de droit : il y en a qui jouent bien, d'autres très bien, d'autres qui jouent très mal, d'autres qui ne jouent pas du tout et qui s'en foutent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais dès qu'il s'agit de réflexion, de discernement, de logique ou de raisonnement... Zidane ne vaut pas plus que ma grand-mère ; les surdoués ne valent pas plus que les sousdoués ; ni la lecture, ni la recherche, ni la réflexion ne font la moindre différence.&lt;br /&gt;Dans notre monde post-moderne, personne n'est plus renseigné, plus réfléchi, plus intelligent que personne ; celui qui oserait prétendre qu'il y a une différence de profondeur entre les idées de Montaigne ou de Proust d'un côté, et celles de n'importe quel élève particulièrement nul de 4ème de l'autre, serait  un méchant élitiste rétrograde, hostile à la démocratie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car la "démocratie", ce n'est plus le gouvernement du peuple par le peuple, c'est l'égalité des zéros.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le raisonnement (plus ou moins explicite) est le suivant : si plus personne ne sait rien, le savoir aura perdu tout intérêt. Donc il suffit de se donner pour objectif que plus personne ne sache rien, en commençant par les élèves, et bientôt, ce sera tout à fait normal de ne pas savoir lire...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui suppose que la connaissance - même celle complètement basique qui consiste à lire et écrire correctement - n'est qu'un vestige archaïque, prétentieux et inutile de l'Ancien Régime... un peu comme la particule "de".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et la vérité qui se cache derrière tout ça, c'est que des crétins complètement abrutis (intelligents à la base, mais tellement incultes, voire illettrés, qu'ils sont devenus bêtes avec le temps) sont infiniment plus manipulables que des êtres conscients et intelligents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand on tient la télécommande, quand on veut s'en servir, on s'efforce d'ôter les fonctions "langage articulé et logique", "réflexion" et "causalité" des cerveaux des êtres humains :  un robot n'en serait plus un, s'il parvenait à penser.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-6904388465251576714?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/6904388465251576714/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=6904388465251576714' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/6904388465251576714'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/6904388465251576714'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2006/11/obscurantisme.html' title='Obscurantisme'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-8092253777496326332</id><published>2006-11-18T14:17:00.000-08:00</published><updated>2006-11-19T15:45:28.830-08:00</updated><title type='text'>Lavée</title><content type='html'>Perdue dans l'entrelacs des lignes&lt;br /&gt;entre le sel et le poivre&lt;br /&gt;le pain et le boursin&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Perdue dans l'entrelacs des routes&lt;br /&gt;entre l'A30 et la D24&lt;br /&gt;le chemin qui égare&lt;br /&gt;et celui qui égare&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Perdue dans la ville folle&lt;br /&gt;Perdue dans le mal être qui s'ignore, la folie qui s'obstine&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Perdue...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je disais : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;l'océan lavera les croutes de la ville &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Et moi je serai&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;ailleurs&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Comme si j'y pouvais quelque chose...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je disais : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;je vais grandir de quelques centimètres&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Comme si c'était en mon pouvoir...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je disais &lt;span style="font-style: italic;"&gt;patati&lt;/span&gt;, je disais &lt;span style="font-style: italic;"&gt;patata&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;ivre de mots, de rêves, de folie pas vraiment douce&lt;br /&gt;Humiliée jusqu'au bout des ongles&lt;br /&gt;projettée dans une autre dimension&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(&lt;span style="font-style: italic;"&gt;tu n'es pas drôle tu es ridicule&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;c'est différent&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;disait-elle en me pressant comme un citron)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je disais &lt;span style="font-style: italic;"&gt;J'ai plongé par delà l'obscurité, là où se joignent le feu et les larmes&lt;/span&gt;,&lt;br /&gt;Je disais &lt;span style="font-style: italic;"&gt;J'ai nettoyé ma vieille coquille toute pourrave&lt;/span&gt;,&lt;br /&gt;Je disais &lt;span style="font-style: italic;"&gt;J'ai gravi la plus haute des montagnes&lt;/span&gt;,&lt;br /&gt;Je disais &lt;span style="font-style: italic;"&gt;patin&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;coufin&lt;/span&gt;,&lt;br /&gt;Avec l'optimisme opiniâtre de celle qui ne sait rien et prétend tout savoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;H    eureusement pour moi j'ai renoncé à -&lt;br /&gt;et à -&lt;br /&gt;et j'ai choisi de -&lt;br /&gt;et j'ai accepté de -&lt;br /&gt;et la porte de sortie s'est ouverte sur la beauté du monde&lt;br /&gt;la douceur du monde&lt;br /&gt;la vérité du monde&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;une source qui murmure une parole pure&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'océan n'a pas lavé les croutes de la ville, finalement -&lt;br /&gt;il a lavé les miennes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-8092253777496326332?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/8092253777496326332/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=8092253777496326332' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/8092253777496326332'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/8092253777496326332'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2006/11/pome-reconnaissant.html' title='Lavée'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-5446351638679764963</id><published>2006-11-18T13:48:00.000-08:00</published><updated>2006-11-18T13:58:03.759-08:00</updated><title type='text'>Les polémiques stériles</title><content type='html'>Il est parfois bien difficile de résister à la tentation d'entrer dans une polémique stérile...&lt;br /&gt;C'est une drogue comme une autre, la-polémique-stérile. Un excitant à laquelle on devient très vite dépendant.&lt;br /&gt;D'une première piqure d'amour-propre, on se retrouve très vite entraîné à... on veut répondre, on veut piquer à son tour, on veut prouver par A+B que l'autre a tort... et de fil en aiguille, on se retrouve à...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;perdre son temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car l'autre en face est persuadé comme nous de connaitre la vérité, et pour rien au monde il ne voudrait être convaincu par nos arguments. Il ne le sera pas, car personne ne peut forcer quelqu'un à croire (ou plutôt, si, mais par des méthodes toutes différentes).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui fait qu'une discussion n'est pas une discussion, mais de la-polémique-stérile, c'est bien souvent qu'il n'y a pas le moindre début d'accord entre les deux interlocuteurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chacun parle de son monde, et des millions d'années-lumières séparent ces mondes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On aborde le sujet numéro 28876656, alors que même sur des sujets infiniment plus basiques, plus essentiels (les sujets 2, 6 ou 3), on est déjà en désaccord. On se déchire et s'insulte parce qu'on n'est pas d'accord sur l'emplacement de la girouette, alors qu'il ne faudrait parler que de l'emplacement de la maison, qui est encore à construire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-5446351638679764963?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/5446351638679764963/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=5446351638679764963' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/5446351638679764963'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/5446351638679764963'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2006/11/les-polmiques-striles.html' title='Les polémiques stériles'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-2343467627107780377</id><published>2006-11-18T07:36:00.000-08:00</published><updated>2006-12-09T11:16:50.581-08:00</updated><title type='text'>Eloge de l'esprit chercheur</title><content type='html'>&lt;p&gt;Que ce soit à propos de la théorie de l'évolution, du sionisme ou de n'importe quel autre sujet, il y aura toujours deux groupes bien distincts :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceux qui cherchent, qui jugent sur pièce, qui se renseignent pour se faire une idée personnelle, qui ne veulent pas suivre l'opinion majoritaire comme des moutons de Panurge, qui veulent vérifier par eux-mêmes ce qu'il en est...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ett ceux qui par paresse, passivité, bêtise, traditionnalisme, rigidité psycho-fonctionnelle, peur de perdre leurs chères idées reçues... ne cherchent pas. &lt;em&gt;Bêêêêêêê...&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est à chacun de connaître son camp.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-2343467627107780377?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/2343467627107780377/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=2343467627107780377' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/2343467627107780377'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/2343467627107780377'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2006/11/eloge-de-lesprit-chercheur.html' title='Eloge de l&apos;esprit chercheur'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-115911399051156302</id><published>2006-09-24T08:46:00.000-07:00</published><updated>2010-04-29T01:49:31.883-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bonheur'/><title type='text'>C'est quoi, le bonheur ?</title><content type='html'>Chacun s'en fait sa définition personnelle, salade composée d'argent, d'amour, de plaisirs variés...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La part du rêve est à séparer de la part de bonheur &lt;i&gt;possible sur cette terre&lt;/i&gt;. Car il n'est pas difficile d'imaginer le "vrai" bonheur, et il n'est pas de ce monde : pas de vieillesse, pas de mort, pas de souffrance, que de l'amour et de l'amitié, que de la jeunesse et de la beauté, le moindre voeu qui se réalise instantanément...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais en ce monde, le bonheur ne resssemble bien sûr pas à ça. Le bonheur terrestre ne pourra jamais être pure jouissance, et quand on l'imagine ainsi on est déçu - tôt ou tard. Il faut le définir avec de tout autres critères pour qu'il ait une chance de se réaliser : se fixer un objectif réaliste est la première condition à remplir pour l'atteindre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les philosophes stoïciens plaçaient le bonheur dans une sereine indifférence à tous les malheurs. Sans aller jusque là, on peut dire que le bonheur est un certain état d'esprit que les aléas de la vie parviennent à égratigner, mais pas à entamer. Car le bonheur fragile qui est seulement le fruit de circonstances extérieures, n'est pas le bonheur - juste un bien-être précaire que la moindre contrariété démolit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autrement dit, il ne suffit pas d'être dans la situation enviable de quelqu'un pour qui "tout va bien", pour connaître le bonheur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le bonheur serait donc plutôt de l'ordre du sentiment intérieur, de la force intérieure. On pourrait le rapprocher de la confiance en soi : avoir confiance en soi, c'est se savoir capable. Le bonheur est quelque chose de l'ordre de la confiance et de la capacité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le bonheur est aussi de l'ordre de la perspective ascendante. Car un homme, même très riche, ne sera pas heureux s'il est chaque jour un peu plus pauvre - alors qu'un homme, même très pauvre, sera très heureux d'être chaque jour un peu plus riche. Grimper vers un but désirable, est l'une des facettes du bonheur sur cette terre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le bonheur est aussi de l'ordre de l'ordre. Car si tout est en ordre, si les choses et soi-même sont à leur place, on en tire une sensation de confort très apaisante. On parle parfois de "joyeux désordre" mais dans la réalité, le désordre n'est pas joyeux, mais sinistre. Une tête bien faite (bien rangée), un appartement clair, propre et ordonné : ce sont là d'autres facettes du bonheur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, le bonheur est de l'ordre de la relation. Car lorsqu'on tisse des relations authentiques, sincères et chaleureuses avec les autres - du moins avec certains autres - on s'inscrit dans un réseau relationnel qui est d'une certaine manière, l'élément naturel le plus approprié à l'être humain.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-115911399051156302?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/115911399051156302/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=115911399051156302' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115911399051156302'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115911399051156302'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2006/09/cest-quoi-le-bonheur.html' title='C&apos;est quoi, le bonheur ?'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-115895815238142258</id><published>2006-09-22T13:36:00.000-07:00</published><updated>2006-11-20T03:28:56.169-08:00</updated><title type='text'>Est-ce que les illusions aident à vivre ?</title><content type='html'>On s'imagine souvent que les illusions sont des choses douces et dorées qui aident à supporter la vie (c'est par exemple ce qui émane d'un film comme "La vie est belle", où les mensonges du père aide le petit à traverser la guerre comme si c'était un jeu...)  Selon cette idée très répandue, les illusions aideraient à vivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais c'est quoi, une illusion, au fait ?...  Une illusion, c'est un mensonge auquel on croit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce que - dans la vie quotidienne - les mensonges auxquels on croit rendent la vie plus facile, plus agréable ?... Par exemple, lorsqu'on se fait des illusions sur les horaires de la poste, est-ce que ça nous rend la vie plus confortable ?... ou lorsqu'on se fait des illusions sur le prix de l'essence ?... ou des illusions sur l'amour ? est-ce que toutes ces illusions facilitent la vie, la rendent plus agréable ?  C'est exactement l'inverse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si on se fait des illusions sur les horaires de la poste, on s'y casse le nez et c'est rageant. Si on se fait des illusions sur le prix de l'essence, on est traumatisé par le coût du plein. Si on se fait des illusions sur l'amour, on est horriblement déçu. ça ne rend pas la vie plus simple, ça la rend plus épineuse, plus douloureuse.  Une illusion n'a jamais aidé personne à obtenir ce qu'il désire - pas plus qu'une carte erronée ne permet à quelqu'un d'arriver où il veut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ssi je me fais des illusions sur mon frigo en le confondant avec un micro-onde, je n'arriverai jamais à m'en servir correctement. D'où, déception, stress, angoisse, déprime...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est la vérité qui permet d'agir dans le réel d'une manière appropriée. C'est elle aussi qui permet d'y voir clair, ce qui est une des grandes joies de l'existence.  Lorsqu'on est déprimé on a les idées confuses, et l'inverse est aussi vrai : lorsqu'on a les idées confuses on déprime. Les illusions sont des images virtuelles qui viennent brouiller le paysage. L'entrelacement de lignes qui en résulte rend tout confus et incompréhensible... Et ne rien comprendre n'a jamais rendu heureux personne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, est-ce que les illusions aident à vivre ?...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-115895815238142258?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/115895815238142258/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=115895815238142258' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115895815238142258'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115895815238142258'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2006/09/est-ce-que-les-illusions-aident-vivre.html' title='Est-ce que les illusions aident à vivre ?'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-115807280063170018</id><published>2006-09-12T07:47:00.000-07:00</published><updated>2006-09-12T07:53:20.643-07:00</updated><title type='text'>Le chien de Pavlov et nous</title><content type='html'>A la fin du dix-neuvième siècle, le grand scientifique russe Pavlov a démontré que si un chien (ou n’importe quel animal) est nourri au son d’une certaine sonnerie pendant un certain nombre de jours, il suffira par la suite qu’il entende la sonnerie pour se mettre à saliver comme s’il était déjà devant sa pâtée.&lt;br /&gt;Inversement, si un chien reçoit un électrochoc au son d’une certaine sonnerie, il suffira par la suite qu’il entende la sonnerie pour sursauter, comme s’il se faisait électrocuter…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les êtres humains d’aujourd’hui sont soumis à des conditionnements plus subtils, mais qui au fond, reposent sur le même principe d’association.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On met une belle fille à moitié nue sur une voiture, on multiplie l’affiche aux quatre coins de la France, et au final, une connexion se fait dans le cerveau de celui qui regarde : voiture de telle marque – belle fille. Sa faim de belles filles est ainsi redirigée vers les voitures, et il aura l’impression (trompeuse) de satisfaire son appétit tout charnel pour les unes en achetant une machine en métal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les conditionnements peuvent aussi fonctionner dans l’autre sens : on prend par exemple la photo d’un barbu, on met en dessous en lettres capitales le mot « terrorisme », et on multiplie ce genre d’association un peu partout. Au bout du compte, une excroissance naturelle du système pileux suffira à déclencher la même réaction de peur ou de colère que le terrorisme lui-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du coup la lutte contre le terrorisme se transforme insensiblement en lutte contre les poils de barbe et lutte contre les barbus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A tel point qu’un terroriste au menton lisse apparaît presque comme un oxymore, une impossibilité logique. Ce terroriste au visage imberbe a de fortes chances de passer inaperçu : n’entrant dans aucune catégorie mentale, il est invisible ou presque…. Ce qui est très pratique, quand on est terroriste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou encore, on va accoupler « démocratie » et « respect », « droits de l’homme », « liberté », etc., créant ainsi un réflexe pavlovien positif en faveur du mot « démocratie » (je dis le mot, car dans tous ces conditionnements, ce qui est manipulé ce sont les mots, les images, les signes et les symboles – la réalité est malheureusement hors de cause.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et le fait même de mettre en lumière tous ces conditionnements peut agacer ceux qui sont ainsi dérangés dans leurs routines mentales, et qui se disent peut-être : mais c’est vrai que les terroristes sont des barbus ! mais c’est vrai que la démocratie, c’est le respect des droits de l’homme !... Alors à quoi ça rime de dire qu’on est conditionné ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chacun, selon les lunettes qu’il porte sur le nez, remarque certains détails du paysage et en délaissent d’autres. Ceux qui ne correspondent pas à sa vision préétablie (plus ou moins pavlovienne) des choses, sont considérés comme insignifiants, et mis au rancart.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On pourrait aussi bien sélectionner d’autres éléments du paysage, tracer d’autres routes pour le cheminement intellectuel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par exemple – et juste pour le plaisir d’écorner un peu un mot-idole – ne pourrait-on pas souligner le lien étroit qui unit &lt;em&gt;démocratie&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;terrorisme&lt;/em&gt; ?...&lt;br /&gt;Après tout, ce sont les démocrates qui ont inventé le terrorisme. Ce sont les démocrates qui ont fondé le terrorisme, en même temps que la démocratie, et pour assurer le triomphe de la démocratie.&lt;br /&gt;C’est au cri de « Liberté, égalité, fraternité ! » que les premiers attentats terroristes contre une population civile ont été mené. Les terroristes d’alors croyaient fermement à la démocratie – et c’est en son nom qu’ils massacraient au hasard femmes, enfants et vieillards, durant la Terreur… prototype originel qui inspira tous les terrorismes qui lui ont fait suite.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-115807280063170018?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/115807280063170018/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=115807280063170018' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115807280063170018'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115807280063170018'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2006/09/le-chien-de-pavlov-et-nous.html' title='Le chien de Pavlov et nous'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-115806989054622399</id><published>2006-09-12T06:34:00.000-07:00</published><updated>2006-09-12T07:15:01.113-07:00</updated><title type='text'>Idées personnelles et idées reçues</title><content type='html'>L'originalité n'est, selon une définition assez pertinente, que l'art de dissimuler ses sources...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet la plupart des idées sont reçues. Même nos idées les plus originales et les plus personnelles ne sont bien souvent que les enfants bâtards, secrets, d'idées reçues d'ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un peu comme la dernière pièce d’un puzzle, dont la forme et la couleur sont déductibles du contexte, une idée « personnelle » n’est souvent que l’ultime pièce manquante que l’on ajoute à un puzzle dont toutes les pièces nous viennent d’autre part...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Exemple :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- L’humanité a toujours souffert de guerres et de conflits… il faut mettre un terme à toute cette barbarie. (première pièce du puzzle)&lt;br /&gt;- Laissés à eux-mêmes, les états sont incapables de faire régner la paix sur leurs territoires (deuxième pièce du puzzle).&lt;br /&gt;- Tous les conflits tirent leur origine des nationalismes, des chauvinismes, des identités nationales (troisième pièce du puzzle).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui, en possession de ces trois pièces de puzzle, ne va pas trouver en lui-même la quatrième, celle qui donnera à l’image toute sa cohérence, la solution tant attendue ?...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est ainsi que les tenants du Gouvernement Mondial travaillent, non à &lt;em&gt;imposer&lt;/em&gt; l’idée qu’un état et une police uniques à l’échelle du monde serait la solution à tous les problèmes de l’humanité, mais à &lt;em&gt;faire germer&lt;/em&gt; cette idée dans les têtes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au lieu de donner la tomate directement, ils distribuent des graines de tomate, de l’engrais, un arrosoir et de l’eau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, on est nettement plus réceptif et crédule à l’égard des idées que l’on prend pour les siennes propres (celles qu’on a trouvées soi-même dans son propre jardin) qu’à l’égard de celles dont sait qu’elles nous viennent de l’extérieur.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-115806989054622399?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/115806989054622399/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=115806989054622399' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115806989054622399'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115806989054622399'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2006/09/ides-personnelles-et-ides-reues_12.html' title='Idées personnelles et idées reçues'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-115800369380730702</id><published>2006-09-11T12:29:00.000-07:00</published><updated>2006-09-11T12:41:33.873-07:00</updated><title type='text'>Le milieu de la paix</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Un poème, pour changer.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le milieu de la paix, n'est pas très peuplé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et la foule grondante s'arrête avant son bord... écume, tracas de cailloux jeté à la lisière comme le crachat de mépris d'un océan stupide et rageur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vaut-il mieux être &lt;em&gt;in&lt;/em&gt; les problèmes, ou complètement &lt;em&gt;out&lt;/em&gt; ?...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vaut-il mieux un malheur glamour, ou un bonheur rétro, archaïque ?...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vaut-il mieux une image étincelante qui dissimule un douloureux néant, ou un palais splendide à l'intérieur, à la façade défigurée par les tags ?...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai choisi le milieu de la paix, et sa façade vandalisée. Que d'autres se précipitent à la poursuite d'un leurre qui brille, et regrettent en pleurant comme de petits enfants de ne pas pouvoir jouer avec le feu ou voler comme superman : le dénouement est l'hôpital.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les silences laissés par l'intervalle des ruses, s'inscrit la ruse noble, celle qui complote une liberté plus grande. Au final, ce n'est pas le Mal&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;qui aura le dernier mot.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-115800369380730702?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/115800369380730702/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=115800369380730702' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115800369380730702'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115800369380730702'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2006/09/le-milieu-de-la-paix.html' title='Le milieu de la paix'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-115781168925082321</id><published>2006-09-09T06:28:00.000-07:00</published><updated>2006-09-09T07:21:39.370-07:00</updated><title type='text'>La monarchie absolue de Blabla</title><content type='html'>Lorsqu'on compare ce qui s'écrit dans les journaux et les livres aujourd'hui, à ce qui s'écrivait il y a une trentaine ou une cinquantaine d'années (disons avant les années 70), on éprouve souvent une espèce d'étonnement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a dans les écrits de ce passé pas si lointain, un quelque chose de différent. De plus frais, de plus vivant... ils dégagent une espèce de parfum vert... - en fait, en eux-mêmes ils n'ont rien de si extraordinaires, mais nous sommes habitués à des écrits tellement fades, tellement insignifiants, que par comparaison ceux de ce passé proche paraissent presque géniaux, car ils &lt;em&gt;disent&lt;/em&gt; quelque chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'ère post-moderne (maintenant) est celle du Blabla.&lt;br /&gt;Nos démocraties ont un roi, un monarque absolu : Blabla.&lt;br /&gt;Nos journalistes ont un idéal stylistique et idéologique : Blabla.&lt;br /&gt;Nos intellectuels ont un maître à ne pas penser : Blabla.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et le silence lui-même recule, désappointé, devant les attaques du grand conquérant : Blabla.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici un petit texte (prophétique ?) datant d'une centaine d'années, plus ou moins :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Comment &lt;em&gt;affaiblir la pensée&lt;/em&gt; publique par la critique, comment &lt;em&gt;lui faire perdre sa puissance de raisonnement&lt;/em&gt;, celle qui engendre l'opposition, et comment distraire l'esprit public par &lt;em&gt;une phraséologie dépourvue de sens&lt;/em&gt; ?...&lt;br /&gt;De tout temps, les nations, comme les individus, on prit les mots pour des actes. Satisfaits de ce qu'ils entendent, ils remarquent rarement si la promesse a été vraiment tenue...&lt;br /&gt;Pour s'assurer l'opinion publique, il faut tout d'abord l'embrouiller complètement en lui faisant entendre de tous côtés et de toutes manières des opinions contradictoires, &lt;em&gt;jusqu'à ce que les gens soient perdus dans ce labyrinthe&lt;/em&gt;."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Phraséologie dépourvue de sens : voici une excellente définition du blabla. Pour "affaiblir la pensée" et "faire perdre la puissance de raisonnement", le blabla est la meilleur des méthodes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, à la différence du mensonge pur et simple, qui reste détectable et dénonçable, le blabla présente une surface lisse. Il est très difficile de lui répondre (puisqu'il ne dit rien) et impossible de le réfuter (puisqu'il ne dit toujours rien). Et pourtant, ce vide est efficace - aussi efficace que peut l'être la chute régulière d'une goutte d'eau sur le même point du même rocher : l'eau finit par vaincre, et creuser, le rocher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De même, le blabla agit d'une manière discrète, pernicieuse, sournoise... et puissante. De sa "phraséologie vide de sens" s'élève progressivement un brouillard où les idées claires et distinctes s'estompent. Peu à peu, par la seule puissances de ces mots sonores qui ne disent rien, l'esprit s'obscurcit, le raisonnement perd sa puissance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous vivons sous la monarchie absolue de Blabla.&lt;br /&gt;ça n'a pas toujours été le cas, et ça ne devrait pas &lt;em&gt;forcément&lt;/em&gt; être le cas...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-115781168925082321?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/115781168925082321/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=115781168925082321' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115781168925082321'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115781168925082321'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2006/09/la-monarchie-absolue-de-blabla.html' title='La monarchie absolue de Blabla'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-115780728908062205</id><published>2006-09-09T05:57:00.000-07:00</published><updated>2006-09-09T06:08:09.090-07:00</updated><title type='text'>Dans quel monde vivons-nous ?</title><content type='html'>Le poisson qui n'est jamais sorti de l'eau, ne sait pas qu'il est dans l'eau. De même, lorsqu'on baigne dans une civilisation, on ne la connait pas : sans repères extérieurs, sans points de comparaison, on ne sait pas vraiment dans quel monde on vit, pour y être complètement immergé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Connaître de l'intérieur seulement, c'est vivre et ressentir mais ce n'est pas connaître - ainsi, une huitre qui n'est jamais sortie de sa coquille n'a aucun moyen de savoir ce qu'est &lt;em&gt;réellement &lt;/em&gt;et&lt;em&gt; objectivement&lt;/em&gt; sa coquille, n'en ayant jamais connu que la face interne, et n'ayant jamais pu la comparer à aucune autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour savoir dans quel monde nous vivons, il est nécessaire de le comparer à d'autres, éloignés dans l'espace ou dans le temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Voyages et l'Histoire servent à cela : comprendre dans quel monde nous vivons actuellement. Car si l'Histoire ne servait qu'à explorer le passé, son intérêt serait bien limité... C'est lorsqu'elle éclaire le présent - par le jeu des comparaisons, le jeu des ressemblances et des différences - qu'elle est plus utile. Pareil pour les voyages : grâce à la confrontation avec des civilisations autres, on peut &lt;em&gt;voir&lt;/em&gt; la sienne propre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour se rendre compte que les français sont arrogants, il faut rencontrer d'autres peuples n'ayant pas ce - détestable - trait de caractère. Pour se rendre compte que les français aiment parler, il faut rencontrer d'autres peuples plus mutiques (les danois par exemple).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-115780728908062205?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/115780728908062205/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=115780728908062205' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115780728908062205'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115780728908062205'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2006/09/dans-quel-monde-vivons-nous.html' title='Dans quel monde vivons-nous ?'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-115774973566138122</id><published>2006-09-08T12:56:00.000-07:00</published><updated>2006-12-09T11:29:18.812-08:00</updated><title type='text'>Un bonheur méconnu</title><content type='html'>Quand on regarde la télévision, le cinéma, les affiches de pub ou les magazines, on a l'impression que le bonheur c'est...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- le sexe&lt;br /&gt;- la beauté&lt;br /&gt;- l'argent&lt;br /&gt;- une médaille d'or&lt;br /&gt;- les paillettes et la gloire&lt;br /&gt;- l'amour (ah, quand même...)&lt;br /&gt;- la vengeance et un gros flingue&lt;br /&gt;- d'en mettre plein la vue aux voisins, ou aux voisins des voisins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et peut-être que là-dedans, il y a bien quelque chose qui est le bonheur, ou du moins, une bonne partie du bonheur (le numéro 5).&lt;br /&gt;Mais il y a un certain genre de bonheur dont il n'est absolument &lt;em&gt;jamais&lt;/em&gt; question au cinéma ou à la télévision, un bonheur méconnu et pourtant accessible, qui ne dépend que dans une faible mesure des autres, un bonheur autonome en quelque sorte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce bonheur-là n'est pas apprécié à sa juste valeur... en fait, il n'est même pas côté en bourse, et passe totalement incognito dans le monde. Bonheur secret, humble et profond, disponible à qui le cherche... au bon endroit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La souffrance qui lui fait face en miroir, la douleur qui est son exact pendant, est bien connue des déprimés :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Je ne sais plus où j'en suis...&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Tout est confus dans ma tête...&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Je ne comprends pas...&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- ça n'a pas de sens...&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- C'est le chaos...&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Ce n'est pas clair...&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Le contraire de la confusion, c'est la clarté ; le contraire de l'absurde, c'est le sens. Clarté et sens : le voilà, le bonheur méconnu dont personne ne parle, et qui est pourtant si agréable, non à la manière des heures de gloire ou des transes mystiques, mais plutôt comme le pain quotidien tout frais et tout chaud.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une nourriture simple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel film racontera les aventures palpitantes de &lt;em&gt;Josette&lt;/em&gt;, qui après la lecture d'un certain livre a enfin compris... beaucoup de choses sur sa vie ?... ou d'&lt;em&gt;André&lt;/em&gt;, qui après de pénibles et longues recherches en librairies, a enfin découvert la vérité qu'il cherchait en vain sur la politique internationale ? ou même de Josiane, qui a repris goût à la vie en lisant le témoignage d'une bordélique comme elle, qui a réussi à sortir du chaos...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceux qui aiment lire ont souvent l'intuition qu'un certain livre - un certain livre inconnu - leur apporterait la clef de bien des mystères. Et ce n'est peut-être pas une illusion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si les bibliothéques sont aussi des labyrinthes, où d'idées en idées le Perceval en quête du Graal se perd dans un dédale d'idées pas vraiment vraies... il y a bien quelques trésors - il y a bien un trésor - qui permet d'y voir clair.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comprendre, est un plaisir.&lt;br /&gt;Découvrir, est un plaisir.&lt;br /&gt;Raisonner, est un plaisir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand deux notions qui étaient restées jusque là isolées se rejoignent enfin, et que la lumière se fait dans le crâne : moment précieux, moment où l'espace mental s'élargit, où "l'horizon d'attente" recule sa limite...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus de lumière, c'est plus de liberté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'obscurité est dangereuse. Personne n'aime marcher seul dans le noir, au risque de se casser la jambe ou de se faire dévaliser (ou violer) au coin d'une rue encore plus sombre que les autres.&lt;br /&gt;La compréhension agit à la manière des lampadaires : les idées claires permettent d'explorer en toute sécurité les zones les plus reculées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La logique - la seule "science" qui soit aussi une faculté mentale - n'a pas la côte de nos jours... on pourrait chercher son nom dans beaucoup de journaux, sans la trouver. Les films, les téléfilms, la pub... fait appel aux instincts, aux passions, à l'imaginaire, aux émotions, aux pulsions - pas à la logique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est que cette faculté occultée, méprisée peut-être, est la clef grise, d'apparence terne et banale, qui ouvre la porte de toutes les prisons de l'esprit. Une personne logique, une personne qui cultive sa logique, ne gobe plus les innombrables appâts que les profiteurs en tous genres lui tendent : elle est libre, ou elle devient libre, ou elle est sur le chemin de la liberté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque les neurones se réveillent et que la tête se (re)met à fonctionner correctement, l'hypnose commercialo-abrutissante perd tout pouvoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ça, c'est précisément ce que les marchands de "temps de cerveau disponible" ne veulent pas.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-115774973566138122?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/115774973566138122/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=115774973566138122' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115774973566138122'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115774973566138122'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2006/09/un-bonheur-mconnu.html' title='Un bonheur méconnu'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-115731080129203365</id><published>2006-09-03T11:18:00.000-07:00</published><updated>2006-09-04T02:32:54.100-07:00</updated><title type='text'>Le livre tabou</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Je reprends le sujet abordé dans "Conseils bibliographiques à un apprenti-philosophe"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Le livre dont je parle ici est à la fois très connu, et presque inconnu. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Très connu, car la plupart des gens connaissent son titre ; presque inconnu, car rares sont les personnes à l'avoir lu...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Dans l'esprit de la plupart des gens, ce livre occupe une place à part : situé à l'écart de tous les autres, il est moins considéré comme un livre que comme une ignominie, un quelque chose de monstrueux et de répugnant dont il est bon de rester éloigné, très éloigné.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Qu'on l'accepte ou qu'on s'en défende, la mentalité de chacun est déterminée, conditionnée pour une bonne part par les médias, les livres, les films, la télévision.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Or, le livre tabou en question a été l'objet d'un travail médiatique de longue haleine. Ce qui fait qu'aujourd'hui, le fait même d'en parler ouvertement ou d'en entendre parler peut déclencher stress et méfiance, et le fait de le lire... serait carrément angoissant.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Lire ce livre comme on lit un livre banal, normal, est une mission impossible.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Lire ce livre signifie quelque chose de très négatif sur la personne qui le lit : qu'elle est perverse, mauvaise... ou qu'elle risque fort de le devenir.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Dans ces conditions, comment pourrait-on le lire sereinement ?... Il suffit de le tenir entre ses mains pour se sentir gagner par de graves doutes sur son intégrité morale, et de le feuilleter pour se sentir basculer dans le recoin le le plus obscur du côté obscur de la Force !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Et si je ne cite pas son titre, c'est qu'il suffirait qu'il soit énoncé pour que tout un tas de connotations répugnantes se lève dans l'esprit du lecteur...; et que la personne qui l'évoque (autrement dit moi) se retrouve stigmatisée, marquée du sceau de l'infamie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;La liberté de pensée s'arrête là où l'esprit, impressionné, paralysé par une crainte révérencieuse, superstitieuse, s'arrête.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Les catholiques d'une autre époque - pas si lointaine -, baissaient les yeux devant le Saint Sacrement de l'Eucharistie. Regarder sans ciller cette coupe de métal dorée contenant quelques décilitres de vin rouge et ce bout de pain enzyme aurait été un sacrilège... et donc un stress.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Inversement et symétriquement, de nos jours on détourne les yeux du livre tabou dont je parle. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;On ne se rend pas toujours compte (en tout cas moi je ne m'en rendais pas compte) que sa liberté de pensée est limitée par des fils de fer barbelés intérieurs, intériorisé. On ne réalise pas forcément que son esprit recule devant certains sujets, arrêté par une barrière invisible.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Cette barrière invisible a été construite. Ses briques sont des idées.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Car il y a des idées qui dissuadent de penser, des idées qui sont pareilles à de grands panneaux rouges de sens interdit apposés devant certain sujets, certains thèmes... et certains livres.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Si quelqu'un arrivait à faire le lien entre le titre du livre tabou en question et l'évocation que je fais ici des réactions émotionnelles qu'il suscite, cela signifierait probablement qu'il a réussi à les désamorcer, et à arracher de sa tête bon nombre de panneaux de sens interdit, bon nombre de barrières hérissées de fil de fer barbelé...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Mais il est parfois extrêmement difficile de faire un lien entre une réalité et son nom, un mot et sa définition - les médias travaillent tant à créer des réflexes pavloviens, à susciter des réactions émotionnelles purement mécaniques à certains termes (qui y perdent les trois-quarts de leur sens), qu'on n'arrive plus à connecter l'apparence et la substance, le titre et le contenu.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Ce qui fait que ceux qui liront ces lignes, ne vont probablement pas "reconnaitre" le livre dont je parle, et que si par ailleurs ils entendent son titre, ils éprouveront les sentiments-réflexes décrits ci-dessus, sans identifier en tant que telle leur propre réaction de fuite, de colère ou de crainte devant le livre tabou.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Et maintenant, quelques mots sur le contenu de ce livre effrayant. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Ce livre est extrêmement dense. A une époque (la nôtre) où on a perdu l'habitude de la densité, il est difficile à lire - tout en étant parfaitement clair... &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Les journeaux, les livres, la télé... nous ont habitué à une bouillie très diluée : beaucoup de mots, peu d'idées. Voire, aucune idée. Notre époque est celle du blabla.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Le livre tabou est l'antithèse exacte de ce à quoi nous sommes habitués : un aliment hautement énergétique, riche en calories. Peu de mots, beaucoup d'idées. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Ces idées sont dérangeantes, surprenantes... et apportent un éclairage froidement cynique et terriblement efficace, sur notre passé et notre présent.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-115731080129203365?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/115731080129203365/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=115731080129203365' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115731080129203365'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115731080129203365'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2006/09/le-livre-tabou.html' title='Le livre tabou'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-115628796337984880</id><published>2006-08-22T15:52:00.000-07:00</published><updated>2006-12-09T11:27:08.533-08:00</updated><title type='text'>Libre dans sa tête</title><content type='html'>De toutes les libertés qui existent, la plus précieuse de toute est certainement la liberté de pensée. Avec elle, on est libre même en prison ; sans elle, on est prisonnier partout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etre libre de ses pensées, être libre dans sa tête, ce n'est pas "jouer du piano debout", ni aucun comportement extérieur, observable. Etre libre dans sa tête, c'est vraiment être libre &lt;em&gt;dans&lt;/em&gt; la tête : autrement dit ça ne se voit pas du dehors.&lt;br /&gt;Mais du dedans, quelle différence...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le prisonnier évadé de pensées obsessionnelles et confuses, quelle paix !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsqu'on n'est pas libre dans sa tête, le moindre choix est un casse-tête chinois, un cauchemar. Entre le kingfish et le big bacon, on peut balancer pendant des heures : l'indécision est le fond confus où se dessine les silhouettes approximatives de nos choix jamais satisfaisants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsqu'on n'est pas libre dans sa tête, les priorités sont toujours embrouillées, et les "oui mais" succèdent les uns aux autres en vaguelettes inépuisables. Le moindre acte se complique, la moindre décision s'alourdit de réticences informulées, d'objections embryonnaires, non-identifiées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La liberté de pensée met de l'ordre dans tout ça, un ordre vertical : il y a le haut, et il y a le bas - il y a le vrai, et il y a le faux - il y a le bien, et il y a le mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces repères sont tout aussi importants pour savoir où l'on est, d'où l'on vient, et où l'on veut aller, que la différence entre droite et gauche, est et ouest, nord et sud.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment savoir ce que l'on croit et ce que l'on veut, tant qu'on ignore la différence entre le bien et le mal, ou tant que l'on n'en a qu'une perception confuse ou erronée ?... tant qu'on n'arrive pas à faire la différence entre la vérité et l'erreur, le juste milieu et le rigorisme borné ?... Aussi longtemps que les repères essentiels divaguent, accrochés au bec changeant de la girouette, à la feuille morte virvoltant dans le vent, on navigue, ou plutôt on erre, avec une boussole folle. Et les priorités varient d'une seconde à l'autre, caméléons insaisissables se fondant dans leur environnement, quel qu'il soit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un jour on croit ceci, le lendemain cela - un jour on accorde une importance démesurée à une broutille, et le lendemain à une autre. Dans le fatras mental qui nous encombre, bric-à-bac où s'accumule comme dans le dépôt d'un antiquaire les rebuts du passé, impossible de retrouver quoi que ce soit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Telle la vérité dans le blabla sérieux d'un politicien, l'essentiel est invisible, caché sous la volumineuse écume des préoccupations contingentes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etre harcelé par une multitude de pensées contradictoires, ce n'est pas la liberté mentale, c'est &lt;em&gt;la confusion, voire l'aliénation, &lt;/em&gt;mentale. Sans ordre, sans distinction, sans limites claires et distinctes, il n'y a pas de liberté de pensée.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-115628796337984880?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/115628796337984880/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=115628796337984880' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115628796337984880'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115628796337984880'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2006/08/libre-dans-sa-tte.html' title='Libre dans sa tête'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-115625549700400388</id><published>2006-08-22T07:04:00.000-07:00</published><updated>2006-08-22T17:20:12.210-07:00</updated><title type='text'>La naissance de mon premier bébé</title><content type='html'>Je vous annonce la naissance de mon premier bébé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'accouchement a été long et douloureux, mais ça y est : il est né.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous pouvez l'admirer (et même l'acheter) à cette adresse :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.lulu.com/content/401336"&gt;http://www.lulu.com/content/401336&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-115625549700400388?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/115625549700400388/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=115625549700400388' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115625549700400388'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115625549700400388'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2006/08/la-naissance-de-mon-premier-bb.html' title='La naissance de mon premier bébé'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-115546715194638065</id><published>2006-08-13T03:37:00.000-07:00</published><updated>2006-08-31T06:56:44.406-07:00</updated><title type='text'>La différence entre les rêves et les rêves</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:78%;"&gt;En réponse à un commentaire d'Eipho...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Le mot "rêve" est d'une richesse sémantique telle, qu'il peut désigner deux choses radicalement différentes, voire opposées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a les rêves qui constituent une fuite hors de la réalité, un refus de la réalité - c'est par exemple la rêverie amoureuse qui consiste à s'imaginer que celui qui nous plaît sera un jour à nos pieds, quand bien même il ne montre aucune disposition dans ce sens. Ce peut-être aussi la rêverie ambitieuse, qui consiste à s'imaginer qu'un jour... on sera riche et célèbre grâce à un talent de violloncelliste remarquable, alors même qu'on n'a jamais touché un violon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous les jeux vidéos, les films de fiction, les romans... poussent à développer ce type de rêverie, à ce visualiser en héros d'histoires imaginaires, rêverie qui est très agréable, qui développe certainement une vie intérieure très riche, mais qui - si l'on se situe du point de vue de l'intérêt de la personne au long terme - est assez nuisible.&lt;br /&gt;En effet, il y a toujours un moment où se retrouve confronté à cette réalité qu'on refuse, et le choc ou la chute est d'autant plus rude qu'on a cru à ses rêves : ça fait mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De plus, on peut être tenté, pour vivre dans la vraie vie toutes les rêveries qu'on a couvées en soi, de se lancer dans des aventures destructrices mais romanesques, et de chercher dans la vie réelle un &lt;em&gt;piquant&lt;/em&gt; qui pique vraiment... et se déchirer à des ronces bien réelles dans ce processus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il y a aussi d'autres rêves tout différents, qui eux n'éloignent pas de la réalité, mais au contraire s'y projettent : ce sont des visions autant que des rêves. Ces rêves-là naissent d'une perception juste de la réalité environnante, et d'une vision qui ne s'arrête pas seulement à ce qui est, mais qui va au-delà, pour regarder ce qui &lt;em&gt;peut&lt;/em&gt; être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le entrepreneurs qui regardent un paysage ne voient pas seulement les maisons construites, les fermes qui sont déjà là, mais aussi les maisons et les fermes qui pourraient exister.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne s'agit de "rêves" que dans la mesure où ils ne collent pas encore à la réalité présente... mais au fond, ce sont plutôt des images mentales d'un futur possible. Sans ces images, personne n'aurait jamais inventé quoique ce soit : pour se lancer dans la fabrication d'une ampoule électrique, il faut avoir vu (avec les yeux de ses rêves) une telle ampoule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout projet demande ce type de rêve, de projection - et l'on sait bien que les sportifs de haut niveau la pratiquent pour améliorer leurs performances : ils se visualisent en train de battre leurs records, et cette image d'un futur possible le tire vers ce futur, jusqu'à ce qu'il devienne une réalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne s'investit que dans ce qu'on croit possible, et on ne croit possible que ce qu'on peut voir les yeux fermés, sur son écran mental.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les rêves de la première catégorie (rêves-fantasmes) rendent, quand on s'y adonne intensément, quasiment inapte à la vie réelle qui parait en comparaison terne et difficile. Ils proposent un univers parallèle où tout est facile, intéressant, excitant... et si on s'y plonge avec délice, on aura ensuite beaucoup de mal à faire le retour vers la réalité, qui elle est toujours un peu rugueuse et amère.&lt;br /&gt;Les accros de jeux vidéos se retrouvent souvent prisonniers de l'univers virtuel où ils triomphent en héros, et en comparaison duquel la vie réelle ne leur propose qu'un rôle médiocre - d'autant plus médiocre et inintéressant, qu'ils ne s'y investissent pas...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les rêves de la deuxième catégorie (rêves-projets) ont un effet exactement inverse : ils poussent à s'investir dans la réalité, à l'étudier, la comprendre, à y habiter. C'est par eux qu'on a prise sur le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La différence entre les rêves-fantasmes et les rêves-projets est un peu celle qui existe entre des arbres célestes enracinés dans les nuages - autrement dit, des mirages - et les graines minuscules qui germent invisiblement dans le sol.&lt;br /&gt;Les mirages ne deviendront jamais des réalités, mais avec le temps, les graines deviennent des arbres immenses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Le gland d'aujourd'hui est le chêne de demain" (D. Icke)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Choisir, c'est faire confiance ; faire confiance, c'est choisir. S'engloutir dans les fantasmes, c'est choisir l'illusion et lui faire confiance... et plus de temps on passe en sa compagnie, plus la réalité parait incompréhensible, étrange et répugnante. Au final, c'est le rêve qu'on finit par prendre pour la réalité, et la réalité qu'on prend pour un rêve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre différence entre les rêves-fantasmes et les rêves-projets : les rêves-fantasmes encouragent le farniente, l'indolence et l'apathie ; les rêves-projets poussent à l'action.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-115546715194638065?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/115546715194638065/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=115546715194638065' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115546715194638065'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115546715194638065'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2006/08/la-diffrence-entre-les-rves-et-les.html' title='La différence entre les rêves et les rêves'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-115529315739112791</id><published>2006-08-11T01:53:00.000-07:00</published><updated>2006-08-31T06:39:09.410-07:00</updated><title type='text'>"Qui suis-je?"</title><content type='html'>On a tous besoin d'avoir une réponse à cette question. On a tous besoin de savoir qui on est pour fonctionner dans le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les personnes qui ne savent pas du tout qui elles sont - il y en a - sont coincées, ligotées par un point d'interrogation en noeud coulant. Leur incertitude sur un point absolument fondamental, les paralyse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A cette question vitale, il y a de "bonnes" et de "mauvaises" réponses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour comprendre comment il peut y avoir une mauvaise réponse à la question "qui suis-je?", il faut visualiser son identité comme une maison. Où va-t-on la construire?... Sur quel type de terrain ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l'on se définit par son métier, on construit la maison de son identité sur du sable. Au moindre glissement du terrain, tout se cassera la figure. Il suffit d'une mise à pied, d'un congé qui se prolonge... pour que tout tombe. Ceux qui décident "je suis plombier, c'est ça mon être" (plombier ou homme d'affaire, ou n'importe quoi d'autre...) mettent au centre ce qui ne devrait être qu'à la périphérie. Ils donnent à un point de détail contingent la place de l'essentiel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Résultat : dès qu'ils changent de métier ou que leurs vacances se prolongent, ils sont perdus, désorientés. Privés de leurs repères.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour être solide et rassurante, la maison de l'identité doit être batie sur du roc : une base inaltérable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs possibilités : revenir à la base. Qui suis-je ?.... Un être humain. Plus précisément, une femme (ou un homme). Ces réponses ouvrent elles-mêmes sur beaucoup de questions (c'est quoi, un être humain ?... le cousin germain d'un singe, ou autre chose ?... c'est quoi un homme, une femme ?) mais elles ont le mérite de ne pas être à la merci des circonstances. Quoiqu'il arrive, on restera un être humain, une femme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais bien sûr, personne ne peut se satisfaire d'une définition aussi générale. On veut savoir de manière plus spécifique et précise, ce que l'on est, qui l'on est.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La solution la plus banale consiste à se définir par son passé - et ce qui s'est passé hier, c'est déjà du passé. On dit : "je suis timide", parce que jusque là, on l'a été. Ou : "je suis angoissé, nerveux" parce que jusque là, on l'a été. Ou : "je suis rêveuse" parce que jusque là, on l'a été.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce type de définition de soi paraît juste - mais il représente mine de rien un contrat passé avec l'avenir : "je m'engage à rester toujours la même personne, quoiqu'il arrive, et quand bien même ce que je suis ne me satisfairait d'aucune manière."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Se définir par ce qu'on a été dans le passé, c'est se programmer pour rester éternellement (c'est-à-dire, jusqu'à la mort) ce qu'on a été jusqu'à ce jour. C'est rater l'opportunité du présent, le présent du présent : &lt;em&gt;aujourd'hui est le premier jour du reste de ta vie...&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bâtir son identité avec son passé, c'est bâtir une maison sans porte ni fenêtre dont on sera "l'hôte" à perpétuité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si cette démarche parait à première vue moins rationnelle, il est infiniment plus sage de baser son identité sur son futur.&lt;br /&gt;Il ne s'agit pas de se définir comme "le futur gagnant du loto", mais plutôt de clarifier à ses propres yeux son but, son objectif, et de le placer au centre de sa définition de soi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que cherche-t-on ?&lt;br /&gt;Que veut-on au plus profond de soi ?...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Exemples : je veux être utile aux autres et m'améliorer. Ou : je veux servir la vérité. Je veux comprendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vie n'est qu'un voyage, et de gré ou de force, nous ne sommes que des voyageurs. Notre identité est fugace comme nous le sommes ; la seule façon de la soustraire aux aléas, c'est de la fonder sur quelque chose de métaphysique, et donc de plus solide et durable que le monde matériel où tout bouge, s'use, s'effrite, s'effondre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'appuyer sur une &lt;em&gt;direction&lt;/em&gt;, une intention, un choix, c'est bâtir la maison de son être sur de la roche - comme ces châteaux cathares dont les ruines surplombent encore le paysage, dix siècles après leur construction.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-115529315739112791?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/115529315739112791/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=115529315739112791' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115529315739112791'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115529315739112791'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2006/08/qui-suis-je.html' title='&quot;Qui suis-je?&quot;'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-115523828824340751</id><published>2006-08-10T11:17:00.000-07:00</published><updated>2006-12-09T11:25:46.512-08:00</updated><title type='text'>Penser par soi-même (une méthode)</title><content type='html'>Lorsqu'on a le noble projet de penser par soi-même, c'est-à-dire de se faire une opinion personnelle sur un sujet donné, que faut-il faire ?...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne suffit pas de se triturer solitairement la cervelle, car cet exercice ressemble trop au mouvement circulaire du poisson rouge dans son bocal pour mener quelque part. En gros, il n'y a pas mille méthodes possibles, mais une seule : examiner les différents points de vue existants sur la question.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Facile à dire, beaucoup plus difficile à faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, on est conditionné par les idées auxquelles on adhère déjà : conditionné à ne voir, dans le paysage environnant, que ce qui confirme, appuie, étaie... nos anciennes et respectables croyances, celles auxquelles on s'identifie au point de les prendre pour nous-mêmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le début de la sagesse, a dit quelqu'un de très sage, c'est de comprendre que d'autres points de vue sont possibles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui ne signifie pas que "toutes les pommes du panier ont exactement le même goût" ni que "toutes les opinions se valent" ou que "la vérité, ça n'existe pas..." Envisager plusieurs points de vue sur un sujet donné ne conduit &lt;em&gt;pas&lt;/em&gt; à un relativisme nivelant, mais plutôt à des prises de conscience.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Examiner plusieurs points de vue, cela signifie concrètement en examiner au moins deux : le pour et le contre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pour et le contre de l'ésotérisme ; le pour et le contre du féminisme ; le pour et le contre de la peine de mort ; le pour et le contre de... n'importe quel sujet qu'on veut explorer vraiment en profondeur pour s'en faire une opinion personnelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est pas aussi simple que ça en a l'air, car sur chacun de ses sujets on trouvera une masse absolument énorme de documents, textes, livres, articles, films, etc., qui vont dans un sens, et pratiquement aucun qui va dans l'autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le monde étant ce qu'il est, il y a toujours un pour (ou un contre) démesuré, et un contre (ou un pour) ridiculement atrophié.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui ne signifie pas que l'opinion minoritaire qu'on va dénicher dans les recoins du net et de librairies où l'on n'avait jamais mis les pieds avant est fausse - simplement qu'elle n'est pas à la mode, qu'elle remonte le courant au lieu de le descendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prenons un exemple précis : la théorie de l'évolution.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La théorie de l'évolution, tout le monde est tombé dedans quand il était petit. On y a droit à l'école, dans les musées, dans les films (les allusions qu'on y trouve dans les films américains sont innombrables, cela va de "La planète des singes" à "Voyage à travers le temps"...), les magazines. A moins de vivre dans une grotte au fin fond de l'Himalaya sans télé ni radio, on est &lt;em&gt;obligé&lt;/em&gt; de savoir que l'Homme est le cousin germain du Singe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut très bien en rester là, et s'en contenter toute sa vie. Car lorsqu'on croit à quelque chose, on ne se rend pas forcément compte qu'on y croit : on peut très bien avoir l'impression qu'on ne "croit" rien, que c'est seulement la vérité, la réalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Homme est le cousin du singe comme la terre tourne autour du soleil, ou comme l'Amérique est un continent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sauf que le début de la sagesse, c'est de comprendre que différents points de vue sont possibles... et le milieu de la sagesse, c'est de les examiner (quand à &lt;em&gt;la fin de la sagesse&lt;/em&gt;, personne ne l'a encore trouvée).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c'est là que se dresse un obstacle de taille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car l'apprenti penseur qui se dit "ok, je vais me faire une opinion personnelle, je vais chercher le Contre, je vais lire ce que disent les adversaires de la théorie de l'évolution", se retrouve confronter à un noeud émotionnel assez difficile à dénouer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel noeud ?...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est que les adversaires de la théorie de l'évolution sont (là je parle de ceux dont on peut trouver les écrits facilement en français) pour la plupart des croyants. Or, l'apprenti penseur s'il n'est pas croyant lui-même a un apriori très négatif à l'égard des croyants, qu'il soupçonne d'office d'être de mauvaise foi, de manquer d'objectivité, et d'une manière générale de ne parler que pour prêcher. Lorsqu'on est encombré par un tel préjugé, il est bien difficile de lire - et encore plus de s'ouvrir à une argumentation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est pourtant indispensable lorsqu'on veut voir avec ses deux yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tant qu'on a eu accès qu'au pour (ou qu'au contre) sur un sujet donné, on ne le voit qu'avec un oeil. Pour regarder avec ses deux yeux, il est indispensable d'envisager le revers de la médaille, qui porte toujours une inscription impossible à imaginer à l'avance quand on ne regarde que le côté face : on ne peut pas deviner, ni inventer cet autre point de vue.&lt;br /&gt;Pour le connaître, on doit le chercher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour finir sur ce sujet de l'évolution, il y au moins un livre - le seul à ma connaissance qui soit traduit en français - d'un scientifique qui ne croit ni en Dieu, ni en la théorie de l'évolution, et qui représente une aperçu très appréciable du Contre : c'est &lt;em&gt;L'évolution, une théorie en crise&lt;/em&gt;, du célèbre biologiste Michael Denton.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut le commander à cette adresse :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2080812289/402-9987942-6967350?v=glance&amp;n=301061"&gt;http://www.amazon.fr/gp/product/2080812289/402-9987942-6967350?v=glance&amp;amp;n=301061&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le chemin ardu de l'apprenti penseur (et on reste apprenti penseur toute sa vie...), se dresse donc plusieurs obstacles de taille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Le premier, c'est la &lt;em&gt;paresse&lt;/em&gt;. Il est beaucoup plus facile et confortable de continuer à croire ce qu'on a toujours cru, ou de gober tout cru ce qui se raconte à la télé, que de faire des recherches et des lectures - ce qui représente du temps, de l'argent et des efforts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Le deuxième, c'est les &lt;em&gt;émotions et l'identification affective&lt;/em&gt;. On est attaché émotionnellement à ce qu'on croit déjà ; on s'identifie à ses croyances au point de les prendre pour soi. Changer d'opinion - et dès qu'on se met à explorer un nouveau point de vue, c'est le risque et la chance que l'on court -, est une expérience émotionnellement destabilisante. C'est comme si l'image familière dans le miroir se mettait à bouger, comme si ses contours se modifiaient. D'une certaine façon, on devient quelqu'un d'autre et ça fait bizarre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour surmonter le premier obstacle, la paresse, il faut être motivé par une perception claire de la valeur de ce que l'on recherche : la vérité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'y a rien de plus précieux à connaître que la vérité sur cette terre. C'est la vérité qui libère, c'est elle aussi qui permet d'avoir une prise sur le réel, de pouvoir agir - agir sur soi, sur les autres, sur le monde. Sans vérité, on est totalement démuni et impuissant. Que pourrait faire un poisson qui se prendrait pour un oiseau ?... Quel avenir aurait une poule qui prendrait les renards pour des chiens ?... La vérité donne le pouvoir sur soi et sur sa vie - il n'y a qu'elle qui puisse le donner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour surmonter le deuxième obstacle, il faut se redéfinir soi-même non par rapport à ce qu'on croit déjà, mais par rapport à son aspiration principale : le noyau de notre être ce n'est pas l'athéisme, le communisme, l'enseignement ou le commerce, ni rien de ce qu'on croit ou qu'on fait déjà, mais ce qu'on &lt;em&gt;veut&lt;/em&gt; : la vérité. Le centre de notre être, ce qui nous définit en tant qu'être humain, ce ne sont pas nos croyances contingeantes ni notre passé plus ou moins valable, mais bien cet amour de la vérité, cette quête de la vérité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l'on parvient à se visualiser sous ce jour, on ne craindra plus de perdre ses contours en changeant d'opinion, et on ne refusera plus une vérité nouvelle sous prétexte qu'elle nous dérange dans nos habitudes et notre définition de nous-même ; l'on sera prêt au contraire à troquer des croyances anciennes contre d'autres idées plus rationnelles, et à subordonner nos émotions à notre logique - ce qui est bien souvent la meilleure chose à faire...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-115523828824340751?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/115523828824340751/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=115523828824340751' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115523828824340751'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115523828824340751'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2006/08/penser-par-soi-mme-une-mthode.html' title='Penser par soi-même (une méthode)'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-115521114382043688</id><published>2006-08-10T02:50:00.000-07:00</published><updated>2006-12-09T11:22:33.201-08:00</updated><title type='text'>A première vue...</title><content type='html'>Bizarrement (ou pas), on n'entend jamais personne dire "à deuxième vue" ou "à troisième vue, je dirais que..." Le langage n'a entériné comme expression courante qu' "à première vue".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce significatif ?...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première vue, c'est le regard frivole et superficiel qu'on jette de loin sur les choses. Si quelque chose brille - un gros faux diamant par exemple - on le verra. Sinon, non. La première vue, c'est la vision floue et négligente du myope qui a oublié ses lunettes. Sa vision du monde est tellement basique, tellement pauvre, que n'importe quelle tâche verte ayant à peu près la forme, passera toujours à ses yeux pour un arbre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a des lois naturelles, physiques, qui ont leur exact équivalent dans le monde moral. Ainsi, pour monter, il faut faire beaucoup plus d'efforts que pour descendre - et pour s'améliorer et se perfectionner au niveau moral, il faut aussi faire beaucoup plus d'efforts que pour se laisser aller à tous ses défauts.&lt;br /&gt;Une autre loi physique qui trouve sa contre partie dans le monde invisible, est l'impossibilité d'identifier correctement une chose qu'on ne voit que de loin. A 100 mètres, un diamant est impossible à distinguer d'un vil éclat de verre : pour savoir à quoi on à affaire, il est nécessaire non seulement de s'en approcher, mais de l'examiner de très près.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les joailliers ont d'ailleurs des loupes spéciales pour scruter les détails les plus infimes de leurs pierres. S'ils sont de véritables spécialistes, c'est bien parce qu'ils utilisent (à bon escient) ce type d'instrument.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le monde parallèle et invisible des idées, il en est de même. Une idée n'est connue que si on l'examine de très près : à une certaine distance, impossible de savoir s'il s'agit d'un authentique rubis ou d'une perle en verre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les décorateurs de théâtre savent que sous les feux de la rampe, ce ne sont pas les vrais diamants qui brillent le mieux, mais les faux. Pour que l'effet soit réussi, le strass et les paillettes sont indispensables. Ce qui a l'air vrai vu de loin, est souvent ce qui est le plus faux vu de près.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Se contenter d'une "première vue", croire aux idées qui ont l'air vraies et convaincantes vues de loin, est l'équivalent psychologique de ces comportements bien connus :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Croire que ce qu'il y a dans la boite, est ce qui est inscrit sur l'étiquette, sans vérifier en ouvrant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Chercher un objet qu'on a perdu non là où on l'a perdu, mais là où il y a de la lumière pour chercher, parce que c'est plus pratique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Prendre une route qui ne mène nulle part (ou dans les ronces) parce qu'elle est agréable et qu'elle descend.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une question qu'il n'est pas inutile de se poser, quelle que soit d'ailleurs les circonstances, est celle-ci : est-ce que je cherche la réalité ou l'image ? la substance ou l'apparence ?...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l'on ne cherche que l'image, alors il ne faut pas s'étonner de ne trouver qu'elle. C'est-à-dire, un mirage. Illusion qui ne nourrit pas, ne soutient pas, et se déchire dès qu'on s'y appuie, comme un trompe l'oeil, la toile peinte d'un décor de théâtre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l'on cherche la réalité par contre, alors on ne peut pas se dispenser de regarder de près, d'examiner en détail, de dépasser la zone du flou artistique pour arriver à celle de la précision et de la rigueur. Dire que &lt;em&gt;les apparences sont trompeuses&lt;/em&gt;, c'est dire beaucoup plus qu'un lieu commun.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'intelligence n'est pas un don inné que l'on a ou que l'on n'a pas, mais un outil que tout un chacun possède. Chaque être humain ou presque dispose de facultés rationnelles tout à fait opérationnelles.&lt;br /&gt;Seulement voilà : la plupart des gens ne souhaitent tout simplement pas les utiliser. Alors ils laissent rouiller leur intelligence au garage, derrière une voiture amoureusement entretenue et une tondeuse soigneusement bichonnée, étincellante...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Se servir de son intelligence, c'est aller plus loin qu'une "première vue" paresseuse, refuser le jeux fascinant et trompeur des images pour partir en quête de la réalité occulte qui se cache derrière leur surface.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-115521114382043688?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/115521114382043688/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=115521114382043688' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115521114382043688'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115521114382043688'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2006/08/premire-vue.html' title='A première vue...'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-115516156210821681</id><published>2006-08-09T14:15:00.000-07:00</published><updated>2006-12-09T11:20:24.029-08:00</updated><title type='text'>Penser par soi-même ?</title><content type='html'>S'il y a bien une expression galvaudée, c'est celle-là : &lt;em&gt;penser par soi-même&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout le monde semble bien d'accord pour reconnaître qu'il est important, ou du moins méritoire, de penser par soi-même.&lt;br /&gt;Mais qu'est-ce que ça implique &lt;em&gt;concrètement&lt;/em&gt; ?... Et à quoi reconnaît-on qu'on &lt;em&gt;pense par soi-même&lt;/em&gt; ?....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout d'abord, on peut rappeller que "penser par soi-même" est un équivalent strict de "penser". En effet, lorsqu'on ne pense pas par soi-même, on ne pense pas : on se contente de se faire l'écho des idées de quelqu'un d'autre (ou de quelques autres).&lt;br /&gt;On s'imagine parfois que l'expression "penser par soi-même" correspond à un état de concentration extrême, crispé et solitaire - quelque chose comme le penseur de Rodin, en plus constipé.&lt;br /&gt;Penser par soi-même demande au contraire qu'on aille chercher ce que les autres pensent. Toute la différence (et elle est énorme) avec le fait de "penser par les autres", c'est-à-dire de ne pas penser mais juste de réfléchir bêtement comme un miroir, est dans le verbe &lt;em&gt;chercher&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, il a deux façons très différentes de rencontrer les idées des autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1/On peut les attraper comme on attrape les microbes, avec l'air qu'on respire - c'est d'ailleurs leur mode de propagation le plus courant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2/ On peut les chercher activement quelque part - livre, conférence, article, site web, discussion, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsqu'on les attrape, c'est en réalité elles qui nous attrapent. Elles nous dominent et nous mènent par le bout du nez sans même que nous nous en rendions compte. En effet, nous ne savons même pas que nous croyons quelque chose - pour nous, c'est la réalité, la vérité, une évidence indiscutable. Un peu comme quelqu'un qui verrait le monde à travers des lunettes déformées et colorées, mais qui ne le saurait pas : il prend sa vision cubiste ou expressionniste pour la réalité qui l'entoure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsqu'on les cherche, les idées nous dominent aussi - mais dans la mesure où l'on a souffert pour les trouver, on sait du moins qu'il s'agit d'idées. Et surtout, cette recherche préalable fait qu'on a bougé sa tête, qu'on a changé - même si ce n'est que sur un point de détail - ses croyances. Bref, on est devenu moins bête...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le proverbe trivial &lt;em&gt;Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis&lt;/em&gt; comporte une bonne part de vérité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, quelqu'un qui n'a jamais changé d'opinion sur rien est dans l'un de ces deux cas :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1/Il a toujours connu la vérité sur tout et ne veut pas troquer la clarté contre l'obscurité, la vérité contre l'erreur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2/Il n'a jamais réfléchi à rien et se satisfait parfaitement de continuer à croire jusqu'à la mort aux idées bactériologiques qu'il a respiré à la naissance.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-115516156210821681?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/115516156210821681/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=115516156210821681' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115516156210821681'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115516156210821681'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2006/08/penser-par-soi-mme.html' title='Penser par soi-même ?'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-115453064509573046</id><published>2006-08-02T06:39:00.000-07:00</published><updated>2007-01-20T07:55:58.933-08:00</updated><title type='text'>Amour inconditionnel ?</title><content type='html'>Dans les années soixante-dix, une idée entièrement nouvelle, inconnue auparavant, a commencé à être semée dans les livres, les journaux, la télévision, le cinéma, la radio... partout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette idée a germé, avec le temps c'est devenu un arbre immense, solidement enraciné dans toutes les têtes : &lt;em&gt;L'amour doit être inconditionnel&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Actuellement, cette idée règne aussi bien dans la religion (Dieu serait "amour inconditionnel") que la psychanalyse, le développement personnel ou les manuels du type &lt;em&gt;Comment élever son enfant ?&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;Comment réussir sa vie de couple ?&lt;/em&gt; Tout le monde est d'accord : l'amour doit être inconditionnel. Tout le monde le dit, tout le monde l'explique, tout le monde l'affirme : l'amour doit être inconditionnel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est devenu une évidence si universelle, que personne - mais vraiment personne - n'ose apporter ne serait-ce qu'un bémol à ce dogme. L'amour doit être inconditionnel, point final.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'y ai cru comme tout le monde. A première vue, cela parait un principe magnifique, "l'amour inconditionnel". On imagine quelque chose de grand, de fort, de doux, d'enveloppant - quelque chose qui ne juge pas, ne condamne pas, mais accepte et englobe. Le grand confort... presque le ventre de maman.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais à seconde ou troisième vue, qu'en est-il ? Car on a trop tendance à juger les idées à la va-vite, sur leur apparence, prenant le joli point brillant à la surface de l'eau pour un effet du soleil, quand il s'agit en réalité de la pointe d'un iceberg invisible, vers lequel on se dirige en toute inconscience, capitaine du Titanic.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Inconditionnel&lt;/em&gt;, ça veut dire quoi, exactement ? Inconditionnel, ça veut dire sans &lt;em&gt;aucune&lt;/em&gt; condition, quelle qu'elle soit. Aimer inconditionnellement quelqu'un, ça veut dire l'aimer et continuer à l'aimer, quoiqu'il fasse, quoiqu'il dise, quoiqu'il arrive.&lt;br /&gt;Dans l'abstrait, c'est grandiose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et maintenant, deux exemples d'amour inconditionnel tirés de la réalité concrète :&lt;br /&gt;- La femme de Dutroux. Elle l'a aimé inconditionnellement, et l'a aidé, par amour inconditionnel, à vivre jusqu'au bout sa passion des fillettes prépubères.&lt;br /&gt;- Jacqueline B***. Elle est restée, par amour inconditionnel, avec Antoine S*** pendant cinq ans. Antoine en a profité pour la violer en compagnie de ses amis. Ils se sont bien amusés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce que l'on doit aider son mari psychopathe à violer et tuer, par amour inconditionnel ? est-ce que l'on doit supporter patiemment les pires sévices, les pires tortures, par amour inconditionnel ? Est-ce que l'on doit aimer les tueurs en série, les pervers, les pédophiles ? Après tout, si l'amour doit être inconditionnel, eux aussi y ont droit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l'on répond "non", alors il est faux que l'amour doive être inconditionnel et il faut examiner de plus près cette croyance séduisante et illusoire.&lt;br /&gt;Si l'on répond "oui", c'est qu'à force d'adhérer à des idées fausses, on a perdu toute notion de la différence entre le bien et le mal - mais il n'est jamais trop tard pour récupérer son bon sens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, tout dépend des conditions.&lt;br /&gt;Aimer quelqu'un à condition qu'il nous invite tous les jours au restaurant, ce n'est pas de l'amour mais une exploitation raisonnée du portefeuille de l'autre. Aimer quelqu'un à condition qu'il nous fasse sans arrêt des compliments, ce n'est pas de l'amour mais du narcissisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il y a des conditions toutes différentes qui, elles, sont extrêmement constructives.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'est-ce qui motive un enfant dans son travail ?...&lt;br /&gt;C'est de voir la satisfaction du maître quand il fait des progrès, et au contraire son visage fermé quand il ne travaille pas. Ce qui le pousse en avant, c'est un amour complètement conditionnel : s'il avait droit à des sourires amicaux lorsqu'il chahute, il perdrait les trois-quart de sa motivation.&lt;br /&gt;Prôner "l'amour inconditionnel" comme on le fait, revient à décourager l'apprentissage. S'il n'y a aucune carotte émotionnelle pour les faire avancer dans le bon sens, pourquoi les enfants se fatigueraient-ils ?... S'ils sentent qu'on les aimera exactement de la même façon quoiqu'ils fassent ou qu'ils ne fassent pas, qu'ils soient sages et appliqués comme de petits anges ou insupportables comme de petits diables, et quand bien même ils ne feraient aucun effort, comment pourraient-ils se construire ?...&lt;br /&gt;Personne n'est prêt à faire longtemps des efforts s'il n'a aucun espoir de récompense - et en particulier, aucun espoir de récompense &lt;em&gt;émotionnelle&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour progresser, les enfants ont besoin de sentir un amour sainement conditionnel, c'est-à-dire un amour qui diminue ou augmente selon leur comportement et leurs choix. S'ils savent que leur bonne volonté, leurs efforts pour s'améliorer leur rapportera un "bonus" affectif, ils redoubleront d'effort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais cette méthode pédagogique très classique, vieille comme le monde, est aujourd'hui complètement &lt;em&gt;out&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;Tout le monde a la tête programmée pour trouver ce système de récompense horrible, ignoble - et tant pis pour les enfants, si au nom de &lt;em&gt;l'amour inconditionnel&lt;/em&gt; (nouvelle divinité à la mode) ils n'apprennent rien, même pas à apprendre et qu'en conséquence, ils se retrouvent complètement démunis devant les difficultés inévitables de l'existence.&lt;br /&gt;Ce ne sera pas la première fois qu'on sacrifie des êtres humains à une idée-idole...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur ce point comme sur bien d'autres, un adulte n'est qu'un enfant pour qui le temps a passé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne fait pas de progrès seulement "pour soi-même", indépendamment de tout contexte extérieur. On ont besoin de savoir que quelqu'un d'autre veut qu'on progresse, est heureux dès qu'on progresse, et sera mécontent si l'on régresse.&lt;br /&gt;Petie illustration autobiographique : j'ai un mari adorable qui me pousse sans arrêt à faire des progrès. Il ne me laisse jamais me reposer sur mes (maigres) lauriers, ni dire ou croire que "je suis comme ça depuis toujours, alors ce n'est pas maintenant que je vais changer". C'est grâce à son amour intelligement conditionnel que j'avance : je sais qu'il m'aime d'autant plus qu'il me voit forte, courageuse, et déterminée à triompher de mes faiblesses.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-115453064509573046?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/115453064509573046/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=115453064509573046' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115453064509573046'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115453064509573046'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2006/08/amour-inconditionnel.html' title='Amour inconditionnel ?'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-115409847813030325</id><published>2006-07-28T07:45:00.000-07:00</published><updated>2006-12-09T11:17:52.642-08:00</updated><title type='text'>Pourquoi ne trouve-t-on que ce que l'on cherche ?</title><content type='html'>Ce n'est pas une règle absolue, mais en général, on ne trouve que ce que l'on cherche. Car même si on trébuche sur quelque chose de très précieux, si on n'a pas cherché ce quelque chose, il y a de forte chance qu'on se relève, qu'on s'époussette, et qu'on continue sa route comme si de rien n'était.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, on ne mesure pas la valeur de ce qu'on n'a jamais cherché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui sait ce que vaut l'argent ? Ceux qui en manque et qui peinent pour l'obtenir. Qui sait ce que vaut la vérité ? Ceux qui la cherchent et peinent à la trouver. Qui sait ce que vaut l'amour ? Celui qui a été privé de câlin quand il était enfant, et qui a cherché partout le sentiment doux et chaud qui lui a manqué petit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donnez un trésor à quelqu'un qui n'a jamais cherché aucun trésor, et il le laissera là - croyant que si on le lui offre gratuitement, c'est qu'il ne s'agit que de pacotille sans valeur. Ou peut-être qu'il jugera que le poids du trésor, qu'il devrait ramener chez lui sur son dos, est trop lourd pour lui...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-115409847813030325?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/115409847813030325/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=115409847813030325' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115409847813030325'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115409847813030325'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2006/07/pourquoi-ne-trouve-t-on-que-ce-que-lon.html' title='Pourquoi ne trouve-t-on que ce que l&apos;on cherche ?'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-115408261602864241</id><published>2006-07-28T03:11:00.000-07:00</published><updated>2006-07-28T04:34:39.030-07:00</updated><title type='text'>Les mensonges auxquels on croit : des indice pour les détecter</title><content type='html'>Il n'y a malheureusement pas de critère évident qui permette de distinguer la vérité de l'erreur. Cependant, certains signes et indices peuvent mettre sur la voie...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l'on mettait face à face, pour un combat équitable, la vérité et le mensonge, il est quasiment certain que la vérité triompherait. En effet, la vérité est en adéquation avec le réel et l'explique : sa cohérence, sa pertinence, son adéquation totale avec le réel, font sa force. Le mensonge par contre est en décalage avec la vérité comme avec le réel - ce qui le rend fragile comme un décor de théâtre. L'examiner de près, c'est dévoiler la supercherie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mensonge ne survit donc que grâce à des effets spéciaux (et spécieux) : éclairage sélectif, pénombre savamment entretenue, effets d'optique et trompe l'oeil... Il ne supporte pas la lumière du grand jour, qui révèlerait tous ses trucs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si - donc - on ressent par rapport à une certaine croyance qu'on héberge une impression de confusion, de pénombre et de mystère tenace, il y a de forte chance que cette croyance en question soit mensongère, ou partiellement mensongère.&lt;br /&gt;Si, de plus, on s'aperçoit qu'on est incapable d'expliquer clairement cette croyance à quelqu'un, ou qu'on se sent stressé, angoissé, à l'idée de la présenter au grand jour... c'est peut-être qu'on sent confusément qu'elle ne résisterait pas à la lumière, étant l'enfant de l'ombre et du trucage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsqu'expliquer la croyance mise sur la sellette déclenche confusion mentale et angoisse, on tient là un indice précieux : cette idée est très probablement de la fausse-monnaie qu'on prend pour de l'or.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il y a un autre indice tout aussi révélateur et significatif. C'est la colère et le refus d'en discuter. Le fait de s'emporter, d'insulter celui qui ose ne pas partager une croyance que l'on possède, ou plutôt qui nous possède, est un signe presque certain que l'idée en question n'est qu'une chimère.&lt;br /&gt;Si l'autre reste calme et courtois, et que le simple fait qu'il contredise notre opinion nous rend amer et furieux, prêt à lui cracher rageusement à la face, il y a de forte chances que cette opinion si précieuse, cette "vérité" auquel on s'accroche, n'est qu'un mensonge, un mirage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, si l'on se sentait dans son fort intérieur sûr de la vérité de sa croyance, on en discuterait calmement, sans craindre que l'autre puisse nous la faire perdre par ses arguments.&lt;br /&gt;Refuser de discuter (quand l'autre est de bonne compagnie et ne fait pas preuve d'agressivité), c'est avouer sa faiblesse, ou plutôt, avouer la faiblesse misérable de ce à quoi on croit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le propre d'une discussion, c'est de faire bouger les idées : si l'idée n'est qu'une idole de verre, il suffit de la déplacer pour qu'elle se brise. C'est pour cela qu'on se sent si mécontent, si furieux, lorsque que quelqu'un porte la main sur ce "trésor" fragile et illusoire que l'on chérit.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-115408261602864241?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/115408261602864241/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=115408261602864241' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115408261602864241'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115408261602864241'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2006/07/les-mensonges-auxquels-on-croit-des.html' title='Les mensonges auxquels on croit : des indice pour les détecter'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-115408127973060185</id><published>2006-07-28T02:38:00.000-07:00</published><updated>2006-07-28T14:02:35.463-07:00</updated><title type='text'>Un sens à sa vie : faut-il le "donner" ou le "trouver" ?</title><content type='html'>&lt;em&gt;Donner un sens à la vie, donner un sens à sa vie, trouver le sens de la vie, trouver le sens de sa vie&lt;/em&gt;... Mine de rien (ou mine de quelque chose), toutes ces expressions ne sont pas du tout équivalentes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1/&lt;em&gt; Donner du sens à la vie&lt;/em&gt;, suppose que la vie n'en a pas à la base - car si elle en avait déjà un vrai, il n'y aurait aucun intérêt à lui en donner un autre, inévitablement moins authentique que le premier. Si l'on peut, ou si l'on doit "donner un sens à la vie", c'est que la vie est absurde. Cette absurdité douloureuse, insupportable, doit être masquée par une couche de peinture - de sens - pour devenir supportable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Conseiller ou se conseiller de "donner un sens à la vie", c'est donc répondre - déjà - à une question existentielle fondamentale : la vie a-t-elle un sens ?...&lt;br /&gt;Non, elle n'en a pas - et c'est pour ça qu'il faut s'efforcer de lui en rajouter un, comme on rajouterait une couronne de roses à une tête de mort, pour rendre son rictus moins déplaisant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2/ &lt;em&gt;Donner un sens à sa vie&lt;/em&gt;. Cette expression ressemble beaucoup à la première, mais elle part d'un constat un peu différent. Le constat que ma vie à moi (et non la vie en général) n'a pas de sens... Et qu'il faut y remédier. La grande question : comment ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3/&lt;em&gt;Trouver le sens de sa vie&lt;/em&gt;. Cette fois-ci, on suppose que ce qui semble absurde à première vue, ne l'est pas. Le sens existe... mais on ne l'a pas encore découvert. Là encore, toute la difficulté est dans le &lt;em&gt;comment ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;La plupart des gens qui sentent que le sens de leur vie leur échappe, se précipitent vers un autre métier ou une psychanalyse pour résoudre le problème. C'est peut-être mettre la charrue avant les boeufs.&lt;br /&gt;Comment pourrait-on trouver le sens de &lt;em&gt;sa&lt;/em&gt; vie, tant qu'on ne connaît pas le sens de &lt;em&gt;la&lt;/em&gt; vie ?... L'individu moderne oublie qu'il n'est qu'un échantillon d'humanité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4/&lt;em&gt;Trouver le sens de la vie&lt;/em&gt; : on ne peut comprendre le cas particulier que lorsqu'on a saisi la règle générale. Pour comprendre un être humain singulier, noeud bien spécifique de problèmes, il faut déjà comprendre ce qu'est l'humanité.&lt;br /&gt;L'ambition de se connaître soi-même, qui est grande, belle et légitime, oublie souvent qu'on n'identifie pas un récipient en l'explorant seulement de l'intérieur. Pour savoir s'il s'agit d'une théière, d'un bol ou d'un pot de chambre, il faut en sortir et le voir du dehors de manière objective.&lt;br /&gt;Pour se connaître, l'introspection ne suffit pas : il faut aussi de l'exspection - le mot existe au moins ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour trouver le sens de sa vie - cas spécifique - il faut donc commencer par trouver le sens de la vie - loi générale. Or... On ne trouve que ce que l'on cherche. Et pour chercher quelque chose, il faut d'abord croire à son existence : personne ne cherche de licorne, hormis ceux qui croient à leur réalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour trouver le sens de la vie (grâce auquel on pourra connaître le sens de &lt;em&gt;sa&lt;/em&gt; vie), il faut donc commencer par croire que la vie a un sens bien réel, un sens "objectif" et connaissable... même si on ne le connaît pas encore.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-115408127973060185?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/115408127973060185/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=115408127973060185' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115408127973060185'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115408127973060185'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2006/07/un-sens-sa-vie-faut-il-le-donner-ou-le.html' title='Un sens à sa vie : faut-il le &quot;donner&quot; ou le &quot;trouver&quot; ?'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-115400887318818230</id><published>2006-07-27T06:59:00.000-07:00</published><updated>2006-07-27T11:17:27.946-07:00</updated><title type='text'>La naïveté</title><content type='html'>La naïveté est plutôt mal vue, à notre époque. Le mot lui-même évoque quelque chose d’un peu bébête. Je me rappelle, lors d’une circonstance bien précise, m’être fait rabrouée avec hauteur pour ma « naïveté » intellectuelle par une spécialiste (il s’agissait de langage, justement).&lt;br /&gt;Mais c’est quoi, la naïveté ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etymologiquement, c’est une caractéristique, ou une qualité, qui est de naissance : naïveté vient de naïf, qui vient de nativus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La naïveté, c’est cette qualité précieuse qui fait que les enfants posent des questions si pertinentes… alors que les adultes n’en posent plus, quoi qu’ils n’aient pourtant pas trouvé les réponses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le fait de se questionner, et de questionner les autres, de chercher les « pourquoi », est naïf.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le fait de garder un air entendu et un silence prudent, faussement informé (du genre « je sais, je sais ») dans des circonstances étranges où l’on ne comprend rien, est le contraire de la naïveté. Ainsi de Perceval, lorsque le Graal passe devant lui : la scène est extrêmement bizarre et pourtant, il ne pose aucune question. C’est pourquoi il échoue dans sa quête initiatique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici le passage du roman de Chrétien de Troye :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Tandis qu'ils parlaient de choses et d'autres, un jeune valet, qui porte une lance blanche qu'il tient par le milieu, sort d'une chambre ; il passe entre le feu et ceux qui étaient assis sur le lit. Tout le monde pouvait voir la lance blanche et l'éclat de son fer. Il sortait une goutte de sang à la pointe de la lance et cette goutte vermeille coulait jusqu'à la pointe. Le jeune Perceval qui vient d'arriver en ces lieux voit ce spectacle surprenant mais il se retient de demander comment cela peut se produire, car il se rappelle la recommandation de celui qui lui a appris la chevalerie : il faut se garder de trop parler. Il a donc peur, s'il pose une question, qu'on le trouve grossier et c'est pour cette raison qu'il ne demande rien. […] Perceval vit passer les jeunes gens mais il n'osa pas demander qui l'on servait dans ce graal, car il pensait toujours à la recommandation du sage seigneur. J'ai bien peur que le mal ne soit déjà fait, car j'ai souvent entendu dire qu'on peut parfois trop se taire, tout comme on peut parfois trop parler. Mais cependant, le jeune homme ne leur pose aucune question, ni pour son bien, ni pour son malheur. […] Pendant ce temps, le graal traversa encore la salle devant eux - le jeune homme ne demanda pas qui l'on servait avec ce graal. Il s'en gardait à cause du seigneur respectable qui lui avait conseillé de ne pas trop parler : ce conseil lui reste en mémoire, il ne cesse d'y penser. Mais il est plus silencieux qu'il ne devrait l'être. À chaque mets que l'on apporte, il voit le graal repasser juste devant lui, sous ses yeux, mais il ne sait pas à qui il sert. Il voudrait bien le savoir et il se dit qu'il demandera, avant de partir du château, à l'un des serviteurs de la cour. Mais il préfère attendre le lendemain matin, quand il quittera son hôte et tout son entourage. Il remet sa question au lendemain et il s'occupe seulement de bien manger et de bien boire. D'ailleurs, il ne regrette rien parce qu'on sert à la table des mets et des vins tous aussi délicieux que plaisants. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jeune Perceval, un peu trop civilisé par les conseils de prudence et de politesse qu’on lui a prodigué, a donc perdu sa naïveté première : il s’interroge dans son for intérieur, mais ne pose pas de question. Au lieu d’interroger naïvement, il profite du repas. C’est ce qui lui fait rater une opportunité unique – et des opportunités exceptionnelles, on n’en a parfois qu’une seule dans sa vie.&lt;br /&gt;Lorsqu’on la rate, on rate tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La crédulité est un défaut, mais la naïveté n’en est pas un. Au contraire : elle est intimité, contact avec la saine nature, avec le bon sens interrogatif et chercheur, questionneur, de l’enfance.&lt;br /&gt;Perdre sa naïveté, ce n’est pas gagner en intelligence ou perspicacité, mais gagner en cynisme, en frilosité peureuse, effrayée (par le jugement des autres), en indifférence apathique, anesthésiée : perdre sa naïveté, c’est perdre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heureusement, la naïveté se retrouve, et ce n’est pas parce qu’on s’en est éloigné un temps qu’on ne peut pas renouer avec elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Crédule, l’enfant croit tout ce qu’on lui raconte –c’est sa faiblesse.&lt;br /&gt;L’adulte se croit très malin, et cherche souvent la vérité dans ce qui lui paraît compliqué, mystérieux ou paradoxal, contradictoire… Autrement dit, l’adulte cherche souvent midi à minuit – c’est sa faiblesse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’idéal serait de chercher à comprendre comme un enfant, et d’examiner les réponses que le monde et les autres nous propose, avec un sens critique d’adulte.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-115400887318818230?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/115400887318818230/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=115400887318818230' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115400887318818230'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115400887318818230'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2006/07/la-navet.html' title='La naïveté'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-115400463391581182</id><published>2006-07-27T02:46:00.000-07:00</published><updated>2006-07-28T14:01:06.573-07:00</updated><title type='text'>Chercher le sens de la vie ou faire la vaisselle ?</title><content type='html'>Faut-il cultiver son jardin ou chercher le sens de la vie ? Certains choisissent sans le moindre état d’âme de se consacrer corps et âme à la mise en valeur de leurs bégonias et tomates - ou de tout ce qui peut en tenir lieu dans une existence… Cela va de la planification des vacances à la construction d’une maison achetée à crédit, en passant par celle d’une Tour Eiffel en allumettes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ces gens-là, l’important c’est les détails. Faire la vaisselle, et tout ce qui s’ensuit, est l’essentiel. Et, aussi étonnant que cela puisse paraître quand on ne fonctionne pas comme eux, ils semblent heureux comme ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis il y un autre type de personnalité. Pour ceux-là, l’essentiel est une démangeaison, une absence, un manque cruel, un vide douloureux qu’ils comblent comme ils peuvent : par des rêves, des lectures et des films, des projets grandioses et irréalistes, de l’alcool, des rires un peu grinçants, une quête de sexe ou d’impossible…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceux-là cherchent le sens de la vie, même s’ils ne savent pas où chercher ni comment chercher. Et lorsque les autres secouent la tête avec une compassion un peu condescendante devant le chaos qu’ils font de leur existence, ils n’ont rien à objecter, rien à répondre – un peu comme le vilain petit canard ne trouve rien à répondre à la poule et au chat. Je cite le passage du conte d’Andersen, car il est plein d’humour et d’enseignement :&lt;br /&gt;Le caneton resta à l'essai, mais on s'aperçut très vite qu'il ne pondait aucun oeuf. Le chat était le maître de la maison et la poule la maîtresse. Ils disaient: «Nous et le monde», ils pensaient bien en être la moitié, du monde, et la meilleure. Le caneton était d'un autre avis, mais la poule ne supportait pas la contradiction.&lt;br /&gt;--Sais-tu pondre? demandait-elle.&lt;br /&gt;--Non.&lt;br /&gt;--Alors, tais-toi.&lt;br /&gt;Et le chat disait:&lt;br /&gt;--Sais-tu faire le gros dos, ronronner?&lt;br /&gt;--Non.&lt;br /&gt;--Alors, n'émets pas des opinions absurdes quand les gens raisonnables parlent. Le caneton, dans son coin, était de mauvaise humeur ; il avait une telle nostalgie d'air frais, de soleil, une telle envie de glisser sur l'eau. Il ne put s'empêcher d'en parler à la poule.&lt;br /&gt;--Qu'est-ce qui te prend, répondit-elle. Tu n'as rien à faire, alors tu te montes la tête. Tu n'as qu'à pondre ou à ronronner, et cela te passera.&lt;br /&gt;--C'est si délicieux de glisser sur l'eau, dit le caneton, si exquis quand elle vous passe par-dessus la tête et de plonger jusqu'au fond!&lt;br /&gt;--En voilà un plaisir, dit la poule. Tu es complètement fou. Demande au chat, qui est l'être le plus intelligent que je connaisse, s'il aime glisser sur l'eau ou plonger la tête dedans. Je ne parle même pas de moi. Demande à notre hôtesse, la vieille paysanne. Il n'y a pas plus intelligent. Crois-tu qu'elle a envie de nager et d'avoir de l'eau par-dessus la tête?&lt;br /&gt;--Vous ne me comprenez pas, soupirait le caneton.&lt;br /&gt;--Alors, si nous ne te comprenons pas, qui est-ce qui te comprendra! Tu ne vas tout de même pas croire que tu es plus malin que le chat ou la femme... ou moi-même! Remercie plutôt le ciel de ce qu'on a fait pour toi. N'es-tu pas là dans une chambre bien chaude avec des gens capables de t'apprendre quelque chose ? Mais tu n'es qu'un vaurien, et il n'y a aucun plaisir à te fréquenter. Remarque que je te veux du bien et si je te dis des choses désagréables, c'est que je suis ton amie. Essaie un peu de pondre ou de ronronner!&lt;br /&gt;--Je crois que je vais me sauver dans le vaste monde, avoua le caneton.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu es complètement fou…&lt;br /&gt;Ce que tu dis est absurde…&lt;br /&gt;Tu n’as qu’à pondre ou ronronner (ou faire du sport, faire le régime, avaler un cachet, te prendre en main, etc.) et ça te passera…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Refrain connu, que les personnes pour qui l’essentiel n’est pas de faire la vaisselle ont entendu souvent. Mais à la différence du vilain petit canard, qui lui connaît ce dont il a la nostalgie, ceux qui souffrent de ne pas connaître le sens de leur vie ignorent ce qui leur manque. Ils ont bien une nostalgie, mais une nostalgie indistincte, vague : souvenir effacé par l’amnésie d’un absolu océanique, pur et frais – d’un renouvellement, d’une origine perdue – d’un quelque chose d’infiniment plus grand que les assiettes à laver, d’infiniment plus fort que tous les égoïsmes et volontés des hommes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c’est précisément cette ignorance qui fait leur faiblesse face à toutes les « poule » et tous les « chats » du monde, qui eux réussissent fort bien dans leurs spécialités. Les animaux domestiques ne souffrent pas de leur ignorance : le sens de la vie ne les intéresse pas, tout simplement. Ils n’ont pas le temps, ils ont des choses plus importantes à faire (pondre, ronronner), des problèmes plus fondamentaux à résoudre : à quelle heure la fermière apportera le grain ?… Y aura-t-il du lait à laper ce soir ?… A quand les prochains poussins ?…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les vilains petits canards du monde humain ont la nostalgie d’un quelque chose qu’ils ignorent, d’un quelque chose qui leur manque, et dont l’absence creuse le centre de leur âme, la laissant vide et désolée comme une maison en ruine. Ce gouffre intérieur qui les fascine et où il tombe parfois, les laisse complètement démuni devant la vaisselle à faire. Ils savent, ou du moins ils sentent, qu’il y a bien plus important que les mille et une corvées de la vie quotidienne – même s’ils ne savent pas dire ce que c’est précisément.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils sont très motivés pour chercher le sens de leur vie – mais ils ne savent pas où chercher et personne ne leur montre le chemin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors… chercher le sens de la vie ou faire la vaisselle ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chercher le sens de la vie et faire la vaisselle, car même lorsque tous les nœuds seront dénoués et toutes les questions, résolues, il y aura encore une vaisselle à faire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-115400463391581182?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/115400463391581182/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=115400463391581182' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115400463391581182'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115400463391581182'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2006/07/chercher-le-sens-de-la-vie-ou-faire-la.html' title='Chercher le sens de la vie ou faire la vaisselle ?'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-115378142058462827</id><published>2006-07-24T15:40:00.000-07:00</published><updated>2006-07-24T15:50:20.596-07:00</updated><title type='text'>La vie est-elle un voyage touristique ?</title><content type='html'>Dans un voyage touristique, ce qui compte ce n'est pas l'arrivée (puisque c'est juste un retour au point de départ) mais simplement le trajet, les monuments à visiter, les explications à écouter, les paysages à admirer. On se distrait, on s'instruit un peu, on admire et c'est tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si la vie est un voyage touristique, inutile de se casser la tête pour en chercher le sens - elle n'en a pas, ou juste ce qu'il faut pour ne pas s'ennuyer. Rien de plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si la vie est un voyage touristique, rien n'est vraiment crucial, et les choix n'ont qu'une importance toute relative : Tour Eiffel ou Parthénon ?... Sicile ou Pays Bas ?... Au bout du compte, ça ne change pas grand chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si la vie est un voyage touristique, on doit se contenter de ce qu'elle nous montre en surface sans chercher plus loin (le guide attend et il y a d'autres sites à visiter).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si la vie est un voyage touristique, le secret du bonheur c'est de se la jouer touriste : flâneur, superficiel et moutonnier. Allons donc où les autres vont, regardons donc ce que les autres regardent, et ne pensons pas plus qu'ils ne pensent - on risquerait sinon de rater la prochaine visite guidée des remparts...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si la vie est un voyage touristique, le plus important c'est de dépenser son énergie, son temps et son argent à voir ce que tant d'autres ont vu pour en retenir ce que tant d'autres ont retenu, c'est-à-dire &lt;em&gt;rien&lt;/em&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-115378142058462827?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/115378142058462827/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=115378142058462827' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115378142058462827'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115378142058462827'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2006/07/la-vie-est-elle-un-voyage-touristique.html' title='La vie est-elle un voyage touristique ?'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-115377349685876869</id><published>2006-07-24T13:36:00.000-07:00</published><updated>2010-04-29T01:47:59.955-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dieu'/><title type='text'>Y a-t-il des preuves de l'existence de Dieu ?</title><content type='html'>Les philosophes du temps passé se sont un peu embrouillés dans leurs preuves. Il en reste une somme de textes obscurs, alambiqués, indéchiffrables, tirés par les cheveux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les athées convaincus en déduisent bien vite qu'il n'y a aucun argument valable qui appuierait l'existence de Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En réalité, des arguments qui tendent à prouver l'existence de Dieu, il y en a plein.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces arguments ne sont bien sûr pas des "preuves", en ce sens que l'on peut très bien ne pas être convaincu par eux.&lt;br /&gt;Mais existe-t-il vraiment des preuves qui soient considérées comme telles &lt;i&gt;par tout le monde&lt;/i&gt; ?... La liberté de l'être humain fait qu'il peut refuser de croire ce qu'il veut - c'est d'ailleurs ce qui fait sa grandeur... et parfois sa perte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En cherchant bien, on trouverait certainement des gens qui ne sont pas d'accord avec 1+1=2.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici quelques uns des innombrables arguments en question :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;i&gt;Argument par l'analogie&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsqu'on voit un ordinateur, une voiture ou un avion, on sait très bien qu'ils ont été construits par quelqu'un de plus intelligent qu'eux. Même une tasse de café vide s'impose à nous comme la preuve que quelqu'un est passé par là.&lt;br /&gt;Or, la moindre cellule est infiniment plus complexe que la plus complexe des usines : alors pourquoi n'en déduit-on pas qu'elle a été construite par quelqu'un de plus intelligent qu'elle ?...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsqu'on voit ne serait-ce qu'un moulin à café, on sait très bien qu'il a été fabriqué par quelqu'un. On ne se dit pas que le moulin à café est issu directement d'un tronc d'arbre avec l'aide du le vent, de la pluie ou du hasard.&lt;br /&gt;Alors comment se fait-il que devant des "choses" infiniment plus élaborées et complexes (les êtres vivants), on se dise qu'elles sont le résultat de la matière, du temps et du hasard ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Logiquement, on devrait harmoniser ses réactions pour appliquer le même raisonnement à tous les systèmes complexes : croire que les boeing 747 ont été assemblé par l'évolution de la terre, l'érosion du métal, des modifications aléatoires... ou alors croire que les êtres vivants ont été créé par un être plus intelligent qu'eux, de même que les avions ont été conçu et assemblé par un être plus intelligent qu'eux.&lt;br /&gt;Mais en fait, la logique un peu simplette mais très efficace que l'on utilise sans y penser dans la vie quotidienne se met sur "off" dès qu'on touche à des sujets plus métaphysiques : comme s'il y avait deux manières de raisonner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;i&gt;Argument par la probabilité zéro&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les probabilités sont assez trompeuses, car même quand elles signifient l'impossibilité du hasard, elles ne sont jamais tout à fait nulles.&lt;br /&gt;Exemple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La probabilité qu'un éléphant se change soudain en danseuse étoile et danse "Le lac des cygnes" est certes très difficile à calculer, mais si on y parvenait, elle serait supérieure (supérieure d'un chouïa dérisoire) à un zéro tout rond. Les probabilités fonctionnent ainsi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or, pour qu'il y ait de la vie sur terre et qu'en particulier, nous les êtres humains y vivions, il a fallu et il continue à falloir un grand nombre de circonstances qui sont tout aussi probables que cette soudaine métamorphose d'un éléphant en danseuse. La liste de ces "conditions nécessaires mais pas suffisantes" est en réalité, infinie.&lt;br /&gt;Il faut qu'il y ait du sel dans l'eau de mer...&lt;br /&gt;Il faut que les nuages ne soient pas au ras du sol...&lt;br /&gt;Il faut que l'eau se dilate en gelant au lieu de se contracter comme les autres liquides...&lt;br /&gt;Il faut qu'il n'y ait plus de T-Rex...&lt;br /&gt;Il faut qu'il y ait des plantes comestibles pour nous...&lt;br /&gt;Il faut qu'il y ait de l'oxygène...&lt;br /&gt;Il faut qu'on naisse avec une tête...&lt;br /&gt;Il faut que la température ne soit ni trop chaude, ni trop froide...&lt;br /&gt;Il faut qu'aucun météorite ne percute la terre...&lt;br /&gt;Il faut que la chute des gouttes de pluie soit ralentie, freinée...&lt;br /&gt;Il faut qu'il pleuve...&lt;br /&gt;Il faut que l'eau existe...&lt;br /&gt;Il faut que l'eau de pluie et l'eau de source soient potables... (si elle ne l'était pas on mourrait tous très vite).&lt;br /&gt;Il faut qu'il existe des nourritures parfaitement adaptées à nos estomacs et nous apportant toutes les vitamines, etc., nécessaires à notre santé...&lt;br /&gt;Il faut que le soleil soit à la bonne distance de la terre...&lt;br /&gt;Il faut que les êtres humains aient des yeux pour la plupart...&lt;br /&gt;Il faut qu'il y ait des terres fermes et pas seulement des océans...&lt;br /&gt;Il faut que le coeur batte tout seul, même quand on dort...&lt;br /&gt;Il faut qu'une barrière de protection filtre les rayons du soleil...&lt;br /&gt;Il faut que les animaux prédateurs ne dévorent pas tous les autres animaux...&lt;br /&gt;Il faut que les herbivores ne dévorent pas toutes les plantes...&lt;br /&gt;Il faut que la photosynthèse existe...&lt;br /&gt;Il faut l'attraction terrestre, le mouvement des planètes...&lt;br /&gt;Il faut que toutes les générations précédentes sans exception aient eu une progéniture...&lt;br /&gt;etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chacune de ces conditions est totalement improbable, et leur conjonction à toutes est plus invraisemblable encore. Nous bénéficions d'une veine permanente qui rend notre existence possible (veine qui n'existe pas sur les autres planètes, où l'on n'a retrouvé aucune trace de vie). Cette veine miraculeuse est tout simplement impossible à expliquer par le hasard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Croire que tous ces phénomènes bien précis qui, ensemble, rendent la vie possible sont de simples coincidences, revient à croire que la tour Eiffel a été assemblé par le vent, ou que lorsque de l'encre se renverse sur une page, les éclaboussures écrivent automatiquement un sonnet de forme régulière du plus beau style.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la vie quotidienne, on constate cependant que les choses faites "par hasard" sont toujours ratées ou insignifiantes. Si on lance au hasard de la peinture contre un mur, cela ne donne &lt;i&gt;jamais&lt;/i&gt; La Joconde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors comment peut-on raisonnablement croire que des systèmes d'une complexité bien supérieure à la toile du plus grand maître, telle que par exemple la cicatrisation ou la grossesse (la liste est infinie), sont dûs au "n'importe quoi" qu'on appelle hasard ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;i&gt;Argument par le langage.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout le monde connait le sens du mot "Dieu", même les athées les plus athées. Ce mot existe dans toutes les langues. Ce n'est pas une preuve, certes. Mais les mots "universels" qui sont présents en toute langue désignent généralement quelque chose qui existe. Par exemple, les pronoms personnels (je, tu) correspondent bien à une réalité. Inversement, les mots qui ne correspondent qu'à un mythe, tels que "licorne" par exemple, ne se retrouvent pas dans toutes les langues.&lt;br /&gt;Idem pour le "paradis" et "l'enfer", qui existent dans toutes les langues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mot "créature" implique l'existence d'un créateur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Il pleut, il fait soleil, il fait beau... &lt;/i&gt;C'est qui ce "il" qui décide du temps qu'il fait ? L'expression métaphorique "il fait la pluie et le beau temps" désigne une personne ayant tout pouvoir sur son environnement. A quoi correspond le "il" qui fait &lt;i&gt;littéralement&lt;/i&gt; la pluie et le bon temps ?...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A de nombreuses questions, on ne peut répondre que par "Dieu", ou par un vague gargouillis de désaccord inarticulé. Par exemple :&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Qui m'a donné des mains ?&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Qui m'a donné des dents ?&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Qui m'a donné des jambes ?...&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Qui m'a donné une tête pour raisonner ?...&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;Dire que c'est "maman" n'est pas une réponse très convaincante, car si c'était maman qui m'avait donné tout ça, elle aurait décidé à l'avance de la couleur de mes yeux, de ma taille, de mon intelligence... bref de tout. De plus, elle pourrait expliquer comment elle m'a fabriqué (en commençant par une oreille, puis un pied, etc.)&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;- &lt;i&gt;Argument - moins convaincant je l'avoue - par l'autorité et le nombre.&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;Des gens très bien (Moïse, Jésus, Abraham, Einstein...) ont cru que Dieu existe. Actuellement, le nombre de croyants dans le monde est supérieur à plusieurs milliards. Oui, c'est vague, mais je n'ai pas réussi à trouver plus précis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;i&gt;Argument par l'absurde.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si Dieu n'existait pas, la théorie de l'évolution serait vraie, et l'on aurait retrouvé des milliards de "chaînons intermédiaires" entre les différentes espèces. On n'en a retrouvé aucun.&lt;br /&gt;Si Dieu n'existait pas, il suffirait de laisser mijoter de la boue pendant un certain temps pour qu'en jaillisse, par la magie de l'évolution, toute sorte d'animaux.&lt;br /&gt;Si Dieu n'existait pas, il y aurait de la vie sur toutes les planètes et non sur une seule.&lt;br /&gt;Si Dieu n'existait pas, il n'y aurait aucune "loi de la nature", puisqu'une loi est toujours fondée par quelqu'un.&lt;br /&gt;Si Dieu n'existait pas, la question de son existence ou inexistence ne serait pas si fondamentale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ceci étant dit, l'être humain est libre de croire ce qu'il veut. Lorsqu'on choisit en toute conscience, en toute connaissance de cause, de ne pas croire en Dieu - il n'y a vraiment plus rien à discuter... Chacun sa route, chacun son chemin.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-115377349685876869?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/115377349685876869/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=115377349685876869' title='15 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115377349685876869'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115377349685876869'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2006/07/y-t-il-des-preuves-de-lexistence-de.html' title='Y a-t-il des preuves de l&apos;existence de Dieu ?'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>15</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-115377164071430438</id><published>2006-07-24T13:06:00.000-07:00</published><updated>2006-07-24T13:07:20.723-07:00</updated><title type='text'>Le supermarché des croyances</title><content type='html'>Les tenants du développement personnel et de la pensée positive proposent souvent, comme une chose toute naturelle, de changer « ses scénarios de croyance ». Vous croyez que vous êtes laid, faible et incapable ?… Changez de croyance ! Vous pensez que la vie est dure et que vous n’allez pas y arriver ?… Changez de croyance !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le problème, c’est qu’on n’a pas adopté ses croyances comme ses chaussettes, en prenant en compte leur prix et leur texture plus ou moins confortable : on n’a pas choisi ses croyances comme on choisit un produit dans un supermarché. Le processus est entièrement différent. Ce qui fait qu’on ne peut pas s’en débarrasser, ou les échanger, juste parce qu’on le souhaite, ou même parce qu’on l’a fermement décidé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour comprendre comment changer ses croyances, il faut comprendre pourquoi et comment on les a adopté au départ – point sur lequel les tenants de la pensée positive font complètement l’impasse, ce qui explique la relative inefficacité de leur méthode.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Platon a distingué trois grandes valeurs : le beau, le vrai et l’utile. Deux de ces critères n’ont presque aucun impact sur nos croyances. On ne croit pas à une idée parce qu’on la trouve jolie ou confortable, belle ou utile. L’esprit de l’être humain ne fonctionne pas comme ça. Le grand critère déterminant du choix de croyance, pour tout être humain ou presque, c’est la vérité. On croit à ce que l’on pense être vrai ; on ne croit pas à ce que l’on pense être faux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne peut donc changer ses croyances qu’à condition de s’apercevoir qu’elles sont fausses, ce qui ne peut pas se faire « comme ça », ou seulement avec l’aide du temps. Mille ans de passivité intellectuelle n’apporteront aucun changement dans nos idées. Pour se débarrasser d’une croyance, il faut prendre conscience qu’elle n’est pas fondée ; pour prendre conscience qu’elle n’est pas fondée, il faut enquêter sur elle, ou (encore mieux) enquêter sur une idée opposée et contradictoire.&lt;br /&gt;C’est un grand travail de détective, de chercheur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pensée positive prétend qu’à force de répéter comme un mantra « tout va bien dans mon monde » on réussira à y croire. Cette façon d’appréhender l’intellect est très irrespectueuse. Le cerveau n’est pas à gaver comme une des victimes du nouvel an. Un changement profond et définitif de croyance ne sera jamais déterminé par une répétition bêtement mécanique (conformément à l’idée que lorsqu’on aura répété mille fois qu’on est génial, on y croira), mais par un processus simple et subtil, rationnel et logique : autrement dit, une prise de conscience.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est vrai que notre esprit est conditionné par les messages incessants de la publicité, des journaux et des films… mais ce que l’on recherche à travers le développement personnel, ce n’est pas un conditionnement de plus, mais un conditionnement de moins. Si l’on parvenait, à force de répétitions, à se convaincre soi-même de croyances « positives » mais que l’on juge illusoires, on arriverait seulement à se rendre fou. L’auto-hypnose ne représente en aucun cas une libération.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-115377164071430438?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/115377164071430438/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=115377164071430438' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115377164071430438'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115377164071430438'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2006/07/le-supermarch-des-croyances.html' title='Le supermarché des croyances'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-115235707855494895</id><published>2006-07-08T04:05:00.000-07:00</published><updated>2010-04-29T01:47:08.431-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lectures déconseillées'/><title type='text'>"Le pouvoir du moment présent" : un livre dangereux pour la tête</title><content type='html'>"Le pouvoir du moment présent" d'Eckhart Tolle est un livre très bien fait, très clair, très convainquant, bref très intelligent. Son style est limpide et percutant. Lorsque je l'ai lu pour la première fois, je l'ai adoré. La seconde fois, je l'ai annoté de commentaires enthousiastes bourrés de points d'exclamation.&lt;br /&gt;Depuis j'ai changé de point de vue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Le pouvoir du moment présent" est typiquement le genre de livre qui travaille à rendre ses lecteurs idiots.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré les apparences, ce n'est pas un paradoxe. Un livre mal fait ne réussira jamais à séduire son lecteur, ni à le convaincre de le suivre. Ce sont les livres subtils et intelligents qui fascinent, séduisent, entraînent. La question importante qu'il faudrait toujours se poser est : qui entraîne où ?...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En l'occurence, peut-être pas vers l'illumination promise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La thèse d'Eckhart Tolle est celle-ci :&lt;br /&gt;- Nous souffrons à cause de nos cogitations mentales.&lt;br /&gt;- Le secret du bonheur est en nous. Nous recélons un trésor de paix et de quiétude en nous-mêmes. Pour le découvrir, il suffit de faire taire notre mental.&lt;br /&gt;- Et comment faire taire notre mental ?... En gommant passé et futur, en lâchant prise, en habitant complètement l'instant présent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Le pouvoir du moment présent" s'ouvre sur une petite fable. Un vieux clochard assis sur une caisse tend sa casquette au passant, en lui demandant une pièce. Le passant lui dit : "je n'ai rien à vous donner... mais c'est quoi, cette caisse?" Le clochard répond : "Je ne sais pas... elle a toujours été là." Le passant insiste pour qu'il l'ouvre, et le clochard découvre avec stupeur qu'elle contient un trésor. Il était riche sans le savoir.&lt;br /&gt;Cette histoire symbolise à merveille la grande idée d'Eckhart Tolle - qui n'est d'ailleurs pas que la sienne : la plupart des maitres spirituels ont la même, mais lui l'explique particulièrement bien. Nous serions pareil à ce mendiant qui n'a jamais ouvert la caisse, faute d'avoir reconnu que le trésor était là depuis toujours, sous ses fesses. Et Eckhart Tolle est le passant qui attire notre attention dessus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous souffrons, dit Tolle, à cause de nos cogitations. Effectivement, lorsqu'on se sent mal, c'est souvent parce que l'on est harcelé par des pensées désagréables, des questions, des angoisses... C'est le propre de l'être humain de se poser des questions. Et lorsqu'il n'en trouve pas la réponse, il souffre de ses points d'interrogations comme si c'était des hameçons plantés dans son crâne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face à ce problème, Eckhart Tolle propose une solution simple et radicale : la lobotomie. Ne pensez plus et vous serez heureux. Celui qui devient bête se libère de la douleur d'être un homme. Faites comme les oiseaux et les chiens, qui ne savent pas quel jour on est, et pour qui c'est toujours "aujourd'hui". Ne vous souciez plus d'hier ni de demain, respirez, existez, point.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En jettant votre cerveau à la poubelle, vous allez gagner en échange la paix, la sérénité, la quiétude, bref : l'illumination. Comme Eckhart Tolle lui-même, qui était extrêmement angoissé et dépressif et qui s'est réveillé un beau matin heu-reux. Ce jour-là, le moindre cafard lui semblait magnifique. C'était la joie, c'était la paix... alors forcément, c'est tentant. S'il suffit d'arrêter de penser pour trouver une telle quiétude, pourquoi pas ?...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le livre d'Eckhart Tolle met l'accent sur le moment présent, mais ce qu'il propose, c'est beaucoup plus qu'un "carpe diem" à tendance zen. Ce qu'il propose, ce qu'il conseille, c'est de devenir trisomique. Les trisomiques ne se soucient ni du passé, ni du futur, et ne se prennent pas le choux sur les questions existentielles. Faites vous enlever la moitié du cerveau, et vous trouverez l'illumination. Le prix à payer pour ouvrir la caisse au trésor ?... Renoncer à sa tête, tout simplement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si (c'est juste une hypothèse) il n'y avait pas de trésor dans cette caisse ?... D'ailleurs, est-il bien vraisemblable que le mendiant n'ait jamais eu l'idée de l'ouvrir ?... Si c'est le cas, il est déjà complètement abruti, et on se demande bien ce qui retarde encore son illumination...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;E. Tolle est un auteur des plus subtil. Il ne dit pas franchement : débarrassez-vous de vos facultés mentales, de vos capacités à élaborer des stratégies et des plans, à programmer, à réfléchir, à tirer un enseignement du passé et à choisir votre avenir, et en échange vous obtiendrez la paix intérieure. Non, il focalise l'attention du lecteur sur "le présent". Apparemment, ce qu'il propose au lecteur, c'est juste de s'ouvrir à la dimension du présent. Du coup, on ne se rend pas compte qu'il s'agit d'un marché de dupe : renoncer à sa raison en échange d'une promesse de bonheur très incertaine, voire complètement illusoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'on le veuille ou non, on ne vit que dans le présent. Hier n'existe plus, demain pas encore. Et les problèmes ne se résolvent ni hier, ni demain : il n'y a qu'au présent qu'on peut agir. Si E. Tolle se contentait de rappeler cette évidence pleine de bon sens, il ne dirait rien que de très sage. Mais il dit autre chose...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Votre ordinateur a des problèmes parce que vous n'avez pas installé le bon programme. Du coup, il plante sans arrêt. La solution d'E. Tolle ? Jettez l'ordinateur par la fenêtre et non seulement vous n'aurez plus jamais aucun problème d'informatique, mais vous découvrirez l'infini, le divin et vous vivrez éternellement jeune. Je caricature à peine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et dans la réalité, qu'est-ce qui se passe lorsqu'on jette son ordinateur par la fenêtre ?... On dépense tout son argent dans un cyber-café, dont on devient complètement dépendant. S'il est fermé, on est coincé. S'il augmente ses tarifs, on n'a pas le choix : on doit payer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'intelligence, la rationnalité, la logique, sont les outils de l'être humain : sa pioche, sa bêche, sa boussole, ses chaussures de marche. Peut-être que le caisse sur laquelle le mendiant est assis ne contient pas de trésor, finalement. Peut-être qu'on n'y trouve &lt;i&gt;que&lt;/i&gt; le kit complet du chasseur de trésor - mais n'est-ce pas déjà très précieux ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le conseil d'Eckhart Tolle : "Jette ta pioche, débarrasse toi de ta bêche, brise ta boussole, donne tes chaussures à Emmaüs, et tu trouveras le trésor, qui est déjà en toi." Si l'on suit ce conseil et qu'en réalité le trésor n'est pas en nous, mais bien ailleurs, on se retrouve complètement impuissant et démuni - comme ce mendiant pathétique qui tend sa casquette pour un euro.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On notera qu'Eckhart Tolle lui-même ne met pas ses propres conseils en pratique.&lt;br /&gt;En effet, au lieu de délivrer gratuitement son enseignement, le grand maître spirituel le vend pour le prix de 16.59 € , ce qui est le signe assez probant qu'il n'a &lt;i&gt;pas&lt;/i&gt; renoncé à se servir de son mental.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un petit détail très significatif de ce livre est à noter : Tolle, qui use d'un vocabulaire riche et varié, emploie pourtant le seul mot "mental" pour parler du mental - il n'utilise quasiment aucun synonyme.&lt;br /&gt;Pourquoi ?...&lt;br /&gt;Parce que les synonymes de &lt;i&gt;mental&lt;/i&gt; sont : &lt;i&gt;intellect, entendement, pensée, raison, perspicacité, sagacité, lucidité, finesse, bon sens, discernement, pénétration, subtilité, intelligence&lt;/i&gt;. Et si le lecteur est prêt à croire que son "mental" est responsable de tous ses maux, il ne serait par contre pas prêt à avaler que c'est sa "perspicacité", son "intelligence" et son "bon sens" qui sont les coupables. Le terme neutre et vague de "mental" permet de disqualifier ce qui n'est en réalité rien de moins que l'intelligence.&lt;br /&gt;Qui veut noyer son chien, l'accuse de la rage ; qui veut étouffer la raison, la rabaptise "mental" et l'accuse d'être à l'origine de toutes les névroses...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'éditrice du "Pouvoir du moment présent" en a fait une présentation intéressante que voici (mes commentaires sont en italique).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Eckhart Tolle nous enseigne qu’il est possible de vivre sans souffrance, sans anxiété et sans névrose.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;- Oh, oh ! Le secret du bonheur ?! J'écoute attentivement.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;- Mais pour atteindre cet état d’éveil nous devons arriver à comprendre que nous sommes nous-mêmes les créateurs de notre propre souffrance.&lt;br /&gt;- &lt;i&gt;Peut-être, mais pas forcément. Lorsque quelqu'un meurt de faim par exemple, le problème est en lui, la solution, c'est à lui de la chercher, mais le "créateur de sa souffrance" ce n'est pas lui mais la sécheresse, ou l'exploitation économique de son pays par le FMI...&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;- Que notre mental – et non pas les autres et notre monde environnant – est à l’origine de nos problèmes.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;- Ah? Je croyais c'était nous, le problème... et finalement c'est "notre mental", c'est-à-dire notre raison. Le glissement n'est pas anodin.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;- C’est notre mental, avec son flot presque continu de pensées, qui se soucie du passé et s’inquiète de l’avenir qu’il faut apprendre à maîtriser.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;- Si "maîtriser" signifie "faire taire pour de bon", une ablation du cervelet serait la seule solution vraiment efficace.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;- Pour entreprendre ce périple vers le pouvoir du moment présent, il nous faut laisser derrière nous notre esprit analytique et le faux moi qu'il a créé, c'est-à-dire l'ego.&lt;br /&gt;- Si c'&lt;i&gt;est notre esprit analytique, c'est-à-dire notre logique, qui a créé notre "faux moi", à ce compte-là notre "faux-moi" est ce qui nous différencie des grands singes.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;- Dès le début du premier chapitre, nous nous élevons rapidement vers des hauteurs où nous pourrons respirer un air plus léger propre à la spiritualité. Même si le périple où Eckhart Tolle nous emmène présente des défis, le langage qu'il emploie est simple et le format question-réponse qu'il a choisi constitue un guide rassurant. Les mots ne sont eux-mêmes que des panneaux indicateurs. Si nous réussissons à être totalement dans ici-maintenant et à faire chaque pas dans le moment présent, si nous réussissons aussi à vraiment appréhender les réalités que sont notre corps énergétique, le lâcher-prise, le pardon et le non-manifeste, nous saurons nous ouvrir au pouvoir transformateur de l'instant présent.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;- Passage grandiose. Le vocabulaire a été soigneusement choisi pour inspirer des sentiments positifs, de l'espoir et une certaine exaltation :&lt;/i&gt; élevons, hauteurs, respirer, air, léger, spiritualité, périple, défi, simple, ouvrir, pouvoir, transformateur&lt;i&gt;...&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;- « L’être est la vie éternelle et omniprésente. Il existe au-delà de toutes les formes assujetties au cycle de la vie et de la mort. L'être vous est accessible maintenant comme étant votre véritable nature. Mais n’essayez pas de le comprendre avec votre mental. Vous ne pouvez le saisir que lorsque votre mental s'est tu et que vous êtes pleinement et intensément présent. Retrouver la conscience de l'Être et se maintenir dans cet état de réalisation, c'est cela l'illumination.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;- En résumé : si vous éteignez votre lampe (si vous renoncez à votre mental, c'est-à-dire à votre esprit, c'est-à-dire à votre raison, c'est-à-dire à votre intelligence), le soleil va se lever (vous atteindrez l'illumination).&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai essayé d'appliquer très concrètement le conseil d'Eckhart Tolle. Une expérience scientifique, un test. Il était onze heures du soir. Il faisait nuit. La lampe sur mon bureau était allumée. Je l'ai éteinte.&lt;br /&gt;Résultat de l'expérience : en tâtonnant dans le noir à la recherche de l'interrupteur j'ai trébuché contre une chaise, je suis tombée, ma tête a heurté le coin du bureau et je me suis fait très, très mal.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-115235707855494895?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/115235707855494895/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=115235707855494895' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115235707855494895'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115235707855494895'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2006/07/le-pouvoir-du-moment-prsent-un-livre.html' title='&quot;Le pouvoir du moment présent&quot; : un livre dangereux pour la tête'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-115226114551074374</id><published>2006-07-07T01:07:00.000-07:00</published><updated>2010-04-29T01:46:20.287-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='conseils de lecture'/><title type='text'>Conseils bibliographiques pour apprenti-philosophe</title><content type='html'>Lorsqu'on est attiré par la philosophie, c'est la plupart du temps pour des raisons très valables. Le nom même de la "philosophie" (amour de la sagesse) promet en effet quelque chose d'extrêmement précieux : une compréhension rationnelle de problèmes essentiels, un apaisement intellectuel, de la lumière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant la philosophie - comme beaucoup d'autres choses - est loin de tenir les promesses affichées par son titre. Et l'on s'aperçoit lorsqu'on la fréquente qu'au lieu de clarifier et débrouiller les questions, elle fait très souvent l'inverse : nouer, embrouiller, obscurcir encore ce qui n'était déjà pas clair du tout...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Beaucoup de livres de philo "poussent" la tête dans un mauvais sens en rendant plus confus, plus déprimé, plus orgueilleux ou plus suicidaire. Je ne donne pas les titres parce qu'il ne suffit pas d'être mis en garde pour être vacciné à la lecture. Les mots ont une puissance, les idées une force : un livre bien écrit, séduisant, "reformate" la tête à son image, même s'il est entièrement faux. Il suffit qu'il ait une apparence de cohérence et qu'il joue intelligemment sur des ressorts intimes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les livres de philosophie dont la lecture est réellement bénéfique, c'est-à-dire qui rendent réellement plus intelligent et lucide, sont extrêmement rares. En fait, ces livres "bouge-neurones" ne sont pas, la plupart des temps, des livres de philo au sens strict... et s'inscrivent plutôt dans les marges de la philo officielle. La philosophie orthodoxe, estampillée "valeur sûre" ou "monument incontournable à visiter", est très décevante à l'usage : beaucoup de mots pour peu d'idées, ou beaucoup d'idées vagues et flottantes dont on se demande bien comment elles pourraient atterrir dans la réalité un jour. Elle agite la tête comme on remue de la soupe : en rond ou en huit...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut marcher des kilomètres sans jamais avancer, lorsqu'on tourne en rond. Le lempsicate est un symbole d'infini, mais aussi et surtout de mouvement sans progrès.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'autre part, ou de plus, l'obscurité de beaucoup de philosophes les protège contre toute analyse critique. Incapable de comprendre, le lecteur se remet en cause, mais ne met pas en question la valeur de ce qu'il lit (puisqu'il n'y a rien compris, et pour cause). Cette obscurité est semblable au nuage d'encre par lequel le poulpe dissimule sa fuite : un moyen commode de se rendre insaisissable... c'est-à-dire, incriticable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lacan, qui a l'art et la manière d'écrire des choses brillantes et totalement incompréhensibles, est un bon exemple de cette stratégie. Un lecteur de bonne foi, qui lui ne se permettrait jamais d'éblouir avec des paroles énigmatiques et creuses, peut très bien être dupé par cette rhétorique savante, prétentieuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après moult réflexions, et une sélection draconienne (j'ai laissé de côté un grand nombre de livres brillants et intelligents mais qui au final, n'apportent rien de vraiment constructif), voici donc une très courte bibliographie de livres qui, à la différence de l'écrasante majorité des oeuvres philosophiques, font vraiment avancer le schmilbick.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces livres sont d'une grande richesse : il y a matière à les lire et relire plusieurs fois en en tirant chaque fois quelque chose de nouveau. Ils n'ont pas été écrits par des philosophes officiels - rien que l'idée d'une "philosophie officielle" est inquiétante... -, mais par des gens qui excellent dans leur domaine, qui ont observé et médité à partir de leur riche expérience, et qui décortiquent des rouages essentiels de la vie, de la société, de l'être humain ou du langage d'une manière précise, rationnelle, et profonde. Dans un océan "philosophique" de blabla insignifiant, de paroles qui égarent, et de mots pour rien, ce sont des perles rares et précieuses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les voici :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://astore.amazon.fr/canovi-21?_encoding=UTF8&amp;amp;node=3"&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Penser pour changer&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; &lt;/a&gt;de John C. Maxwell.&lt;br /&gt;- &lt;i&gt;&lt;b&gt;Mots à maux : dictionnaire de la lepénisation des esprits&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; de Pierre Tévanian et Sylvie Tissot.&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://astore.amazon.fr/canovi-21?_encoding=UTF8&amp;amp;node=17"&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Le pouvoir de l'illusion&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; de Jaques H. Piaget.&lt;br /&gt;- &lt;i&gt;&lt;b&gt;La logique sans peine&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; de Lewis Caroll.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Penser pour changer" est un livre fondamental pour comprendre le rôle déterminant des idées, et l'importance de les renouveler pour agrandir sa vie. Un concentré de sagesse active à lire et relire. Le style est simple, mais le contenu demande beaucoup de réflexion.&lt;br /&gt;Si "mots à maux" trouvent sa place dans cette liste, c'est que malgré le sujet assez pointu qui est traité, la manière vraiment magistrale dont est analysée l'utilisation manipulatrice du langage est un modèle du genre. A lire pour réfléchir clairement sur les discours des médias et réveiller sa logique.&lt;br /&gt;"Le pouvoir de l'illusion" est à la fois un guide utile pour améliorer ses relations sociales, et une réflexion très poussée et très fine sur la psychologie humaine. Livre remarquable à lire et relire.&lt;br /&gt;"La logique sans peine" est un tout autre genre. Le meilleur ouvrage de logique à ma connaissance. L'humour léger de Lewis Caroll le rend attrayant, mais si l'on veut vraiment comprendre de quoi il s'agit, il faut tout de même s'accrocher... Le "sans peine" du titre est assez trompeur. Le potasser développe rigueur et rationalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A cette liste, j'ajouterais volontiers un autre livre à la réputation très sulfureuse, répugnante, immorale et effrayante, et dont tout le monde s'imagine qu'il est interdit - en fait, on peut le trouver sur Wikipéda.&lt;br /&gt;Suivant le point de vue un peu parano, mais justifié, selon lequel ce que l'on veut nous dissuader de lire est certainement plus intéressant que les livres pour lesquels on fait de la pub un peu partout, j'ai voulu m'en faire une idée personnelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est un livre de philosophie politique (très cynique) absolument remarquable, d'une densité incroyable, et dont chaque phrase est, d'un point de vue intellectuel, de l'or. Il vaut bien mille traités philosophiques.&lt;br /&gt;Son style est très simple et très clair, mais il est tout de même difficile d'accès, parce qu'on n'est pas habitué à trouver dans un livre tant d'intelligence et de profondeur : s'y plonger demande vraiment des efforts.&lt;br /&gt;A lire, pour ceux qui n'ont pas peur de sortir des sentiers battus et d'explorer des territoires intellectuels radicalement nouveaux.&lt;br /&gt;Petit indice supplémentaire : il a la réputation d'avoir été écrit dans un but diffamatoire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-115226114551074374?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/115226114551074374/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=115226114551074374' title='16 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115226114551074374'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115226114551074374'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2006/07/conseils-bibliographiques-pour.html' title='Conseils bibliographiques pour apprenti-philosophe'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>16</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-115222453168758552</id><published>2006-07-06T15:19:00.000-07:00</published><updated>2006-08-12T00:08:25.200-07:00</updated><title type='text'>L'astrologie</title><content type='html'>Des heures, des semaines, des mois... des années d'étude, de cours et de lectures pour s'apercevoir au bout du compte, que l'astrologie, ce n'est rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En résumé : à la différence des mots, qui en général ont un sens principal (et des sens secondaires qui ne le contredisent pas), un symbole astrologique a un sens et son contraire.&lt;br /&gt;Vénus symbolise l'amour et la haine.&lt;br /&gt;Mercure symbolise l'intelligence et la bêtise.&lt;br /&gt;Les Vierge peuvent être aussi méticuleux que bordélique, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ces conditions, on peut bien sûr "lire" n'importe quoi dans un thème. Comme si on faisait des opérations avec des chiffres dont la valeur change sans arrêt : le 3 peut aussi bien valoir 5 que 1000...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne combine pas des éléments simples, mais des éléments tellement complexes qu'ils sont déjà, à la base, contradictoires. Résultat ? Tout en étant persuadé de suivre un raisonnement rationnel, on bâtit ses interprétations sur de l'air. Du vent, du vide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'étudiant astrologue emprunte un chemin d'abord ouvert et très riant, mais qui devient avec le temps de plus en plus épineux et difficile. Apprendre l'astrologie, c'est exactement le contraire d'apprendre une langue étrangère : plus on avance, moins on comprend. Et ce qui semblait simple et clair au début, se révèle avec le temps infiniment compliqué - pour ne pas dire fumeux, brumeux, et finalement... creux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec cet horrible inconvénient supplémentaire que l'on se sent ensuite déterminé par des planètes lointaines, des transits inévitables... toute une mécanique implacable suspendue au dessus de nos têtes comme un gros truc lourd prêt à tomber et nous écraser. Déterminisme implacable qui nie (quoiqu'on en dise parfois) toute liberté humaine.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-115222453168758552?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/115222453168758552/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=115222453168758552' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115222453168758552'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115222453168758552'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2006/07/lastrologie.html' title='L&apos;astrologie'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-115212144517156616</id><published>2006-07-05T10:28:00.000-07:00</published><updated>2006-12-09T10:18:37.414-08:00</updated><title type='text'>Le pouvoir des idées</title><content type='html'>On ne s'en rend pas compte, mais ce sont nos idées qui nous modèlent et modèlent nos vies.&lt;br /&gt;Et quand on adopte une idée, c'est comme si faisait entrer chez soi quelqu'un qui, avec le temps, va devenir le maître.&lt;br /&gt;On ne sera que le serviteur...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors il vaut mieux les examiner très soigneusement avant de les faire entrer. D'où viennent-elles? Qui nous garantit leur valeur ?...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les idées et les croyances ne sont qu'une même chose : on pense ce qu'on croit, on croit ce qu'on pense.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsqu'on change à plusieurs reprises de croyance, c'est-à-dire d'idée, on peut mesurer à quel point les idées modèlent le caractère, la vie...&lt;br /&gt;Certaines idées conduisent à se teindre les cheveux en rouge ; d'autres, à devenir fou ; d'autres, à se lancer dans de longues études. Et ce ne sont pas les mêmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors il vaut mieux y réfléchir à deux fois, et les examiner longuement : ce sont elles qui nous guident.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-115212144517156616?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/115212144517156616/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=115212144517156616' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115212144517156616'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115212144517156616'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2006/07/le-pouvoir-des-ides.html' title='Le pouvoir des idées'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-115206053931701660</id><published>2006-07-04T17:44:00.000-07:00</published><updated>2006-08-11T03:55:16.633-07:00</updated><title type='text'>La réincarnation, piège à...</title><content type='html'>En fait, je ne dis pas ça pour critiquer qui que ce soit, à part moi-même.&lt;br /&gt;Je suis tombée dans ce piège-là, je m'y suis engluée jusqu'aux oreilles, et si je n'avais pas reçu beaucoup d'aide... je ne m'en serais jamais sortie.&lt;br /&gt;J'ai cru que j'étais la réincarnation d'Anastasia Romanov.&lt;br /&gt;J'ai cru que j'étais la réincarnation d'une autre russe, l'auteure d'un journal intime (Baskiertseff, si je me souviens bien).&lt;br /&gt;J'ai cru que j'étais la réincarnation de Cléopâtre. Le ridicule ne tue pas. En fait, cette croyance-là n'a pas duré plus de deux jours, mais c'était deux jours sacrément perturbés...&lt;br /&gt;J'ai cru que j'étais la réincarnation d'une prostituée des années 50.&lt;br /&gt;N'importe quoi, vraiment.&lt;br /&gt;Mais c'est un n'importe quoi extrêmement dangereux.&lt;br /&gt;Car on y croit, et du coup, on cherche à "actualiser" dans le présent ces vies passées. C'est un piège, vraiment. Un piège où l'on joue sa raison, contre une illusion.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-115206053931701660?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/115206053931701660/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=115206053931701660' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115206053931701660'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115206053931701660'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2006/07/la-rincarnation-pige.html' title='La réincarnation, piège à...'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-115196749011308806</id><published>2006-07-03T15:45:00.000-07:00</published><updated>2010-04-29T01:41:36.527-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Féminisme'/><title type='text'>Le féminisme et où il mène...</title><content type='html'>Féministe radicale, totalement convaincue par les idées de Simone de Bauvoir, Isabelle Alonzo, etc., etc., j'ai cru comme beaucoup d'autres femmes qu'il y avait là une vérité à défendre.&lt;br /&gt;Quelle vérité ?...&lt;br /&gt;Que les hommes et les femmes sont strictement semblables. Seul un conditionnement social aliénant les différencierait (et quelques petites différences biologiques tout à fait négligeables).&lt;br /&gt;Persuadée de cela, tout ce qui ressemblait de près ou de loin à une différence dans la manière dont les hommes et les femmes vivaient, me faisait l'effet d'une insoutenable injustice.&lt;br /&gt;Je n'étais pas au courant - et peut-être que je ne voulais pas l'être - des différences hormonales naturelles qui existent entre les hommes et les femmes, et qui conditionnent différemment leurs aptitudes...&lt;br /&gt;Féministe et fière de l'être, je m'attachais à triturer la langue pour rendre visible et apparent un féminin trop occulté - et à renverser quelques insultes misogynes en insultes misandres.&lt;br /&gt;Lorsque je discutais avec quelqu'un qui ne partageait pas mes opinions, je perdais mon calme au bout d'environ trente secondes.&lt;br /&gt;Parfois moins.&lt;br /&gt;Avec le temps, et l'intégration de ces idées féministes à ma personnalité, les hommes m'apparaissaient de plus en plus comme des ennemis. C'était eux les grands bénéficaires du patriarcat... et même s'ils ne contribuaient pas activement à sa promotion, ils en profitaient.&lt;br /&gt;Puisque j'ignorais, et que je niais, toute différence biologique entre homme et femme, je ne savais plus très bien qui j'étais moi-même (à part une féministe).&lt;br /&gt;J'étais une femme, oui... mais ça voulait dire quoi ?... simplement que j'étais la victime outrée et révoltée d'une vaste oppression...&lt;br /&gt;Je ne "voyais" donc pas tout ce que mon caractère pouvait avoir de féminin - par exemple, mon envie de bien décorer mon appartement et d'y rester tranquillement, ou mon goût pour le langage et la communication.&lt;br /&gt;Et je cultivais au contraire tout ce qui pouvait m'éloigner de cette identité féminine que je croyais fausse, purement culturelle et sociale.&lt;br /&gt;Je travaillais à me rendre &lt;i&gt;toujours plus agressive &lt;/i&gt;: la boxeuse était mon idéal&lt;i&gt;.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;Cela ne me rendait pas heureuse.&lt;br /&gt;Cela me donnait seulement l'illusion d'exister.&lt;br /&gt;Et comme je m'imaginais, conditionnée par mes croyances féministes, que je n'avais pas besoin d'un homme pour être heureuse, je me morfondais dans le célibat sans comprendre la cause de ma tristesse.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-115196749011308806?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/115196749011308806/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=115196749011308806' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115196749011308806'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115196749011308806'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2006/07/le-fminisme-et-o-il-mne.html' title='Le féminisme et où il mène...'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30489147.post-115178762744310657</id><published>2006-07-01T13:52:00.000-07:00</published><updated>2006-08-13T03:09:44.556-07:00</updated><title type='text'>L'impasse du rêve</title><content type='html'>Il peut être très tentant de chercher la signification profonde de son existence dans une analyse fine et détaillée de ses propres rêves.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La psychanalyse y encourage... ainsi que "l'oniromancie".  Certaines personnes en arrivent à marquer en détails, avec une précision méticuleuse, le contenu de tous leurs rêves. Et ensuite, nouveaux champollions, ils se penchent sur ces symboles mystérieux pour les déchiffrer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut y passer sa vie - ou plutôt, y perdre sa vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, les rêves ont parfois une signification symbolique forte - mais comme il n'existe en réalité aucune méthode sûre pour les déchiffrer, on entre très vite dans les conjectures les plus hasardeuses... et on peut gaspiller beaucoup d'énergie et de temps à y chercher LA clef de son existence.&lt;br /&gt;En vain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De plus, cette concentration sur un univers parallèle et irréel (l'univers des rêves) déplace l'attention de ce qui est vraiment important - la réalité - sur ce qui ne l'est pas. Ce n'est pas &lt;em&gt;seulement&lt;/em&gt; une perte de temps, c'est &lt;em&gt;aussi&lt;/em&gt; une route qui, lorsqu'on l'emprunte, conduit progressivement à décrocher de la réalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour toutes ces raisons, la "voie du rêve", dite aussi "voie du rêveur" par les apprentis toltèques conditionnés par les écrits de Carlos Castaneda, faux-anthropologue et vrai mythomane, est une impasse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fond de l'impasse, la folie rôde.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30489147-115178762744310657?l=le-sens-de-la-vie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/feeds/115178762744310657/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30489147&amp;postID=115178762744310657' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115178762744310657'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30489147/posts/default/115178762744310657'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-sens-de-la-vie.blogspot.com/2006/07/limpasse-du-rve.html' title='L&apos;impasse du rêve'/><author><name>Lucia Canovi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17375231734185405042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_ImiAIEwBydM/S8PH4f6ybqI/AAAAAAAAAY0/OlPW3BMQWGY/S220/housewife-cook.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry></feed>
